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mardi 31 mars 2020

"Roody Roodboy : Entre le mensonge et la vérité dans le dossier du Coronavirus" ''La politisation de la maladie au "Covid-19" à Haïti''

encrejournal

À Haïti, tout est politisé et instrumentalisé soit dans l'objectif de prise de pouvoir, soit à des fins de consolidation de celui-ci. Cette stratégie n'existait pas d'hier dans le pays et le plus souvent, elle se veut être le nœud gordien du sous-développement d'Haïti en passant par la corruption.

Pour parvenir à la victoire dans la lutte incessante du pouvoir sociopolitique à Haïti, des artistes de toutes sortes et de toutes tendances s'y impliquent par leurs talents de ‘’marchandise’’. Ainsi, sont-ils prêts à tout. Et dans la logique de s'enrichir, ils manipulent leurs "fans", autrement dit, la population déjà victime des autorités de l'État haïtien.

Sans transition, soulevons le dossier de "Coronavirus" du jeune artiste chanteur haïtien, Roody Roodboy. Revenu de la ''ville lumière'', Paris, le jeune talentueux Roody, soupçonné d'être infecté de "Covid-19", a été mis en ‘’quarantaine’’, puis en isolement pour être testé positif, enfin ‘’exeat’’ deux semaines plus tard. C'est le Dimanche 29 mars 2020 sur ces comptes "You tube, Facebook" et autres qu'il s'est livré à ses milliers de fans qui de près l'ont suivi attentionnément.

L'annonce se fait par l'artiste lui-même, mais relayée par plusieurs plateformes intelligentes, 6 heures PM (heure locale), Dimanche 29 mars 2020, Roody Roodboy sera à l'antenne. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Chacun voulait le revoir dans ses explications sur son expérience comme infecté de maladie à "Coronavirus". En allure détendue, de l'eau en main, pourtant quelquefois hésité, expose et explique son aventure, Roody.

Dans 48 minutes 59 secondes, l'artiste Roody Roodboy a performé (rire), disons mieux, parlé. Pour certains, l'artiste a menti sur toute la ligne. Pour d'autres, il a mélangé tout et le pari est gagné par la réalisation de son spot de sensibilisation "anti-Coronavirus". Mais, entre Roody Roodboy et l'État haïtien, qui a menti ou dit la vérité ? Le fait pour l'artiste de tout révéler, n'est-il pas une manœuvre manipulatrice de s'innocenter face à la réalité ? Ne cherche-t-il pas à s'écarter en même temps de la colère populaire et celle des autorités de l'État haïtien ?

En effet, par notre sens d'analyse et d'observation, nous avons décelé, à travers les explications de Roody Roodboy sur son dossier de "Coronavirus", des non-dits, des mensonges et quelques brins de vérité. Nous allons, pour éclaircir notre contribution, présenter point par point et cela méthodologiquement, notre compréhension sur la vidéo du Dimanche 29 mars 2020 de Roody.

 1- Les non-dits de Roody Roodboy dans son éventuel cas de "Coronavirus"

a) L'artiste n'a pas dit avoir voulu blanchir "Tonton Bicha" par rapport au ‘’proforma’’ soumis à l'État haïtien pour la réalisation du spot de sensibilisation "anti-Coronavirus". De surcroit, son langage était codé : "50K” ;

b) L'artiste n'a pas dit clairement avoir été infecté de "Coronavirus". Il a dit avoir été au courant de sa maladie sur les réseaux sociaux, mais n’a jamais vu le résultat du test médical ;

c) Roody Roodboy n'a pas expliqué en profondeur sa conversation (si conversation, il en avait) avec le chauffeur de l'ambulance sur la route de "Mòn kabrit". N'y avait-il pas une approche sensible concernant la ‘’promotion’’ du "Coronavirus" à Haïti ? Comment était Roody Roudboy dans cette ambulance, assis, debout ou logé ? Qui l'y accompagnait outre que le chauffeur ?

 2- Les mensonges dans le dossier de Roody Roodboy

a) L'artiste se dit "dédoublé" au moment où les autorités sanitaires se présentaient chez lui. Il expliquait n'avoir pas voulu laisser sa "femme" et son enfant qu'il désirait partager le même endroit qu’eux. Finalement, les autorités ont accepté de placer sa famille dans un espace à l'hôpital destiné à cette fin, et lui, dans une salle spéciale. L'artiste a oublié la question de la distanciation sociale imposée par Organisation Mondiale de la Santé (OMS), adoptée comme l'une des mesures préventives contre la propagation du virus à travers le monde. Roody Roodboy a remis son téléphone à ses médecins soignants qui le lui remettra plus tard par le biais de sa femme. Quelle ironie !

b) L'artiste prétendait n'avoir pas vu l'ambulance dans laquelle se trouvaient sa femme et son enfant, en étant du côté de "Mòn kabrit". De-là, le chauffeur d'ambulance dans laquelle il se trouvait, lui faisait croire que sa famille est en sécurité et vient de les dépasser. Ainsi, est-il bon de se demander : Où était passée l'ambulance de la famille de Roody ? Ce dernier, était-il dans un état critique lui permettant de ne pas tout remarquer ?

c) L'artiste, à la fin de son intervention, demandait à la population haïtienne en général, ses fans en particulier, d'appliquer les principes du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) pour avoir fait une mauvaise expérience avec le "Coronavirus" dans son sang. Cependant, il a oublié qu'au début de sa vidéo, il a mentionné n'être au courant de sa maladie que sur les réseaux sociaux. Et qu'aucun certificat médical de la part de Laboratoire National de Santé Publique ne lui a été remis. " Tu n'as rien", répétaient constamment ses médecins soignants de l'Hôpital Universitaire de Mirebalais (HUM).

d) Les autorités médicales haïtiennes, après des prélèvements, ont découvert deux cas de "Coronavirus", dont : un belge et un français. L'ambassade de France a pris le contre-pied de cette révélation et démenti formellement les représentants du Laboratoire National de Santé Publique, comme quoi, aucun français n'a été atteint de maladie à "Coronavirus" sur le sol d'Haïti. Quelques heures plus tard, le jeune talentueux Roody a remplacé le français déchu. Quelle stratégie !

3- La vérité dans le dossier de Roody Roodboy

a) L'artiste savait qu'il ne devrait pas se rendre en France pour cause de la pandémie de Covid-19, mais il s'y rendait en dépit de tout ;

b) Il a eu un peu de peur pendant plusieurs occasions, telles : au moment de sa grippe, n'ayant pas vu sa famille sur la route...

c) À l'Hôpital Universitaire de Mirebalais (HUM), il regardait des films, faisait du sport, se photographiait, conversait avec ses proches inquiétants, buvait du thé et mangeait du pain au beurre. L'artiste parlait du bien des médecins de l'HUM. Et le tout a joué.

Ce qui semble être très important dans le cadre du dossier de "Coronavirus" de notre star Roody Roodboy, c'est que le "test" est passé, mais le résultat n'est pas accepté par la grande majorité de la population. À noter qu'à la fin de la vidéo, Roody a extériorisé une fois de plus son talent de publicitaire en s'adressant artistement à ses milliers de "followers". Il conseille à toutes et à tous d'appliquer rigoureusement les principes imposés par les systèmes sanitaires mondiaux contre la fragilité du "Covid-19".

En fait, Roody Roodboy, est-il une victime du système sanitaire haïtien, ou un pion en plus dans le vaste mensonge du gouvernement actuel ? Porteur sain ou pas, qui pourra y croire dans sa communication fatigante ? Bégnine ou pas, son langage ne l’a-t-il pas trahi ?

NB : " … Nèg ki pa gen machin, toujou ap boule machin moun nan lari-a
Nèg ki pa gen biznis, toujou ap kraze biznis moun nan lari-a.
Alon ti pèp sovaj ooooooooooo…
…Si mizè nan bonda w, pwoblèm nan bonda w, lavi chè nan bonda w
mete bagay anlè pou’w dedouble." (Roody Roodboy)

30/03/2020

 Delcarme BOLIVARD, Av.MA

vendredi 13 décembre 2019

*Le sommet annuel des droits humains, Cap-Haïtien, décembre 2019*

encrejournal
À un moment où Haïti est mal vu tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale par la façon dont les dirigeants traitent les citoyens, un moment de promouvoir le respect des droits humains s'avère, on ne peut plus important.

Le Sommet annuel des droits humains à Cap-Haïtien, décembre 2019, est une activité socioculturelle à vocation informative et instructive autour des droits humains dans le monde en général et à Haïti en particulier. Il a vu le jour en pleine célébration du concept " *Droits de l'Homme*" mis en scène par la première République des nègres, Haïti, le 01 janvier 1804.

Donc, dans un souci de procéder à une vulgarisation massive de la notion ‘’droits humains’’, pour  avoir une meilleure société, notamment celle d'Haïti, où chaque être humain évolue et vit sans discrimination ; plusieurs thématiques ont été retenues, telles : La corruption, la violence aux femmes, discrimination, équité de genres, économie, pouvoir, démocratie, brutalité policière, droits des handicapés et des enfants, etc. Pour une meilleure éducation de l'être humain, l'haïtien en particulier, ce sommet est dédié.

Étant Témoins de bon nombre de violations de droits de la personne humaine, et ayant accompagné plusieurs organismes de droits humains dans leurs différentes démarches consistant à valoriser et défendre la dignité humaine, les responsables du sommet s'engagent à contribuer à la formation de toute une génération afin qu'elle puisse participer aux campagnes citoyennes de motivation du respect des droits de l'Homme.

" _Nous avons abouti au fait que la formation de la population aux droits humains a besoin de plus de voix pour transmettre le message,_ a fait remarquer Bradley Moncœur, l'un des principaux membres organisateurs.
Ce sommet est une réalisation de *Centre Impact*, une association travaillant dans l'événementiel depuis plus de trois (3) ans à Cap-Haitien, nous a appris Moncœur. Ce Centre socioculturel est fondé par Alendy Almonor et Alexandre Bradley Moncœur à la suite d’une observation criante de la décadence juvénile à Haïti. À rappeler que cette activité est possible grâce à certains jeunes impliqués de la Commune de Cap-Haïtien, dont 35 associations et de nombreux professionnels, nous confient les responsables de Centre Impact.

Le Sommet annuel des droits humains est supporté par un ensemble d'organismes universitaires et d'associations socioculturelles, dont : AFUCH, ROTARACT, BAF, MIEFH, REGADEM, LINKAGES, SEROVIE, FOSREF, INSTITUT SACRÉ COEUR, ULH, ISPAN, Ministère de la culture, BOUKANYE, etc. Il faut signaler que les aides offertes par ces entités sont à 98% de matériels relatifs à la pleine réalisation de cette activité particulière, nous explique Alendy Almonor.

Trois panels du 10 au 12 décembre sont prévus sur la vaste cour ombragée du Centre Culturel Jacques Stephen Alexis, ci-devant,  l'ancienne prison civile de Cap-Haïtien. 18 chefs de panels, 72 panélistes en majeure partie des capois, sans compter un nombre imposant de Maîtres de cérémonies et de membres d'accueil. Ainsi, pour cette année, le Cap-Haïtien donne le ton en matière de la célébration des droits humains à travers le monde, en particulier, Haïti.

À noter que l’an 2019 marque 71 ans de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme. Laquelle Déclaration a été signée par plus de 43 pays, dont Haïti avec son représentant, le Diplomate Émil Saint-Lot. Dans plus de 500 langues, ce célèbre texte est traduit pour une plus large compréhension et adaptation.

10/12/2019

*Considérations personnelles*

Ma participation au Sommet annuel des droits humains à Cap-Haïtien du 10 au 12 décembre 2019 sur la grande cour du Centre Culturel Jacques Stephen Alexis des rues 21 PQ, comme chef de panel, m'a permis de comprendre la nouvelle orientation positive que veut prendre la jeunesse haïtienne en général et celle du Cap-Haïtien en particulier. Ce sommet traduit l'implication active d'une tranche de la société civile qui se veut être partie prenante dans le vaste monde de la promotion du respect, de la protection et de la garantie des droits de l'Homme à Haïti.

Pour moi, cette initiative est innovante et perspicace à un moment où l'image d'Haïti se dessine de très mauvaise manière tant à l'échelle nationale qu'à l'échelle internationale.

*Me Delcarme BOLIVARD, avocat militant*
 *Maître en Science politique.*

mardi 25 juin 2019

Lèt yon ti Ayisyèn pou papa'l

encrejournal
Chè papa,

Wa va eskize'm si nan ti lèt sa mwen pa mete adrès ou, ni mwen pa site non'w. Manman'm te toujou di'm, aprè'w te fin mete'm nan vant li ou te sèmante pou'l pat janm site non'w, sinon, ou t'ap touye'l tankou'w te fè pou vwazin nan, dèfen Tifanm. Mwen pa konnen adrès ou, paske kèk fwa Manman'm di ou nan prizon, ou mouri nan lanmè, kèk fwa li di'm ou pa twò lwen. Men, jamè di'm kote'w rete tout bon. Li toujou pè'w. Manman'm te toujou di li gen pou'l di'm non'w ak adrès ou jis lè'm gran, m'ap tann pou'm wè kiyès l'ap di'm.

Chè papa,

Yo di'w byen konnen'm. Moun nan zòn nan di, mwen byen sanble ak ou. Yo di ni mwen ni ou, nou mache, nou pale menm jan. Mwen gen yon ti siy nan kòm, nan yon zòn sekrè; Manman'm di'm ou genyen'l tou. Men yon jou, fòk sa verifye.

Yo di'm w'ap travay san touche, men bò isit, Manman'm pa janm konn fòs kouray li, se grangou ki fanmi nou. Yo di'm w'ap dòmi nan yon kay kraze, lènmi lapli, pou Manman'm ak mwen se moun ki ba nou ladòmi, toutan'l pa minwi nou paka dòmi. Nou sal kon peny tidan, se mouch ki zanmi nou, se ravèt ki fanmi nou.

Papa, yo di'm ou fè prizon paske'w t'ap pale koze chanjman. Men, èske'w te konnen Manman'm pran jouman chak jou nan men vwazinay pou 5 goud, 10 goud kredi? Pa, mwen pa lekòl non. Vye sandal mwen te genyen an, fin chire, paske se li ki wetan'm, se li ki metan'm. Li twò piti, men se li mwen mete chak jou wi, pa. Mwen pa gen rad, mwen pa gen manje, sèl lanmizè ki kouvri'm.

Chè papa,

Bò lakay la, lòdjou, yo met men sou mwen, yo fè kadejak sou mwen. Lè Manman'm al Tribinal, se li yo bay tò. Yo di nou ti grangou, moun sal, enferyè. Ti frè'm ou te kite nan men Manman'm nan, mouri nan lanmè nan al chèche lavi miyò nan lòt peyi.

Papa, si'w genyen yon jou wa voye yon ti mennen pou mwen ka rezoud kèk pwoblèm. 

Chè papa, mwen p'ap kenbe'w plis. Men, mwen vle di'w ke nou bouke ak soufrans lavi a. Manman'm fin vye ak dlo nan je. Nou bouke. Yon sèl bagay ki fè'm pi mal, se paske'm pa kon ni ki jou ni ki lè w'ap jwenn ak li ti lèt sa.

Siyen....

Delcarme BOLIVARD

25/06/2019
Kredi foto : google, konsilte 24 jen 2019 bò 8 è 10

samedi 11 août 2018

La révolte consciencieuse de certains jeunes artistes capois : un pas vers la défense des valeurs socioculturelles régionales contre l’hégémonie farouche des autorités locales subalternes de toutes sortes des pouvoirs centraux


La révolte consciencieuse de certains jeunes artistes capois contre la décision inélégante et raciste de la part des organisateurs de la prétendue " fèt Okap", du 12 au 15 août 2018, est fondée de façon socioculturelle. Cette décision tendant à écarter les valeureux jeunes talents musicaux capois de la fête patronale de la ville du Cap-Haïtien au profit de ceux de Port-au-Prince, fait montre chez les autorités locales d'un sentiment discriminatoire des produits de chez eux.
Si certains incapables de la zone présidentielle sont retenus pour participer au 348ème printemps de la cité Christophienne, d'autres verront venir leurs gloires éphémères sous la déception d'une couche artistique victime d'un manque de visibilité pour n'avoir aucun rempart de solidarité prompte au devoir significatif de l'art. Par la négligence du choix de quelques brillants jeunes artistes de toutes tendances confondues de la place, la promotion culturelle du nord ne s'étend que vers la capitale à la recherche des valeurs non mesurables à celles de nos prouesses artistiques capoises. C’est totalement contre l’éthique de l’art qui le condamne tout en demandant que les artistes d’une région, d’un milieu social soient applaudis et valorisés avant même que de tendre la main vers ceux d’ailleurs.
Le constat en est fait. Plus de groupes musicaux et artistes proviennent en grande majorité de la Capitale pour cette fête. Quelques uns de ces artistes sont forgés au mépris de grandes gloires musicales d’ici. Delà, le mouvement déclenché par les jeunes artistes du Cap ne s’axe pas sur l'idée de ne pas laisser évoluer d'autres stars dans la célébration de la fête de la première ville historique et touristique d'Haïti, mais c'en est une démarche vivante et un signal clair à envoyer contre la domination de Port-au-Prince sur toutes les villes provinciales d'Haïti. Il faut en finir. Ce début a un prix.
Comment un "Polky" à la place de "Ton Sifèno, Ton Brigo, Bolicha et autres?" Comment un "Panch" à la place de "Pèsekisyon, Tikòlèt, 2-kalòt et j'en passe ?" Ces derniers nous consolent dans nos amertumes et nous font rirent dans la grisaille, dans la solitude ; cela, quelquefois même sans moyens économiques pour se faire payer un taxi (Motocyclette).
Demandions-nous également si "Alix BET, Tchooco P., Master Lee, Schenaï Beat, Ricardo Beat, et autres", ne pourraient pas être de la partie. Et leurs micros qui s'ouvrent à recevoir certaines personnalités de l'appareil étatique, ne méritent pas d'être entendus et vus sous des prestations hors de pair au grand jour de la fête de la ville de Christophe qui les a vus naître et grandir?
Que dirions-nous encore pour parler de Jephté Saintermo, Jhenie Thimot, Maestro Mardou qui, par la force de leurs talents musicaux ont respectivement, Champion national en musique de la francophonie, Vice Championne au concours ‘’Golden Classical Music Awards’’, Maître à penser en musique contemporaine nationale. Ces jeunes artistes là, ne  pourraient-ils pas en toute quiétude d'esprit, représenter valablement la scène musicale de la région dans l'organisation de la fête patronale de Cap-Haïtien ? Hélas ! Ils ont beaucoup de capacités musicales mais dépourvus du sens de flatterie qui leur empêche d'être sélectionnés pour la fête. Mieux vaut cela que d'être vendu inopportunément.
De toute évidence, les jeunes artistes capois dont les talents se dénigrent par leurs propres représentants au niveau de l'État, particulièrement, du côté de ceux des collectivités territoriales, dont la Mairie de Cap-Haïtien ; ont tout le droit de se révolter et protester contre des abus qui ne cherchent qu'à flatter les intentions instinctives malfaisantes des avatars du pouvoir politique national.

Delcarme BOLIVARD, Avocat, MA.
10/08/2018

samedi 23 décembre 2017

Nwèl pa tonton’m


encrejournal
Depi’m piti, mwen tande tonton nwèl,
Mwen pèdi tan chèche’l, mwen pa janm wèl.
Yo di’m li lòt bò dlo ap bay kado,
Pote lajwa, kè kontan gwo sak sou do.
Yo di’m li pa sanble’m, li pa konnen’m,
Li p’ap vini bò isit, li pa renmen’m.

Dlo nan je fanmi isit, mak nan kou,
Anba kout fwèt lanmizè tonbe sou kou.
Tonton ou mouche nwèl pa konn doulè
Nèg ak fanm nan peyi isit ki fin pèdi koulè,
Kouche atè, trennen kou chen san mèt.
Yo p’ap fete, richès ba yo plis ke san mèt.

Kote se vwe, tonton nwèl ap vin isit!
Nan labou, fatra, dlo sal isit !
Kote se vwe, tonton nwèl konn malere!
San travay, sekirite,  n’ap toujou malere.
Se mannyè pou’n di byen fò
Fèt nwèl pa pou nou, men’m si’n fè jefò.

Adye ! kouri lago pasi pala,
Men ton nwèl isit, men li la.
Yo di’m li blan, li gen anpil bab,
Zye’l tout koulè, men longè rad.
Tout se koze kredi, se filalang
Nou ak tonton nwèl pa konprann menm lang.

Pou jan nou ye la, anba lanmizè nou foubi,
Li pa fasil pou’n wè nwèl, nou plis wè zonbi.
Zonbi pa nan limyè ni manje sèl.
Nwèl pa tonton’m li te manje sè’l.
Yon jou n’ap fete lanmou, lamitye ak rekonsilyasyon
Lè nou tout va kwè ke fèt nwèl pa yon solisyon.



Delcarme BOLIVARD

23/23/17

vendredi 18 août 2017

Extrait de : ‘’Le retour furieux de Sovè’’

encrejournal.blogspot.com
(...) Sur le chemin des oiseaux, il n’y a pas d’embouteillage. Les hommes oublient facilement leurs entrailles. À la cime de la réflexion, l’un arrive à avancer que le pouvoir d’Haïti doit être oligarchique, pendant que se plaint l’autre de ce propos mesquin prononcé.

Pour la vengeance prochaine, Sovè déclare en plein public : ‘’ bat chen an, tann mèt li[1]’’. À la croisée des chemins étroits, il faut laisser passer le plus fort, ce, pour s’échapper à la colère soudaine de cette espèce.

Là haut dans le ciel où se classent en ordre : la lune, le soleil et les étoiles, se fait entendre une chanson glorieuse et honorifique d’une chorale des anges qui expliquent que le Bon Dieu est vraiment GRAND.

Destinés à glorifier Dieu, soumis aux commandements de ce Roi qui vivra éternellement ; les anges sont là pour apporter au Seigneur Tout Puissant de bonnes nourritures. Quelle nourriture ? De bonnes louanges et de bonnes gloires mélangées d’une croyance infinie.

– ‘’Oh ! Tonnerre de Dieu’’, disait Ilyodor assis dans un petit coin attend courageusement son ennemie farouche, la mort. – ‘’Qui foutre causé ça. Papa mort, pitit remplacé, diablo ! Conion[2] !’’.
Au fond de la nuit, sous la stridulation nuisible et scandaleuse de certains criquets et certaines sauterelles, sous le frappement dru des pas des loups garous, l’esprit de Sovè campe autour de celui des bienfaiteurs de son ancienne famille. Saint-Julia rêve de revenir à Haïti à la seule fin que ce pays refasse surface de l’amour et de la prospérité pour le bonheur de ses enfants.

Extrait de : ‘’Le retour furieux de Sovè’’.
Catégorie : Nouveau Roman
Page : 260
Prix : ?
Auteur : Delcarme BOLIVARD




[1] . Attendez aux conséquences de ses actes.

[2] . Quelle est cette connerie. Le défunt est remplacé par son fils, diantre ! la foudre du ciel !

jeudi 22 juin 2017

Mes souvenirs (I)

Quand je laissai en 1996 l'Ecole Nationale Anténor Firmin de Cap-Haïtien sous les coupoles de mes anciennes professeures, je me sentis déjà prêt pour affronter les épreuves de la vie. Et ce fut à ce moment que je commençai à méditer sur les efforts de mes parents à une époque de hautes crises sociopolitiques haïtiennes. Petit en âge, mais doué d'une maturité rectiligne, je bien vite compris que le dévouement au progrès et au développement d'un pays doit être inévitablement passé par l'éducation et la mise en place d'une structure stratégique relative au respect des effets culturels de la nation.
Sans passer par quatre chemins, accompagné d'alors de mon beau-frère, mon conseiller-parrain de mariage, le feu Ronèl Ambroise (que son âme repose en paix ), je me fus fait inscrit au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien où je fus de bonne part accueilli par certains professeurs et cadres de ladite école. Parmi eux : Directeur Hudson Jean-Baptiste, Me Marcelin Jean-Baptiste, surveillant, Me Zakari Jean, Surveillant général. Le premier nous fit croire qu'un vrai Lycéen ne doit jamais tricher aux examens afin qu'il devienne le meilleur en tout lieu et pour qu'il puisse, quand il grandira, se mettre au service de son pays en bon citoyen conséquent. Cette pensée de Maître H. Jean-Baptiste me donna l'envie d'être de retour au Lycée, dans une vaste cour ombragée de feuilles vertes où les élèves se préparèrent conséquemment pour prendre les rênes du pays. Et cela, par les études et par la rédaction continuelle de leurs devoirs de classe et de maison.
Quant à Maître Marcelin lui même, ce fut un espoir pour la jeunesse d'alors. Ami de tous. Il nous appris que le vrai citoyen est celui qui se respecte pour attirer des autres autant de respects possibles. Ce fut avec lui que j'appris à aimer mon pays. Il m'invita à observer le comportement farouche de nos hommes politiques de peur que je m'y mêle sans que je sache. Il mit sous mes yeux les astuces de certains politiciens haïtiens. Il me raconta que la prise de pouvoir politique à Haïti se fit par tous les moyens, il suffit que l'on y accède. Pourtant, m'indiqua-t-il, que telle (la manière de prendre les pouvoirs politiques à Haïti) fut une très mauvaise pratique et me conseilla de respecter la Constitution et d'y croire afin de permettre au pays de devenir vraiment un État de Droit.
Me Zaka, ainsi à l'époque appelé par nous, fut un grand disert d'avenir prometteur pour la jeunesse de ma génération. Professeur d'histoire et de géographie, Maître Zaka nous raconta tout. "Le peuple qui participe de manière irrationnelle aux élections, la lutte pour le pouvoir politique à Haïti, la défaite de l'Église par rapport à sa mission, la lutte paysanne, les conflits terriens, les séquelles de l'occupation américaine, le mouvement Aristidien, le réchauffement climatique, l'environnement et ses ennemis, etc." Le professeur Zaka, nous appris que les intérêts de la nation haïtienne doivent être abordés à "l'haïtienne", ce qui suppose être relevé de la compétence expresse de nos hommes valeureux sans écarter le peuple, si et seulement si ce peuple soit bien formé et éduqué comme cela se doit. Le professeur mit en nous un esprit de grandeur et de prospérité qui nous permis de savoir résister à toutes sortes de tentatives et de marchandages.
Ainsi, mes souvenirs du Lycée sont inépuisables et ils constituent pour moi un vecteur ou une boussole d'orientation me permettant d'être ce qu'aujourd'hui je suis. J'appris presque tout sous les lèvres de certains grands professeurs de l’ère. J'appris à ne pas appliquer les principes de la lâcheté au regard de la raison. J'appris à respecter la règle de l'axiologie. J'appris à respecter la Constitution de mon pays. J'appris à me connaître "citoyen conséquent" devant s'impliquer aux grandes décisions de développement de la nation. Tout fut au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien.
Delcarme Bolivard Av. MA 
db 
22/06/2017
ULH.


mercredi 14 juin 2017

Pour ma Femme

encrejournal.blogspot.com
À tes pieds, s’adressent des mots
Mesurables à ta beauté,
Comparable à ton goût.
Goût restant sous les lèvres d’amour
Pour imbiber un cœur délaissé.




Ce qu’il faut sous mes doigts,
Une lyre, sous mes bras pour te chanter
Sans arrêt au son ajusté des oiseaux
Nous entendant au battement de leurs ailes.
Ailes sous lesquelles nous voyageons
Vers le monde des amoureux.

Ton corps, mon sépulcre,
Tes doigts au piano glissant sur ma peau d’homme
Me laissent croire qu’il est jour en pleine nuit.
Tes yeux éclatent l’aurore.
L’aurore où je t’ai vue paraître
À la cime d’un cœur aimant.

Perdu dans l’éclat de ton sourire.
Tes veines pour circuler le sang de mon sentiment.
Dans ton chantier ornemental, ma voix chancèle
Au rythme de la force du souvenir.
Souvenir du phare éclatant mes pas
Vers la route de ton parfum corporel.

Ton odeur m’est un réconfort.
Et si alors le temps nous guette
Pour entrer dans son sein éternel,
Nous nous en réjouissons pour nous être rencontrés.
Rencontrés comme le faucon et son nid,
Du pan de ta robe je pars en vérité.

On se fait des plans de vie.
Au-delà de la terre, nous serons des exemples.
Pour moi, tu deviendras adolescente.
Pour toi, je deviendrai guerrier.
Guerrier pour notre cause soutenir
Adolescente pour notre amour perpétuer.

14/05/2017

Delcarme BOLIVARD, Av.MA  

mardi 15 novembre 2016

Haïti-Élections, 20 Novembre 2016 : Assortiments et effets

encrejournal
L’élection se définit classiquement comme un instrument fondamental de la démocratie. C’est elle qui détermine le caractère authentique d’un État de droit et qui favorise l’établissement d’un climat de paix contre toutes formes de représailles politiques afin de créer un mieux être pour la population toute entière. Ainsi, est-il à scruter le déroulement calme des élections comme vecteur de progrès sociopolitiques selon lesquels les règles du jeu démocratique se valorisent pour éviter toutes sortes de contestation tapageuse et pour permettre d’avoir des dirigeants issus d’un système électoral fiable.

Chez nous, le Droit électoral n’est pas encore pris dans un contexte structurel au maintien de l’ordre social et à l’établissement des institutions démocratiques. Le Conseil Electoral Permanent prévu par la Constitution du 29 Mars 1987, amendée le 09 Mai 2011, est jusqu’à date inopérante sous les ailes arbitraires, illégitimes et illégales du caractère provisoire de ce conseil instrumentalisé pour la canalisation du pouvoir à un groupe, critiqué sans réserve dès sa formation. Nous constatons que le niveau du chaos s’intensifie considérablement tant à la veille des élections que pendant le déroulement de celles-ci et surtout au moment des résultats. Nous pouvons en un mot avancer que tout l’environnement électoral haïtien est caractérisé par le désordre généralisé au point que les résultats de ses élections sont toujours truqués au bénéfice d’une minorité inapte de répondre aux récriminations de la masse populaire. C’est le cas de ces derniers scrutins qu’a connus Haïti où la faiblesse de nos institutions a tout paralysé et chambardé notre conscience collective, nous a conduit vers un état critique face à la réalité récente de la Science politique.

En effet, les élections du 20 Novembre 2016 doivent être l’ultime chance pour la nation haïtienne par rapport au choix électifs des dirigeants. C’est l’occasion où le peuple haïtien doit mettre de côté tout préjugé et faire un dépassement de soi pour mieux savoir choisir ses autorités étatiques. Tout émoi, tout sentimentalisme et toute irrationalité doivent faire place nette au discernement, à l’esprit critique positif et surtout à la capacité de réfléchir, de raisonner comme citoyen. Le système électoral national doit connaitre un nouvel essor pour le développement durable de la société haïtienne. Par ailleurs, tout vote passionnel et tout choix incalculé des futurs leaders du pays, auront pour conséquence, entre autres : la dégénérescence définitive d’Haïti, la perte totale de souveraineté nationale, le contrôle irrévocable de nos institutions par l’international.      

Donc, selon la compréhension moderne du concept ‘’élection’’, il serait mieux de ne pas prédire la direction de son choix politique. Par contre, nous devons voter pour le poste présidentiel, celui qui comprend mieux ce que nous sommes, c'est-à-dire, nos besoins sociaux, environnementaux, économiques et politiques. Il est possible que nous choisissions dans un élan patriotique, le candidat à la magistrature suprême de l'État qui définit nos intérêts communs et la sauvegarde de notre dignité face à certains États qui nous piétinent, nous blasphèment pour  être incapable de prendre en mains notre destin souverain, par sa conviction certaine et sa prise de position citoyenne à tout jamais. 

Le 20 Novembre 2016, il faut voter une idéologie connexe aux grands principes de la fonction régalienne en analysant vigoureusement les étapes ou échelles de la pyramide d’Abraham Maslow pour ne pas se réduire à un peuple qui ne vit que pour manger et boire. Nous devons corriger l’esprit du ‘’Discours de la Servitude volontaire’’ prononcé par Etienne de La Boétie, nous diverger du principe fondamental de l’épicurisme en votant pour le changement total mais non pour une prétentieuse structure mal forgée qui s'allie au côté de la volonté de l'international. Nous n’allons voter ni le nom d'un candidat à la présidence ni son origine sociale, mais nous allons donner notre voix à celui dont l'objectif est de permettre à Haïti d'être bien vu comme pays, d'avoir une force sur la balance diplomatique, d'être autonome en matière de décisions juridico-politiques, d'être équilibré dans les rapports commerciaux par la capacité irréprochable de ses produits à y fournir. Notre choix sera effectué au bénéfice du candidat à la présidence qui saura prendre en compte les revendications de la masse, de la jeunesse en installant un système étatique fort et prospère par la création des richesses et par le rétablissement d’une stabilité sociopolitique et économique. Nous devons voter quelqu’un qui peut au moins éradiquer le phénomène migratoire tendant à nous avilir et nous faire perdre nos potentielles-ressources humaines.  

Il ne faut voter ni le mensonge ni la séduction politique, mais, le programme politique qui plaira aux citoyens pour leur mieux être. 

Pour le poste sénatorial, nous devons voter le candidat qui sait et maîtrise la fonction parlementaire. Nous devons voter celui qui croit  et s’applique à la théorie des trois (3) pouvoirs évoquée par Charles Louis de Secondat à travers son ouvrage socio-juridico-politique, ''De l'esprit des lois " de 1748. Ainsi, faut-il écarter tout marchandage politique, tout candidat au sénat dont le désir est d’élire pour résoudre ses problèmes personnels ou pour entreprendre des transactions illicites sanctionnées sévèrement par les lois haïtiennes en vigueur.

C’est un impératif de voter le candidat au sénat dont la compétence se marie aux principes du parlementarisme, à la théorie du légisme.

Enfin, donnons notre consentement de vote comme citoyens  conséquents et actifs à celui qui se respecte et respecte les prescrits de la loi, sans oublier les rigueurs fondamentales des institutions politiques.

 
15 Novembre 2016

Delcarme BOLIVARD, Av. MA
Responsable de Communication à www.ulh.edu.ht
Directeur / Fondateur de NESA www.encrejournal.blogspot.com

 

jeudi 24 mars 2016

Réflexion sur ‘’Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent’’ de Victor Hugo

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‘’Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent’’ eut à dire le célèbre écrivain français du XIXème siècle, Victor Hugo. J’ai beaucoup réfléchi sur cette pensée de courage et de philosophie. J’ai fini par comprendre que cette affirmation peut avoir plusieurs sens dépendamment de l’analyse et de l’appréciation de la personne qui cherche à l’appliquer en toute intégralité. J’ai compris et j’ai souri l’auteur de la cogitation dont est le cas.

A l’époque où Victor Hugo dans ses œuvres claironnait la force et la détermination chez les hommes afin de vivre, la France avait en sa possession des esclaves noirs qui n’avaient ni droits ni liberté et ne pouvaient se considérer comme des hommes, mais surtout des ‘’bêtes de somme’’. Hugo a convergé l’existence de la vie vers la lutte pour se positionner par tous les moyens possibles dans la société. Mais quelle société ? Nous pouvons envisager le fait pour la pensée occidentale de vouloir s’imposer en toute matière, particulièrement dans le domaine de l’intellectualisme, comme un vecteur qui tend à conduire le monde vers une direction incertaine où les plus riches deviennent plus riches et les plus pauvres deviennent plus pauvres.

Dans la citation abordée dans la présente analyse, deux mots sont à considérer, dont : ‘’Vivre (Vie)’’ et ‘’Lutter (Lutte).  La vie, peut-elle être attribuée au concept de l’évolution humaine ? Lutter pour quoi faire ? Il (Victor Hugo) eut à consigner au deuxième concept l’élément essentiel permettant à l’homme de vivre. Mais, la lutte pour le penseur occidental, n’a-t-elle pas une considération bien spécifique ? Ou une manière de pousser les enclaves de la colonie de Saint-Domingue à travailler sans relâche avec des chaines aux pieds?

Voltaire, dans sa conception philosophique, eut à déclarer et nous citons : ‘’ Le travail est le seul moyen de rendre la vie supportable’’. Dans cette approche, ne voyons-nous pas la même idée de Victor Hugo relative à la lutte pour vivre ? Les démarches de ces deux hommes et bien d’autres encore sont simples, elles s’étendent sur la nécessité de contraindre l’homme à des activités bestiales rien que pour augmenter leurs richesses et leurs capacités intellectuelles.

Nous ne rejetons pas pour l’heure cette pensée à vrai dire, mais, nous la comprenons dans son sens le plus restreint et le plus historique. Avec le temps on saura que bien évidemment que les hommes s’introduisent au monde du jeu d’échec où ‘’ceux qui gagnent ce sont ceux qui perdent’’. Nous ne comprenons pas, car, ce jeu n’a ni de règles ni de principes, en s’y appliquant, on devient absolument MAITRE DU JEU.

 

Delcarme BOLIVARD, AV. MA

23/03/2016

mercredi 1 juillet 2015

QUI SUIS-JE ?

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Chaque homme devrait constamment s’interroger sur son existence. Cette interrogation pourrait en tout état de cause permettre à celle ou à celui qui respire de se positionner pour déterminer son origine, son existence, ses attentes et son devenir comme être. Delà, la recherche de savoir son tréfonds lui donnera accès au moins de connaitre les autres par une étude du caractère liée d’un ensemble de vérités universelles.

Se questionner sur son être, c’est questionner l’existence. C’est de savoir, qui existe ? Pourquoi exister et comment exister ? Après quoi, quel serait son sort au grand devenir de l’existence ?

Qui suis-je ? C’est une très grande question philosophique dont l’objectif est de savoir si l’être est l’être vraiment, non pas parce qu’il vit mais par le niveau de son intelligence, par l’ensemble de ses croyances, ses entreprises et autres.

Qui suis-je ? Ce questionnement ne peut être sujet de réflexion ou de débat sans qu’il n’y ait pas toute une myriade d’interrogations de même degré qui pourrait se considérer ou entrer en ligne de compte, dont : d’où viens-je ? Où vais-je ? Existé-je vraiment ? À quoi dois-je m’attendre ou espérer ? Après la mort, que vais devenir ? Suis-je ou ne suis-je pas ? Que sais-je ? Ce sont des interrogations relatives au grand doute invocateur. C’est la démarche pour déceler le réel de l’irréel, le faux du vrai, l’existence et l’inexistence. C’en est ainsi, rien que pour être au rang de ceux qui croient que, se questionner tout le temps de son existence est le seul moyen d’aborder ou de comprendre la vie.

Suis-je le vent ? Le feu ? L’eau ? L’air ? La nature ? Cette tour de questions auxquelles je prétendrais répondre, me permettraient de me jeter dans l’au-delà sans réserve afin que je ne sache pas qui je suis. Si je me disais être le vent, n’aurais-je pas seulement pour fonction de souffler ? Et pour le feu ? Peut-être ne m’attacherais-je qu’aux attributions du feu. Je serais là pour arroser, étancher la soif et autres missions relatives à mon domaine si j’étais l’eau. Pour l’air et la nature, je me garde de ne pas en parler, car, je constate que mon être et mon âme se distinguaient des deux premiers par le seul fait qu’ils s’échappent de ma connaissance.

Je ne puis dire que je suis homme par le fait que j’ai deux yeux, deux mains et deux pieds, deux oreilles, la tête, en un mot tous les organes et cellules au moyen desquels on peut dire que celui-ci et celui-là est un homme, car, plusieurs des êtres comme moi les possèdent. En effet, comme pour la plupart des êtres qui détiennent l’ensemble de ces traits biologiques, alors, qu’est-ce qui me permet d’eux de me distinguer ?

Je ne sais d’où je viens. Trop de connaissances abordent de manière paralléliste la question de l’origine de l’être humain et quand des idées s’affrontent, chacun se réclame gagnant par une justification de son opinion émise. Je ne peux attendre que ce qui m’est arrivé et ce dont je sûr. Je ne vais nulle part si non que de rêver l’aspect grandissant de la vie de l’homme du moi, je vais où je ne voudrais pas par la contradiction de l’existence.

Qui suis-je ? Je n’en ai aucune réponse. Par ailleurs, la seule chose que je sache, c’est que je suis ce que je suis et rien que cela. Toutes autres interventions y relatives seront sans effet.

29/06/2015
BOLIVARD Delcarme, Av. OMD

mardi 26 mai 2015

REVUE GÉNÉRALISÉE DE LA GÉNÉRATION DE LA RONDE

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Dans toute l’histoire littéraire haïtienne, la Génération de la ronde ne manque pas d’être controversée et d’être étudiée pour ce qu’elle est et pour l’objectif qu’elle se fixe. Par ces deux tendances, les éclectiques et les nationaux, la littérature de l’époque est pourvue de charme et de beauté par la transmission des idées et des réflexions portées intégralement à ce que nous sommes comme peuple.

Que ce soient ceux qui se servent de l’étranger pour peindre la réalité haïtienne au cours de la Génération de la ronde, que ce soient ceux-là qui s’intéressent généralement à nos mœurs, nos aspirations, nos défauts et autres, nous pouvons sans ambages déclarer que la Génération de la ronde ne fait que traduire les habitudes de l’haïtien par des voies différentes.

Si les éclectiques ne combattent que pour permettre à la littérature haïtienne d’être universelle ou cosmopolite tout en gardant le charme vivant de la société haïtienne, les nationaux, eux-mêmes, ne travaillent que pour expliquer, traduire les réalités ethniques d’Haïti par les techniques et informations typiquement haïtiennes.

Pour la deuxième tendance, à savoir, les nationaux, l’haïtien doit se comprendre par des réalités de chez lui et non d’ailleurs. Et pour qu’il y ait un changement total et radical, tout en basant sur un développement durable à la société haïtienne, il faut éduquer l’être haïtien d’après sa culture, changer sa mentalité pour un avenir certain, tout cela va créer une littérature dont le contenu est imprimé d’aspirations de chez nous.

Les grands poètes de la Génération de la ronde, dont Etzer Vilaire, Georges sylvain rêvent incessamment d’élaborer à Haïti une poésie mitigée de gloire et d’honneur. Ils se consacrent à chanter la valeur de la nation en hissant le ton vers une société qui se distingue sous l’influence des autres sociétés. Pourtant, leur objectif était fondé pour la simple bonne raison que la poésie comme genre littéraire ne doit être ni bornée ni entravée dans son aspiration. Elle doit exprimer avec exactitudes l’idée et l’opinion du poète.

Le réalisme dans les romans de la ronde s’affiche de manière à mettre à nu la société haïtienne. Ces romans reflètent l’identité nationale et dégagent une saveur pittoresque qui dessine une image réelle de qu’est l’être haïtien. Ainsi, Frédéric Marcelin et Justin Lhérisson représentent l’âme nationale de par leurs œuvres consacrées à peindre toute une génération. De ''Thémistocle Epaminondas Labasterre'', en passant par ''La Vengeance de Mama'', jusqu’à ''La Famille des Pitit-Caille'' et de ''Zoune chez sa ninnaine'', toutes les mœurs d’Haïti s’identifient et se déclinent sous nos yeux à tout jamais.

BOLIVARD Delcarme, Av. OMD         26/05/2015       
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