jeudi 12 décembre 2013

Dany Laferrière, la nouvelle célébrité immortelle

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D
es lauriers de mille senteurs et couleurs, des couronnes d’apollon et élogieuses, des avancées glorieuses et versées, sont pourtant de très faibles expressions à adresser en faveur du célèbre écrivain haïtiano-québécois,  Dany Laferrière, qui vient d’être élu ce jeudi 12 décembre 2013 au fauteuil de l'auteur d'origine argentine Hector Bianciotti, de la prestigieuse institution intellectuelle française, la maison de francs connaisseurs, l’Académie française.

Âgé de 60 ans seulement, Dany Laferrière est auguste dès le premier tour du suffrage avec 13 voix sur 23, a précisé l'Académie, fondée par Richelieu en 1635, et destinée de veiller au respect de la langue française et d'en composer le dictionnaire. Selon Radio Canada, il est le premier Québécois et le premier Haïtien à siéger sous le dôme de l’immortalité intellectuelle.

Une victoire inconditionnelle pour la race haïtienne, un élan méritoire d’honneur et de vénération à la déférence du grand immortel Dany Laferrière.     

12/12/2013
BOLIVARD NESA, Av. Mas. Anthr. Sc.

‘’LE RETOUR FURIEUX DE SOVÈ’’

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Le dernier long métrage scénique du célèbre Acteur haïtien est ainsi prêt et la portée des milliers de fans inconditionnels du 7èm Art majeur.

‘’LE  RETOUR  FURIEUX  DE  SOVÈ’’

AVEC
DERIVAL Junior.

Un film du genre historique. À voir et revoir.



12/13/2013
BOLIVARD Delcarme, Av. Mas. Anthr. Sc.

vendredi 6 décembre 2013

Nelson Rolihlahla Mandela, le symbole de la résistance des noirs

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Le départ du Père de la nation ‘’Sud Africain’’, Nelson R. Mandela, est le symbole d’une longue résistance contre la ségrégation raciale qui s’est menée depuis plus d’un siècle dans cette contrée. Le rejet de l’acceptation continuelle du mépris de la race noire, dans un contexte sociopolitique et religio-culturel, est enfin abouti à une réponse émérite de la valeur de ce grand homme, Nelson R. Mandela, dont l’humanité se plaint le départ mortel pour son accomplissement de la stratégie politique africaine.
Dans un contexte géopolitique, le libérateur des Sud Africains a fait montre de son caractère emblématique pour la prise d’une décision choquante aux yeux des hommes préjugés luttant pour laisser périr une nation comme toute nation, mais dépourvue de droit pour avoir des fils aux peaux de la nuit. Ce vaillant homme, de qui parle toute l’humanité, traduit la moralité personnifiée pour avoir accepté de continuer à chanter l’espoir au-delà  de la souffrance imposée par certains détracteurs des races humaines, exprime l’idée de la réconciliation de tous les peuples de la terre par une politique de ‘’vivre-ensemble’’ caractérisée par la compréhension commune et l’acceptation de l’autre comme soi, rien que pour sauver un rêve, celui de pacifier toute la planète.
Écroué pendant plus de 27 ans à peine de travaux forcés pour avoir pris part à la tête de la lutte contre la discrimination sociale et raciale, Nelson R. Mandela n’y va pas avec ses objectifs combien chers à lui. La condamnation d’un homme ne signifie nullement que sa mission est échouée ou plus loin encore, qu’elle tombe dans la poubelle de l’oubli. Cette vérité évidente est justifiée non seulement par la détermination de ce Chef d’État incomparable, mais par son courage de pousser le peuple à réclamer ses droits tel que cela se doit.
 La violence ne résout jamais de manière rationnelle une situation, et la vengeance n’est pas une solution d’une attaque combien terrible. C’est à quoi pense le célébriciste Sud Africain, quand il ne demande que la réconciliation dans un contexte fragile où des milliers de noirs africains ont lassé leurs peaux par la brutalité des hommes à peaux blanches ou jaunes.
La solidarité des races humaines, la liberté pour tous, la non violence, entre autres, sont les leitmotivs qui traversent toujours l’esprit de grands penseurs et des hommes à respecter. Et le progrès d’une nation ne commence qu’avec ces rituels précités dont l’objectivité est de placer tous les hommes au même niveau, voire de déterminer le progrès collectif entre les humains.
Nelson R. Mandela ne croyait ni en religion comme solution aux problèmes de l’humanité,  ni en orgueil pour la délivrance d’un peuple contre l’oppression. Il plaçait dans son esprit pour sauver son peuple et tous les habitants de la terre, sans distinction aucune, les armes les plus puissantes, dont : La justice pour tous, la paix durable et le progrès culturel dans l’âme de tout un chacun.
L’esprit de Mandela doit être répandu sur toute la terre pour sa vive contribution à la libération d’une nation victime d’une longue oppression et d’une colonisation macabre. Il doit continuer d’être épars pour l’unification des hommes de cette planète afin de les apprendre qu’ils sont des frères et sœurs destinés à faire un même voyage, dans un même bateau et pour une même direction.
Nelson R. Mandela, c’est la moralité et la dignité contre toute force ténébreuse, c’est le symbole d’une résistance éternelle pour la libération des âmes bienfaitrices de l’humanité toute entière.

Né le 18 juillet 1918[] à Mvezo[] (Union d'Afrique du Sud). Surnommé 'Madiba' (du nom de sa tribu).
Mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg.
(06/12/2013) 
BOLIVARD Delcarme, Av. Maitre en anthropologie Sociale.      

samedi 16 février 2013

La démission du Pape Benoit XVI

encrejournal
L
a nouvelle de la démission du Pape Benoit XVI pour le 28 Février 2013, plonge les papistes dans un grand état de méditation, pourtant traduit le coup d’envoi d’une nouvelle chute de la puissance de l’Église comme il était le cas pour le XVIème siècle, imaginent les parpaillots.

Plusieurs raisons seraient à la base de cette démission dont, la mauvaise gestion de l’Église Catholique et une question d’âge, si l’on voudrait croire le numéro un de la religion Catholique. Cette décision combien frappante serait un coup très fort pour certains fidèles religieux qui ne savent quoi faire.

L’abdication du Pape peut soulever toute une myriade d’interrogations telles : Qui le remplacera ? Quelles seront les conséquences de cette décision?  Cet acte, est-il profitable à l’Église ? Que dire la Bible en pareille circonstance ? Faut-il croire à une autre ‘’RÉFORME’’ en ce plein 21ème siècle ?

Que de questions importantes à se poser concernant ce sujet d’intérêt commun et universel.

16/02/2013

B. Delcarme NESA, Av.

vendredi 15 février 2013

Encre Journal: Septentrional, l’Orchestre champion pour le carnav...

Encre Journal: Septentrional, l’Orchestre champion pour le carnav...: encrejournal, septen au carnaval national 2913, Cap-Haitien   s eptentrional, la boule de feu nationale et internati...

Septentrional, l’Orchestre champion pour le carnaval national 2013 à Cap-Haïtien

encrejournal, septen au carnaval national 2913, Cap-Haitien 
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eptentrional, la boule de feu nationale et internationale, vient d’être sacrée l’Orchestre champion pour le carnaval national 2013 organisé à Cap-Haïtien. Une victoire bien méritée après les trois jours gras sous les yeux des milliers de fans d’ici et d’ailleurs qui dansent et chantent pour rehausser l’éclat de l’œuvre du feu Maestro Ulrick pierre-louis.

Environ 17 chars musicaux se défilaient dans la cité christophienne qui, d’ailleurs était brillée de mille couleurs de différentes Entreprises commerciales, des déguisements de toute sorte ; l’Orchestre Septentrional a pu trainer derrière lui une foule compacte de ‘’carnavaliers’’ et ‘’carnavilières’’ sans trop d’efforts pour chanter en cœur la meringue 2013 de ce grand orchestre.

Dès le premier jour gras, la boule de feu n’a manqué de provoquer de vives émotions musicales aux oreilles de ses inconditionnels fanatiques qui commençaient à se mettre en mouvement de la rue 24 A jusqu’à 90 (Brise de mer).  Des deux bords, la foule en liesse couverte de toute couleur sous le feu d’animations sans égale de Soré et Ti papito, deux voix qui sembleraient faites exclusivement pour raffoler les mordus de l’Orchestre mené tambour battant par des : ‘’Mete men yo anlè’’, ‘’Nou pral ba yo gouv la’’ et bien d’autres encore.

Les fêtards se multipliaient le lundi après, toujours dans la même euphorie, devant comme derrière, bien sécurisé par les différents agents de police ; Septen  reprenait lanterne et cette fois-ci pour commencer de crier victoire comme Orchestre champion pour le carnaval national 2013 à Cap-Haïtien.

Bon son, des animations sans égales, beaucoup de couleurs,  toutes couches confondues pour vénérer les musiciens de l’Orchestre Septentrional qui devaient inlassables tant sous les yeux des ‘’carnavaliers’’ et ‘’carnavalières’’ que sous la joie intarissable des membres de la diaspora haïtienne qui suivaient en direct tout le déroulement du parcours sur de différentes stations et de chaines de télévision.

Au dernier jour gras, Le grand Septen s’est révélé imbattable malgré ses 65 ans qui s’annoncent déjà en grande pompe. On aurait pu croire et dire qu’à ce jour là, toute la population de la Zone septentrionale s’est levée en masse pour aller applaudir les brillantes prestations offertes par cet Orchestre. Les gens de tous les secteurs, de toutes les catégories sociales ne pouvaient s’empêcher de se diriger vers la boule de feu musicale haïtienne comme source de puissance qui conserve à tout jamais la fierté christophienne et la victoire au plus haut degré des capois conséquents.

Pour le carnaval national 2013 à Cap-Haïtien, aux yeux de tous, et même sans bilan officiel, on doit classer le grand Orchestre septentrional, CHAMPION, pour ce qu’il a fait et pour avoir fait la meilleure recette que toutes les autres formations musicales. Heureusement c’est confirmé, SEPTEN, Orchestre CHAMPION pour le carnaval National 2013 à Cap- Haïtien.

Ce titre honorifique est dédié à tous les musiciens et supporteurs. À tous les mélomanes d’ici et d’ailleurs. Mais surtout à l’immortel Maestro Ulrick Pierre Louis. Que ce couronnement serve d’exemple tant pour la jeunesse d’aujourd’hui que pour ceux de demain afin qu’ils sachent la renommée de l’Orchestre septentrional depuis 65 ans et pour tous les temps.


   15/02/2013
B. Delcarme NESA, Av.

mardi 29 janvier 2013

"Sous les ailes du temps: quand Me Delcarme BOLIVARD parle au nom du Dr. Louis J. NOISIN''

encrejournal
L
a vie est un danger, un élan, un opium, un volcan, un désespoir espéré dans les os de la fragilité. C’est coup pour coup, coude à coude, l’esprit vespéral aux entrailles de la terre. Qui ne comprend sa vie ? Qui vivait, voyait, entendait, comprenait, torturait, manipulait, regrettait. Le chemin de la vie est étroit, saupoudré d’émaux ferriques où luit l’enchantement des faix qui se succèdent aux monts de la peine et de la gloire.

Succès en succès, le triomphe du désir et d’une stricte détermination. Echec, le sens ou la conséquence de quoi ? De qui ? Seul le temps peut en dire long, bien et juste.

Ma vie est scindée d’un rideau para feu, parachute, parapluie, qui m’emmène parfois jusqu’au tréfonds de la terre pour partager mes vœux de bonheur à ceux qui en méritent et mon verre de charité aux plus faibles, donc, c’est ma seule passion, mon seul but.

J’ai enjambé des ponts délabrés sous le poids des âges, j’ai traversé les rivières en crue de l’existence avec des pieds de pantalon retroussé, la vie sous les mauvais temps où les nuages se glissent en maillon pour percer le mystère de la vie.

En plein jour l’esprit politique sauvage de mon pays voulait m’arracher le patriotisme, un sang mille fois par seconde qui coule en moi. On m’a ‘’déchouqué’’ sous les yeux d’argus de mes proches qui ne purent rien faire si non que, me laisser trahir avec quelques bousculades à l’esprit de mes persécuteurs d’alors. On m’a abattu au pouvoir sénatorial que le peuple de mon département m’avait confié grâce à mon savoir faire et le volume de mes pensées à servir le pays tout entier, comme c’était toujours mon rêve. Pourtant, aucune force humaine ne peut me faire désespérer sous tension colérique du sens d’aimer et de servir la patrie dans le cœur et dans l’esprit.

À la tombée de la nuit, je me replis avec un déséquilibre d’orgueil positif lié d’un vif amour qui s’intéresse à me livrer aux pieds de ma pitié pour retourner vivre dans ma terre natale où mes biens ont été déportés, pillés, volés, après mes 25 ans d’exil. Quel regret !

Les cendres de ma pensée lointaine dérivée d’une ondulation de larmes qui ruissèlent les coins de mes yeux, trahis de sa fixation aigue des vacarmes du vent qui enlève mon chapeau d’espérance. Sur la lueur d’étincelle de bougie de ma volonté, je rêve constamment de mon cri agonissant quand mon jour où je devais être victime d’une éviction, arrivait d’un écho troublant qui défonçait les oreilles de mes contemporains. Je comprenais que l’existence de l’homme devrait être le résultat de son effort, non seulement envers lui-même, en plus et surtout tous ceux dont il est ceinturé.

Des événements se succèdent à Haïti, des troubles et des crises politiques déracinent les plus grandes visions du peuple haïtien que j’ai appris tout le temps à aimer et à apprécier sa bravoure distinctive pour l’ensemble de ses entreprises. Le désaccord au niveau de la pensée s’inscrit dans une très large mesure, convenu de bousculer les grands hommes de la terre négrière, où les valeurs se fuitent dans les airs comme le levé d’une poussière incessante par le vent rageur.

La déportation de grands cerveaux, le rejet de la réflexion positive, trainent les opportunistes à s’imposer sur les vrais fils de la nation sans pouvoir se révolter ou de contredire. Le temps m’a permis de comprendre, voire d’identifier que l’homme ne peut en aucun cas vivre sans l’adversité. C’est elle qui, parfois, augmente la détermination, intensifie le dévouement, encourage les actions positives jusqu’à ce qu’on parvienne à la plus noble réussite qui puisse exister.

Je n’ai jamais eu d’ennemis. Si des hommes pensent l’être, telle n’a jamais été mon impression. Pourtant, à l’usage d’une bonne vérité, je pouvais les considérer comme des adversaires m’envoyant au plus haut degré de mon idéologie. Je ne ratais pas, je remportais la victoire. Je défendais la dignité de ma race, j’ai tout accepté surtout quand il avait fallu me mettre à la soutenance des droits et intérêts de mes concitoyens.

J’arrive au moment où les rideaux de ma scène vitale doivent être refermés sur un ton silencieux et de mérite. Je partais en guerre, j’en sortais saint et sauf, enfin, je remportais la victoire. Je relève l’étendard de la jeunesse, les plus faibles qui sont mis de côté. En lambeau, ma protection se glisse dans l’embrassure de la porte de la conviction de servir mon pays avec tout ce qu’il renferme.

Sous les ails du temps, je m’envole vers mes semblables qui m’attendent souriant pour la récompense de mes entraves, de mes entrailles, de mes entreprises d’ici-bas. Je me perds, je m’enfouis dans l’espace. Que la protection de mes désirs, de mes actions, de mes activités, se retirent de moi et planent sur les hommes conséquents à mener au bon port la barque fragile de mon Haïti chérie.

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

Cap-Haïtien, le 14/01/2011

mardi 22 janvier 2013

Rencontre de Encrejournal avec Okyjems (fòs mizik an nou)


Encrejournal
E

ncrejournal salue ses milliers de lecteurs et lectrices qui n’ont pas manqué de lui faire confiance durant toute son existence. Elle profite de l’occasion pour leur adresser ses vœux les meilleurs pour l’année 2013.

Du même coup, toute l’équipe dudit journal est emballée d’une plénitude de joies après que la décision de l’État sur l’organisation du Carnaval 2013 ait été convenue et arrêtée pour le Cap, zone stratégique pour le développement d’Haïti. Bravo au gouvernement Martelly/ Lamothe pour une telle initiation portant à faire revivre le Cap d’antan, à soulever l’admiration de toute l’humanité sur les forteresses de la zone septentrionale, ses rivières doucereuses, sa mer bleuie, ses sources intarissables, ses montagnes rafraîchissantes, ses vallées enchanteresses, ses arbres resplendissants, en un mot sa culture et sa civilisation à promouvoir.
Pour l’organisation du carnaval chez le Roi Henri 1er, Encrejournal avait rencontré Okyjems, l’ancien chanteur de l’Orchestre Tropicana d’Haïti, pour donner ses impressions sur le carnaval 2013 dont le titre est : ‘’yon Ayisyen, yon pye bwa, istwàn se identite‘n’’, mais aussi et surtout de la participation de sa formation musicale, ‘’Anbyans’’ dans le grand parcours de cette belle fête populaire.

-          Encrejournal : salue Oky.
-          Okyjems : Aya papa !
-          Encrejournal : Cela veut dire quoi ?
-          Okyjems : Une façon de remercier Dieu et de m’adresser à mes fans.
-          Encrejournal : Peux-tu te présenter à eux ?
-          Okyjems : À eux ?
-          Encrejournal : Oui, tes mordus.
-          Okyjems : Ok. Je suis Ascensio SÉVÈRE, mais, beaucoup plus connu sous le nom de ‘’ Okyjems Banton conteneur voix’’. Je garde ce nom artistique pour avoir été au sein de ‘’Kingdom Staff’’, un groupe rap de mon quartier qui savait imiter tous les groupes de même style de l’époque. J’ai eu la chance de monter à Port-au-Prince pour performer à côté des musiciens de ‘’King possee’’ où j’ai passé plus d’un an à extérioriser mon talent comme chanteur. J’ai dû laisser ‘’King possee’’ et bien d’autres amis qui y faisaient partie, dont Rodal et Mass Power pour aller former un groupe similaire à la bande à Samy Be, très connu tant en Haïti que dans la jaspora, son nom est ‘’Chow off’’. De cette formation, j’ai été convoité par les musiciens de l’Orchestre Tropicana d’Haïti qui fut pour moi d’ailleurs, un rêve d’évaluer aux côtés des ténors de la musique haïtienne, tels Ti Blanc, Parisien, Pachou pour ne citer que ceux-là. De l’approche de Pelota, j’ai dû intégrer l’Orchestre sans trop d’effort et y mettre toute ma force pour faire de moi un musicien au sens plein du mot. Drôle d’histoire, j’ai abandonné l’Orchestre suite à un mal entendu pour ma propre formation musicale, qui était ‘’Chow bizz’’. Cela marche très bien, mais j’étais seul à pouvoir nourrir l’idée et la matérialiser. Soudain, Doudou basse, ex-bassiste de la formation de zenglen a eu en tête de former un groupe musical qui fait chanter et danser toute la ville, dont ‘’Anbyans’’ est le nom. Aya papa.
-          Encrejournal : Merci de cette brillante présentation Oky. La formation ‘’Anbyans’’ dont tu es membre est à sa 1ère  participation au carnaval ?
-          Okyjems : Oh non ! Nous sommes à notre 3ème participation, mais cette année nous sommes plus ‘’Move’’ avec notre ‘’meringue’’ connue et fredonnée déjà par nos fanatiques.
-          Encrejournal : Quel est son titre ?
-          Okyjems : ‘’Jere la ri a’’.
-          Encrejournal : Quel en est le sens ?
-          Okyjems : C’est un appel à la conscience chez tous les haïtiens d’ici et d’ailleurs. Un conseil adressé aux hommes politiques de se diriger réellement vers l’esprit du développement d’Haïti. ‘’Jere la ri a’’ est aussi une approche historique pour continuer et savoir aimer les œuvres du bâtisseur, le Roi Henri 1er d’Haïti, sans écarter tous les autres héros nationaux pour ce qu’ils représentent pour le peuple.
-          Encrejournal : Comment tu as trouvé l’idée du carnaval national 2013 à Cap-Haïtien.
-          Okyjems : Louable, puisque cela devait se faire déjà pour permettre à chaque département de mettre en valeur ses sites, sa culture. Pour le Cap, on en a assez. Et toutes nos valeurs culturelles se rapportent à la dimension culturelle universelle.
-          Encrejournal : Qu’apportera ‘’Anbyans’’ au carnaval 2013 à Cap-Haïtien ?
-          Okyjems : C’est déjà fait, la meringue ‘’Jere la ri a’’. D’ailleurs, toute la république en parle, particulièrement la ville du Cap-Haïtien. Dans les camionnettes, dans toutes les stations de radio de la place, dans les discos, on ne demande que ‘’Jere la ri a’’.
-       Encrejournal : Les groupes musicaux du Cap n’aiment pas réaliser de clips. C’est le cas de ‘’Anbyans’’ ?
-          Okyjems : Nous dépassons cette étape. Nous avons en rotation un clip qui marche très bien et pour ce carnaval, nous sommes déjà en tournage pour un clip.
-          Encrejournal : Définitivement, ‘’Anbyans’’ c’est la référence ?
-          Okyjems : Loll !!!
-          Encrejournal : Quel est le slogan de ‘’Anbyans’’ pour le carnaval 2013 à Cap-Haïtien ?
-          Okyjems : ‘’Ane sa, pa gen ni sa se pam ni avèm, ni se pou mwen se yon kesyon de lakayanm’’
-          Encrejournal : On sera au parcours pendant les 3 jours gras ?
-          Okyjems : Depuis au commencement jusqu’à la fin.
-          Encrejournal : Perspective post-carnaval.
-          Okyjems : Un album sans précédent pour les mélomanes d’ici et d’ailleurs.
-          Encrejournal : Un dernier mot pour cette interview.
-          Okyjems : Je salue la famille SÉVÈRE et tous les haïtiens surtout ‘’combattants Anbyans ki pral danse jazz yo’’. Nou pral ‘’Jere la ri a’’.


                                                              Cap-Haïtien, le 20/01/2013

Texte : BOLIVARD Delcarme, NESA
Invité : Okyjems Banton
Rédactrice : BOLIVARD J.-L. Mirlande, NESA


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