vendredi 30 mars 2018

LA DÉSINVOLTURE DU DOCTEUR KELLY C. BASTIEN ET L'INDIGNATION DU SÉNATEUR NAWOOM MARCELUS: LE THÉÂTRE DU MAUVAIS GOÛT EN POLITIQUE

encrejournale

Certaines banalités dans le quotidien de la politique nationale illustrent que nous sommes loin de maîtriser les paramètres les plus préliminaires de la Science politique. A force de nous y livrer assidûment par le seul fait que nous soyons des militants primesautiers en rejetant aveuglément les grandes écoles de pensée qui pourront nous fomenter l'esprit à l’accomplissement des démarches sérieuses devant concourir au développement durable du pays, nous préserver de toutes insultes, pourtant, nous en sommes tout ce coupable. C'est le déséquilibre entre les réflexions des classiques politiques/politologues, tels: Philippe Braud (Histoire de la politique), David Hum (Où l’on prouve que la Politique peut être réduite en forme de Science) qui croient que la Science politique doit être applicable au profit de la bonne gouvernance. Et des penseurs politiques philosophes, dont : Nicolas Machiavel (Le Prince), Thomas Hobbes (Léviathan) n'admettant pour vrai que leur réussite cachée en dévalorisant leurs adversaires dans le cadre de la prise de pouvoir politique.

Nous doutons fort que nos hommes politiques apprennent bien leur devoir d'état. Nous assistons au contraire à une lutte acharnée pour le pouvoir de manière insignifiante, si nous nous referons à leurs bilans comme des autorités étatiques.

C’est ainsi que dans une même période, les réseaux sociaux déjà très mal utilisés et appréhendés par certains internautes, viennent d'être troublés par des interventions politiques de l'ex-Sénateur de la République, en l'occurrence, Docteur Kelly C. Bastien qui s'attaque acharnement, mais sous un ton doux et ironique, au Sénateur Nawoon Marcellus.

Dans un premier clip, Docteur Kelly rejette l'affirmation du Sénateur Nawoon faisant croire que ce dernier voudrait implanter un nouveau lycée dans la localité de grison-garde, département du Nord. Tout en voulant humilier le Sénateur Nawoon, Docteur Kelly C. Bastien l'invite à prendre le chemin de l'école comme moyen de comprendre mieux les multiples facettes de la politique. Dans le second clip, le Sénateur Nawoon Marcellus par le Docteur Kelly C. Bastien a été accusé de détournement de fonds (...), vol d'appareils de téléviseurs et surtout de retourner à l'école pour se former complètement. Le Docteur Kelly C. Bastien, faisant de telles allégations, n'en a pas ménagé les conséquences pourtant. Et peut en payer cher le prix. Il n'a pas mesuré ses propos humiliants à l'égard du Sénateur du Nord en fonction. Il s'attaque, néanmoins, à tous ceux-là ne sachant ni lire ni écrire à Haïti constituant pour les deux antagonistes une même source électorale.

Que dire Karl Marx à travers son fameux texte : ‘’Sur la question juive’’ par rapport au comportement de l'ex-Président de l’Assemblée Nationale,  Kelly C. Bastien, à un moment où les élections devront prochainement se tenir à Haïti? Laënnec Hurbon, ne dirait-il pas que la grande partie de la société haïtienne acceptait mal les vidéos du Docteur Kelly C. Bastien, par ses ouvrages, "Comprendre la société haïtienne, et Sorcellerie et pouvoir en Haïti "? Et Paul Moral dans ses études sur la société haïtienne, "Le paysan haïtien", remarquerait-il que l'ex-Sénateur du Nord faussait ses pas en qualifiant le Sénateur Nawoon Marcellus de "nèg sòt" (nègre sot)? Frankétienne, dans "Les affres d'un défi", ne prendrait-il pas le Docteur Kelly C. Bastien pour Clodonis, celui qui se vantait pour ses connaissances et pour lesquelles il a été mis à mort?

En effet, la grande masse populaire haïtienne comprendra fort mal les dire médiatisés de Kelly à l'encontre du Sénateur Nawoon Marcellus. A contre partie, le Sénateur Nawoon Marcellus, ne dit jusqu'à date aucun mot sur les propos décourageants du Docteur Kelly C. Bastien. Peut-être, y croit-il une stratégie politique laissant à sa place agir la grande masse populaire haïtienne au cours des prochaines élections. Espère-t-il bénéficier la faveur du peuple qui pour lui, serait humilié par l'ex-Sénateur du département du nord, le Docteur Kelly C. Bastien.

Il reste au Docteur Kelly C. Bastien de prouver ses allégations comme il est dit clairement par le penseur, Bayle Pierre : "Tout fait avancé, doit être prouvé ". Au Sénateur Nawoon Marcellus de dire le contraire pour rassurer ses milliers d'électeurs qui sembleraient en être convaincus. Faute par le Sénateur Nawoon Marcellus de redresser Kelly C. Bastien dans ses malversations, l'indignation s'emparera de lui pour le reste de sa vie. Et par l'argument d'autorité, maintenons les discours politiques du ex-Sénateur Kelly C. Sébastien contre le Sénateur Nawoon Marcellus, même si par nous ils sont qualifiés de désinvolture.

Delcarme Bolivard 
db
30/03/2018

samedi 24 février 2018

LE JOURNALISTE S’APPREND: Hommages inédits


Mes premières armes en Journalisme m'ont été remises par un ensemble de grands professeurs nationaux et internationaux du genre célèbre; respectivement : Me Delinord Valcin, Jean Etienne (Joe Etienne The Master), Dr Dorismond Edlyn, Me Claircidor Jean Rouzier et Dr Bruno Hamard, Professeur Gabriel Coulombe. De cela, il y a treize ans  (13 ans).

Le professeur Delinord Valcin m'apprenait à respecter le principe de l'écriture journalistique tout en restant objectif dans les faits à présenter. Il m’incitait toujours à vérifier l'authenticité des informations avant même que je ne les mette en onde. En journalisme, le professeur Delinord m'initiait les techniques de vérification des données édifiantes et les méthodes relatives à l’examen de la vérité. Il me faisait écarter de toute possibilité dont la mission consistait à forger des informations, car, m’apprenait-il que  ‘’l’information est le plus vicieux des caméléons intellectuels’’ (Heinz Von Foerster). Dans son cours de ‘’Journalisme’’, le Professeur Delinord m’encourageait à ne jamais commettre des délits de presse et me rappelait continuellement que le vrai journaliste est celui dont les analyses et commentaires sont fondés sur la règle de l’objectivité. Donc, du professeur Delinord Valcin, j'apprenais à me consacrer à l'ouvrage pour qu'enfin mes opinions et réflexions soient tout à fait respectées et crues jusqu'à inscription de faut.

Le Journaliste Jean Étienne, appelé intimement par ses pairs,  ‘’Joe Etienne The Master’’, me tendait la main en animation radio/télé avec les verves oratoires puissantes d'un jeune de ma génération, le feu Fritzner Difficile, porteur d'espoir sous la coupole des orateurs du Cap-Haïtien par une voix saine, claire et intensifiée mélangée de gloire et de souplesse. Joe m'exigeait toujours de me courber sous la force de la voix artistique, de m'incliner quand chantait un artiste aux heures d'une émission de peur que les auditeurs n'abandonnent la station sur laquelle se pose ma voix comme animateur. Joe me parlait de "Phrasé musical", moment pendant lequel je peux saluer ou faire des commentaires sur des musiques. Il me professait les grandes notions des techniques d’animation, à savoir : la règle de la pertinence de la connaissance en animation, l’animateur avant, pendant et après le spectacle, le principe des trois (3) ‘’Caps’’ (capter, captiver et capturer) etc. Des souvenirs à ne jamais oublier.

Philosophe de son état et chercheur de carrière, Dr Dorismond Edlyn m'introduisait la philosophie  du journalisme en m'invitant à respecter l'opinion de l'autre. Il me parlait de l'importance des "idées" que je dois savoir choisir pour balancer l'opinion. Dr Dorismond m'incitait à découvrir les enjeux de la presse dans les Caraïbes et surtout au niveau de l'Amérique latine. Ainsi, m’invitait-il à ne pas être comme ‘’un marchand de nouvelles ou un redresseur de torts’’. Il me parlait du principe épistémologique qu’évoquait Henri Béraud qui refusait d’accepter le journaliste comme un ‘’flâneur salarié’’ et comme un ‘’homme de la rue’’. Dr Dorismond fondait en moi l'empire de la connaissance livresque au service de la réalité médiatique d'ici et d'ailleurs.

"Le journaliste doit soigner son être et son paraître", tel était le conseil tenu à ma déférence par le professeur Claircidor Jean Rouzier. Ce dernier, puriste avéré; entamait une lutte contre la médiocrité et condamnait sans réserve la médiacratie dans le monde, notamment à Haïti où la presse est vendue aux enchères. Le Professeur Rouzier, dans son cours de "Communication Sociale et mass médias" me montrait les dangers qui peuvent survenir à la suite de l'implication directe et partisane des médias dans les affaires politiques d'un pays. Cet homme faisait de moi un communicateur au sens plein du mot et à tout jamais.

Quant au Dr Bruno Hamard, mon tuteur en thèse de Master/Science Politique, option : Développement International, le Journaliste doit avoir un subconscient fécond que l'on appelle aussi "Culture générale". J'apprenais avec lui que je dois m'informer avant que je n'informe les autres. Il me permettait de découvrir le rôle de la presse dans l'élan politique d'une nation. Il m'invitait à ne pas vendre ma conscience comme professionnel journaliste et à placer mes mots de manière raisonnable dans les sujets d'actualité. Avec Dr Hamard, je découvrais la fragilité du domaine médiatique dans l'espace francophonique haïtien où les informations peuvent être manipulées au lucre d’une classe sociale.

Dans ma spécialisation en "Parlementarisme" avec l'Université Laval, je suivais à la lettre les informations et notes soumises par certains grands professeurs de cette université, dont, Gabriel Coulombe. Ce dernier, dans ses multiples approches et interventions, expliquait par des questions clés la fonction de l'information rationnelle dans le domaine parlementariste et démocratique. Il me permettait de comprendre ce que pouvait créer de vrai la presse dans un système démocratique, comme : Assurer la transmission de bonnes informations, impliquer à la formation civique et politique des citoyens d’une nation, promouvoir la culture et encourager le progrès économique par l’investissement et la création d’emplois. Il soulignait que la doctrine et le système parlementaire d'un pays peuvent être les résultats de la presse parlée, écrite et télévisée de cet État. A ce niveau, il est de bon ton que les acteurs de presse soient bien formés, et respectent intégralement l'éthique et la déontologie journalistique au bénéfice d'une vive participation intellectuelle sans écarter la masse dans les affaires sociopolitiques d'un Etat.

L'ensemble de ces compétences reçues et acquises a fait de moi un passionné de média et un serviteur des principes y relatifs. Je deviens un Humain au service d'un pays qui ne reconnaît pas encore les sacrifices de grands hommes qui se sont battus pour notre valeur de peuple. Je grandis sous le respect des normes, travaille pour l’application de la loi, défend ce qui mérite d'être défendu et renonce à tous avantages mesquins inhumains devant continuer à plonger mon pays dans le bassin d'ignorance et de la médiocrité à outrance.

Delcarme Bolivard

db

24/02/2018

Sa fè'm mal (5)

Lè Prezidan meriken an, "Donald Trump", te trete'n peyi tou komòd, sa te fè plis pale anpil bò isit tankou lòt bò dlo, ke lè "Michel Martelly" ap rantre nan kò medam ayisyèn nou yo. Sa fè'm mal. E mwen p'ap janm bouke trete yon pakèt nan nou ipokrit je chèch k'ap chèche ti lajan ak ti manje, pandan yon gwoup nèg ak fanm ap fin dechèpiye yon peyi ki fè listwa.
Mwen pa gen dwa di anyen sou spektak sweet Micky yo, paske m'ap toujou gen tò, twòp moun renmen'l, twòp moun lage yo nan ti sousou pou yo mannyè viv. Se kondisyon peyi a ki fè sa, se edikasyon nou an ki fè sa. Se sa ki fè, anpil nan jenn fanm ak jenn gason ki santi yo menase, al fè chimen yo lot bò dlo. Men pa bliye, sweet la te toujou sweet, se nou ki t'al chèche'l pou'l te vin di nou manje lafyant.
Otè a di, ou pa gen dwa korije chèf ou, ni montre'l ke'w konnen pase'l, sa se vre. Men, nan ka Ayiti, sanble se moun k'ap dirije yo ki plis sanble tèt anba. Podyab, pou Prezidan "Jovenel" ki sanble gen volonte, men poko janm konnen kisa ki rele politik nan peyi Dayiti. Se la tout bagay ki sal se politik. Sa fè'm mal.
Tout koze sanble, tout pawòl pale, tout voum se do nan peyi isit. Yo bay kanaval plis valè ke edikasyon, paske nan yon sosyete lè plis moun pa fòme, gen plis chans pou yo toupizoup pèp sa ak koze kredi. Nan "servitude volontaire", "Étienne de la Boétie" bay kouman yon gouvènman ka mitonnen yon pèp, fè'l egare, djèdjè, pa wè klè ni tande sou sa ki gen awè ak avni'l, nan ba'l manje, ba'l mizik pou'l Kaladja.
Mache Ipolit boule, kanaval pi rèd. Sa fè'm mal. Ti machann kriye, boujwa kontan, DGI ap pyafe, profèsè pa touche, lekòl piblik tafya, elèv ak inivèsitè chikata, yon myoud pa di. Gade yon peyi mesye! Ankèt sou ankèt, ankèt devwale anvan bajou kase, mouche "Digicel" la, "Marteen Boute" kase kouvri sa. Se yo ki bay, se yo ki koumande. Se yo ki konstwi, se yo ki di kouman'l fè boule. 3 zè nan maten, se yo kite la, kouman mwen fè konnen? Dèfen Prezidan "Préval" te gen rezon lè'l te di: " Men je'm, men jò'w", se kan ou pran'w konnen.
Nan yon peyi serye, yo t'ap toujou mennen ankèt la e mouche "Digicel" la t'ap youn nan moun yo t'ap kesyone. Men elas! Ankèt la deja pran okèt, ansyen politisyen yo ak gouvènman an gentan konnen repons lan, se chat k'ap veye bè. Mouche telefòn nan di se fatra ki t'ap boule, Prezidan mande ankèt, nan kiyès pou nou pran? Nou pran nan pwa grate. Sa fè'm mal.
Adye ooo, Nan peyi Etazini, nonm nan trete pitit Bon Dye, tou kòmòd, tou latrin. Nan peyi Ayiti, jennonm nan di pèp la manje lafyant. Sa bon, se nou ki t'al retire derechany mo sal la sou li. Men, tonnè boule chen ak chat sa fout fè'm mal.
db
15/02/2018

lundi 29 janvier 2018

Le rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe, est-il un instrument de persécution politique ? Ou un document servant à relever l’image du système judiciaire haïtien ?

encrejournal
Nous avons mis du temps à observer pour mieux aborder la question de ‘’Rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe’’ couvrant les périodes annuelles allant de septembre 2008 à septembre 2016, réalisé par la commission d’enquête ‘’anti-corruption’’ du Sénat haïtien, dont l’honorable Sénateur Evalière Beauplan du Nord-Ouest était le Président. De la remise officielle de ce rapport à l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Son Excellence Youri Latortue, du parti ‘’Atibonit An Aksyon’’ (AAA), le Vendredi 10 novembre 2017 au parlement haïtien, les médias et les réseaux s’enflamment.  Ce document qui devrait être combien important pour la restructuration et le contrôle intégral des institutions publiques et privées de la nation, défraye la chronique où chaque secteur, du moins, des personnes ciblées essaient, de toutes possibilités, de se soutenir ou de s’y dédouaner comme quoi le rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe les souille la réputation. Quelle imprécation !

Après maintes analyses et réflexions, nous finissons par déterminer le fondement du principe selon lequel, le Droit de la Politique englobe et envahit négativement toutes les institutions républicaines haïtiennes. Tout est Politique quand on veut, d’une part, s’innocenter ou décider délibérément de bouder la justice haïtienne. D’autre part, quand on veut salir ouvertement la réputation de quelqu’un ou continuer à traîner dans l’ignorance le peuple haïtien déjà trop faible pour mesurer ou comprendre certaines gravités de situation devant engager la nation, faute d’éducation de toutes sortes. Ainsi, a posteriori, dans un contexte ironique, considérons-nous que la notion ‘’Politique’’ fait plus de mal que de bien à la société haïtienne, ce, depuis le post-esclavagisme jusqu’à nos jours, si nous observons à la loupe les conjonctures sociopolitiques et économiques du pays. C’est à repenser, puisqu’il est de principe premier que la Politique doit s’occuper du bien-être de la collectivité dans un contexte de bonne gouvernance.

Le rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe de 656 pages, incluant des indices et des preuves, dit-on, pouvant permettre à la Justice haïtienne de s’y prononcer, indexe plusieurs anciens et hauts fonctionnaires de l’Etat haïtien accusés de ‘’forfaiture, concussion, détournement ou dissipation de derniers publics’’, toutes ces infractions sont prévues et punies par le Code Pénal haïtien en ses articles : 127, 128, 135 et 340, et selon les dispositions de la loi du 12 mars 2014 portant  prévention et répression de la corruption en ses articles : 5.5, 5.8, 5.9, 5.10, 5.12. Dans ces démarches, l’esprit des articles précités sont en éveil, demande d’être appliqué à la lettre contre quiconque est l’objet de poursuites judiciaires relatives aux infractions susmentionnées.

La politique du Droit doit être perçue autrement, ce qui permettra à la Justice haïtienne d’être effective que d’être mise sur la sellette de la criminalité pour être jugée et condamnée à la place de toutes celles et de tous ceux méritoires d’être incarcérés après la justification de leurs culpabilités. Ce qui revient à considérer les grands axes de la pensée politique constructive de John Locke, reprise par Montesquieu, la séparation des pouvoirs. Donc, le pouvoir législatif par le rapport de la commission d’enquête ‘’anti-corruption’’, doit analyser résolument ledit document tant sur le fond que sur la forme. Et pour sauver l’honneur du peuple haïtien où l’État est pris comme otage de corruption, considéré boiteux de marque indélébile à l’échelle internationale, le parlement haïtien doit acheminer le dossier au pouvoir judicaire, par ses autorités y établies, qui dira le mot du Droit.

Les parlementaires doivent prouver la sagesse dont ils sont coiffés s’ils ne se livrent pas tous dans le chantier de la corruption, non seulement pour permettre au rapport d’atteindre son but, mais aussi pour permettre aux citoyens indexés de répondre aux questions de la Justice dans le délai de la loi sans chercher à les acculer pour causes politiques. C’est ainsi que l’État haïtien entrera dans le concert de l’État de Droit et s’écartera timidement du rang des pays ayant en leurs têtes des autorités les plus corrompus de la planète.

Apriori, il ne faut aucunement voir dans le rapport sur le fonds PetroCaribe un instrument de ‘’persécution politique’’ ou ‘’un document servant à relever l’image du système judiciaire haïtien’’  ou une attaque sans précédente à un groupe de personne bien spécifique’’ sans scruter les faits qui l’ont engendré. Si tel est le cas, c’est le moment ou jamais de coudre le tissu politique haïtien semblant être déchiré par ses paires depuis le lendemain de l’indépendance nationale jusqu’au moment où nous émettons ces opinions citoyennes. Par ailleurs, il faut y voir un appel à la restructuration de l’administration de l’État haïtien sabotée et sombrée par le sentiment égocentrique forgé du refus de l’acceptation des principes axiologiques qui gouvernent le monde (comme vrais).
Il faut, disons-nous, admettre que, malgré certaines failles constatées ou de rares exceptions qui pourraient être observées,  ledit rapport présenté par la commission ‘’anti-corruption’’ du Sénat haïtien est un écho à l’échec d’une classe dirigeante depuis plus de deux décennies dans des conditions méprisantes qui accouchent un pays ne cessant de tendre la main aux aides internationales lapidées par des vauriens dont l’histoire retient négativement les noms. Ce rapport doit nous conduire vers le début d’une série de procès dans nos tribunaux où la Justice se triomphera pour la gloire du pays.

Des propositions utiles :

a)      Au gouvernement
Le gouvernement haïtien doit maintenir sa neutralité dans le dossier du ‘’rapport’’ sur la gestion des fonds PetroCaribe, de manière que le pouvoir législatif joue normalement son rôle de contrôle pertinent. Qu’il prenne distance à ce document pour empêcher que l’idée d’État de Droit dont on parle dans le pays ne soit tout à fait une utopie. Au contraire, le pouvoir l’exécutif dans le cadre de sa mission de garantir le bon fonctionnement des institutions républicaines, doit encourager un dénouement heureux concernant le rapport.

b)     Aux parlementaires 
Au lieu de bouder ou d’infirmer les séances pour ne pas mettre sur le tapis le contenu intégral du rapport et d’en prendre une décision finale, mieux vaut de se démettre en acceptant de s’aligner aux côtés de celles et de ceux qui seront jugés et condamnés par le tribunal de l’histoire. Et le peuple saura qui de vous a fait plus de mal à la nation en préférant le bonheur personnel au vote populaire qui vous a conduit dans l’opulence de la vie.

c)      Aux autorités judicaires
Dans tout État sérieux qui se veut être un Etat de Droit, la Justice garde son impartialité en se renforçant constamment à inspirer confiance aux justiciables. Elle agit au nom de la loi en toute impartialité. Néanmoins, une Justice faible, est celle qui crée, au lieu de tout ordonner, l’anarchisme et le chaos au niveau de la société. En effet pour revitaliser le système judiciaire haïtien qui semble être mal vu tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale, dans la question du rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe, qu’il se prononce à l’aune du Droit. Ainsi, les autorités judiciaires haïtiennes n’ont qu’à avoir pour boussole la loi en vertu de laquelle le Tribunal compétent en la matière tranchera au nom de la République.

d)     Aux médias :
Il faut finir avec la  ‘’vidéocratie’’, la ‘’télécratie’’ le ‘’télépopulisme’’ en un mot,  la ‘’médiacratie’’ pour laisser à la Justice de faire son travail. À trop vouloir informer la population, certains directeurs d’opinion nuancent les actualités en prenant ‘’le pour le contre’’ dans des dossiers aussi fragiles pour le destin du peuple haïtien. Donc, la manipulation des informations ne feront qu’enterrer le rapport sur la gestion des fonds PetroCaribe au bénéfice d’une oligarchie corrompue tenant les rênes de la nation depuis plus d’un demi-siècle.

e)      A l’international
La communauté internationale doit se garder de prononcer de manière anticipée sur le rapport porté sur la gestion des fonds PetroCaribe. Elle doit y prendre des distances en attendant que soit faite la lumière sur la question, ce pour empêcher toutes sortes d’influence et d’ingérence. L’international, par la preuve de compréhension de la réalité haïtienne, doit au moins pour une fois, laisser aux autorités haïtiennes compétentes en la matière d’agir afin qu’ils ne disent pas avoir été intimités et contraints au moment de prendre des décisions.

 f)      A la population :
La masse populaire haïtienne, dans cette situation doit épouser un comportement de sagesse et d’observation pour ne pas se laisser instrumentaliser par un groupe qui se réclame maitre ou le plus concerné du rapport PetroCaribe. Elle doit au contraire surveiller celles-là et/ou ceux-là dont les noms sont cités dans le cadre du travail réalisé par la commission d’enquête ‘’anti-corruption’’ du Sénat afin de les sanctionner éventuellement au moment des élections si leurs culpabilités seront prouvées et justifiées par la Justice haïtienne.

Entant qu’observateur et analyste, sans vouloir indexer personne, nous sommes certains que le chapitre du rapport de la gestion des fonds PetroCaribe puisse servir de fondement pour corriger des erreurs et des gabegies administratives commises par une aristocratie ne voulant utiliser les biens et les richesses du pays qu’aux noms de la modernité et de la coopération internationale dilapidée. Il reste à savoir : Quels sont les véritables coupables dans ce dossier ? Qu’y sera livré et protégé au gré de l’histoire et de la vérité ?

Le peuple, dans toutes les conditions, en paiera les frais.

Ce qu’il ne faut pas ignorer, ceux qui ce sont exclus sciemment ou inconsciemment du rapport finiront par se rattraper par l’histoire.

Delcarme BOLIVARD

29 janvier 2018

vendredi 19 janvier 2018

Sa fè'm mal (2)

Aprè gwo chèf meriken an, prezidan Donald Trump, fin ban nou jouman kòm kwa, nou, ayisyen se machann SIDA nan peyi Etazini, nou, se tou "komòd" ak bann peyi Lafrik yo, nan tèt kole ak Salvadò; nan Repiblik dominikèn, majistra "Santiago de Los Caballeros", Abel Martinez, deklare ayisyen endesirab anpil.
Koze Towo meriken an fè plis pale anpil. Nèg ak fanm, tribò pabò, move kon kong, tonbe ekri bèl fraz, pale bèl franse, alòske, koze mouche a ap fè chimen'l, nonm yo bay pou Trump lan ap kontinye kale chèlbè nan gwo kay blach la. Yo pa twò pale sou ka panyòl la, se tankou pawòl la di: "chen ap jape, karavàn lan ap pase."
Sa ki touye'm frèt, e ki fè'm mal plis la, se paske chèf peyan'm (peyi'm) ap rizibye'm ankò. Y'ap fè tiwounou wounou anba chal, pandan se pèp k'ap chèche defann li ak zong, bout koute, elatriye. Mwen konn pouki yo pa di anyen, men mwen pap di li koulye a.
Pou mwen vini pi drèt nan sa k'ap ravaje kè'm nan, se bann koze sou do youn nan setanè nò yo, onorab Nawoon Marcellus. Nan Palman an, eskize'm wi, senatè Wilo, Wilo mwen di'w, byen fò devan kamera laprès, deklare senatè jènjan nou an, Nawoon, kòm senatè ki pi nil nan chanm wo a. Anyen pa janm di sou gwosè jouman sa. Yo fè'm kwè se politik k'ap fèt, donk, tout sa ki sal, santi pise, santi vomisman, tout se politik. Alatray papa!
Doktè Kelly C Bastien rantre tout longè nan pèsonalite onorab nou an, senatè Nawoon Marcellus, kòm kwa, senatè a pa fè filo, vòlò televizyon, detounen gwo magogo lajan; jouk koulye a, yon myoud pa di. Yo fè'm kwè ni doktè a ni onorab la se kabrit tomazo, menm plim menm plimay, se politik k'ap fèt. Sa vle di, denigre yon moun, plimen yon moun langèt deboutonnen, se jwèt, se politik k'ap fèt. A latraka pou politik papa. Sa fout fè'm mal!
Yo fè komisyon nan palman an, nan nivo chanm wo a, youn nan reprezantan moun nan nò yo, senatè Nawoon Marcellus, rive prezidan komisyon zafè letraje, li ranplase senatè Evalière Beauplan. Se bèl kichòy. Gen nèg ak fanm ki pyafe, ki fè fèt, woule atè tankou chini ki tonbe nan mitan sann dife pou nouvèl sa. Ni mwen tou, mw fè yon ti kontan kòm nèg nan nò.
Men, s'ak fè'm mal la, se defansè moun mari yo mouri ak ti moun ki pèdi manman yo ak papa yo, mèt André Michel, ki deklare nan "radio Mega ( 103.7 FM)" ke sèl yon peyi ki dirije ak "kokorat" k'ap mete yon moun tankou onorab senatè Nawoon Marcellus, kòm prezidan komisyon zafè letraje. Kidonk, prezidan ak tout premye minis la se kokorat? Depite ak senatè yo tou, se yon bann kokorat? Minis yo, pakèt direktè yo, tout se kokorat? Elatriye. Sa fè'm mal. Anyen pa janm di nan sa. Yo vle fè'm kwè se politik k'ap fèt.
Alò, se mo santi fò ki fè politik? Pa di'm se konsa li ye pa bò isit, kidonk, Ayiti pa yon peyi? Pa gen moun k'ap ni panse ni reflechi? Nou vle fè'm pè politik paske mwen p'ap rantre nan zafè manman nou? E pouki nou fache lè prezidan meriken an kalifye nou "tou dèyè, tou komòd ak tou kaka"? Se politik k'ap fèt. Sa fè'm mal.
db
19/01/2018

samedi 23 décembre 2017

Nwèl pa tonton’m


encrejournal
Depi’m piti, mwen tande tonton nwèl,
Mwen pèdi tan chèche’l, mwen pa janm wèl.
Yo di’m li lòt bò dlo ap bay kado,
Pote lajwa, kè kontan gwo sak sou do.
Yo di’m li pa sanble’m, li pa konnen’m,
Li p’ap vini bò isit, li pa renmen’m.

Dlo nan je fanmi isit, mak nan kou,
Anba kout fwèt lanmizè tonbe sou kou.
Tonton ou mouche nwèl pa konn doulè
Nèg ak fanm nan peyi isit ki fin pèdi koulè,
Kouche atè, trennen kou chen san mèt.
Yo p’ap fete, richès ba yo plis ke san mèt.

Kote se vwe, tonton nwèl ap vin isit!
Nan labou, fatra, dlo sal isit !
Kote se vwe, tonton nwèl konn malere!
San travay, sekirite,  n’ap toujou malere.
Se mannyè pou’n di byen fò
Fèt nwèl pa pou nou, men’m si’n fè jefò.

Adye ! kouri lago pasi pala,
Men ton nwèl isit, men li la.
Yo di’m li blan, li gen anpil bab,
Zye’l tout koulè, men longè rad.
Tout se koze kredi, se filalang
Nou ak tonton nwèl pa konprann menm lang.

Pou jan nou ye la, anba lanmizè nou foubi,
Li pa fasil pou’n wè nwèl, nou plis wè zonbi.
Zonbi pa nan limyè ni manje sèl.
Nwèl pa tonton’m li te manje sè’l.
Yon jou n’ap fete lanmou, lamitye ak rekonsilyasyon
Lè nou tout va kwè ke fèt nwèl pa yon solisyon.



Delcarme BOLIVARD

23/23/17

samedi 18 novembre 2017

La remobilisation des Forces Armées D’Haïti : Une préoccupation dans un contexte sociopolitique fragile.

encrejournal
La question de la remobilisation des Forces Armées d’Haïti introduit une nouvelle vague de débats tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale. Sur ce grand fait sociopolitique, chaque secteur a une position nuancée. Tantôt des approches y élaborées, dérivées des intérêts singuliers ne voulant pas que l’esprit de la Constitution du 29 mars 1987, amendée le 09 mai 2011, soit de mise en utilisant l’insécurité sociale comme conducteur des crises et des chaos dans le pays pour combler leurs envies de prise de pouvoir. Tantôt des réflexions parviennent des acteurs politiques croyant que le rétablissement des Forces Armées D’Haïti est une nécessité quant à la lutte contre l’anarchisme, le libertinage et surtout le délaissement de nos frontières comme soi-disant État souverain.

De l’armée indigène de 1803 en passant par l’armée féodale de 1807 à 1915, l’armée des protectionnistes de 1915, l’armée de la désoccupation américaine de 1934, l’armée de Jean Jacques Acaau de 1943, la Gendarmerie, jusqu’à l’Armée d’Haïti en 1947, dénommée Forces Armées D’Haïti en 1958 avec François Duvalier, cette dernière démobilisée en 1995 avec le retour de Jean-Bertrand Aristide, Haïti a connu des forces militaires en série. En dépit de la reconnaissance légale d’une force armée par la Constitution haïtienne en vigueur en ses articles : 264, 264.1, 264.2, 264.3, 265, 265.1, 266, 267, 267.1, 267.2, 267.3, 267.4, 267.5, 268, 268.1, 268.2, 268.3, cela n’empêche que cette institution indépendante soit en veilleuse de quinze ans de cela.

Il est de fondement que les forces armées constituent pour une nation un véritable moyen de développement dans le cadre du maintien de l’ordre, de la s’sécurité, de la protection des citoyens et des institutions. Elles désignent l’un des facteurs essentiels de la ‘’fonctionne régalienne’’. Ce qui montre que la sécurité extérieure d’un pays doit être assurée par la Diplomatie dans un contexte de prévention et par des forces armées en cas de conflit, pour la défense nationale sans oublier les stratégies à placer pour la question des risques et désastres environnementaux. Par contre, l’instrumentalisation ou l’utilisation d’une force armée à des fins politiques ou toutes autres manœuvres pouvant engendrer des situations de trouble et de violence, permettent de saisir l’échec flagrant d’une telle institution contribuant à appauvrir une nation au lieu de la propulser vers le progrès et le développement durable.
           
Les idées précédentes nous laissent comprendre la bivalence que peut avoir une force armée dans l’accomplissement de ses attributions. L’‘’armée’’ a permis à la Russie, les États-Unis, la Corée du Nord, la Chine, l’Allemagne, l’Angleterre, le Japon, le Canada de s’imposer nationalement et internationalement pour le mode de fonctionnement qu’elle offre à ces États précités. Tandis que, dans certains pays communément appelés ‘’sous-développés’’, tels : La République du Congo, Burundi, Sénégal, Burkina Faso, Libéria, Zimbabwe, Haïti,  pour ne citer que ceux-là, l’armée joue un rôle de destruction massive contre l’établissement de la paix publique pour être instrumentalisée par des autorités étatiques.

Le cas d’Haïti sur la liste des pays dont les forces militaires ne font que provoquer de graves crises sociopolitiques nous préoccupe l’esprit quand nous nous rappelons le rôle que jouaient les soldats des Forces Armées D’Haïti dans des violences politiques, des coups d’État, des gabegies administratives, des meurtres, des manquements aux principes des droits de l’Homme. Nous pouvons en déduire que pendant les trente dernières années, l’existence d’une force armée nationale fait plus de mal que de bien au peuple haïtien.

Par son utilisation politique à outrance, l’’’armée d’Haïti’’ consume tout un rêve du peuple, celui de vivre dans un parfait état de sécurité et de paix durable. Des Forces Armées D’Haïti, que de citoyens paisibles arrivent à perdre leur vie, que de compatriotes sont victimes d’éviction. Donc, si les Forces armées D’Haïti ont été démobilisées pour causes d’infiltration politique et économique en 1995 par Jean-Bertrand Aristide, en 2017, sous la Présidence de Jovenel MOÏSE, elles doivent être conçues autrement. Elles doivent être directement au service de la société au lieu d’être sous le contrôle du pouvoir exécutif comme il a été le cas d’autrefois. Elles doivent avoir en tout temps et en tout lieu l’esprit de la Constitution en vigueur comme vecteur d’achèvement des tâches nobles.

Les Forces Armées D’Haïti remobilisées sous la Présidence de Jovenel MOÏSE, est une institution reconnue par la Constitution du 29 mars 1987 amendée le 09 mai 2011. Cette institution est apolitique, dont les membres ne peuvent appartenir à aucun parti politique et doivent observer la plus stricte neutralité selon la disposition de l’article 265 de la loi mère du pays. Il faut souligner tout bonnement que la remobilisation des Forces Armées D’Haïti est une préoccupation dans un contexte sociopolitique et économique fragile. Au moment où cette armée refait surface, presque tous les secteurs de la vie nationale sont en crise :

1-      L’éducation ne peut pas être assurée effectivement, ce qui traine à la longueur de la journée dans les rues une kyrielle d’élèves des Lycées et des Écoles nationales pour n’avoir pas de professeurs en salle de classe. Et ces derniers se plaignent de la négligence du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle qui ne pense pas à les payer à temps, cependant, exige à certains dont les dossiers sont en cours depuis 10 à 20 ans de concourir pour un poste de professorat.

2-   Cette institution (Forces Armées D’Haïti) revient à un moment où un rapport sur le fonds Pétro-Caribe fait la une de l’actualité pour avoir accusé plusieurs anciennes et nouvelles autorités étatiques dans leurs mauvaises gestions de ce fonds. Ce qui entraine une très dégoutante image pour Haïti qui s’identifie par la conclusion de ce rapport aux yeux de l’international comme le bastion de la corruption des pays insulaires, pourquoi pas du monde entier.

3-     L’économie haïtienne est en déroute et s’affaiblit de plus en plus par les gabegies administratives. De-là, les agents de l’ordre public (les policiers) ne peuvent pas être rémunérés régulièrement,  des grèves dans les hôpitaux publics, des licenciements répétés et abusifs etc. Le pays se voit obligé continuellement de tendre la main à l’international qui continue à s’amuser dans nos malheurs.

4-   Des manifestations en série organisées par les opposants du gouvernement en place, demandent inconditionnellement au Président de laisser la tête de la Magistrature suprême de l’État pour être accusé de ‘’blanchiment des avoirs’’, fait prévu et puni par le code pénal haïtien. Ces manifestants en profitent pour dénoncer et critiquer énergiquement la loi de finances 2017-2018, qui d’après  eux, ne reflète pas les aspirations du peule.

En effet, que de situations fragiles dans lesquelles remobilisent les Forces Armées D’Haïti, présentées officiellement à Cap-Haïtien, Vertières, le Samedi 18 novembre 2017 sous le haut commandement de monsieur Jodele LESAGE, nommé par l’arrêté présidentiel du Vendredi 17 novembre de l’an en cours. Mais, demandons-nous pourquoi le chef de l’État haïtien se préoccupe de cette question de l’armée ? Que faut-il attendre de cette force ? Son budget de fonctionnement, répond-il aux aspirations d’une force armée de l’heure ? Les jeunes soldats, ne sont-ils pas des enfants ou des proches d’anciens militaires, qui partiront à la vengeance de leurs familles ?

Seule une parfaite observation nous est un rempart !

Delcarme BOLIVARD


18/11/2017

jeudi 2 novembre 2017

Observations sur les Eglises à Haïti


encrejournal
Si les Eglises (les différentes religions) se collaboraient pour dédier un candidat à chaque poste électif à Haïti, ce serait mieux. Delà, elles prendraient les rênes de la Cité et appliqueraient surtout les principes de Dieu à savoir: Développer, cultiver et multiplier la terre. Elles feraient le nécessaire de ne pas faire croire aux fidèles qu’ils sont seulement des héritiers du royaume céleste, mais, des éléments positifs ou de vrais citoyens besognant au progrès et à la bonne gouvernance du pays.

Au lieu de tout remettre à Dieu, les Eglises impliqueraient les fidèles au paradigme du changement national en finissant de les éduquer et les instruire civilement et politiquement. Les fidèles, au rythme des anges du ciel qui s'accrochent à encenser le Dieu tout puissant comme leur principale activité, entre eux, ils apprendraient à lire et à écrire au lucre de la nation. Par ce simple geste de civilité, ils comprendraient davantage la Bible et les prédications de leurs pasteurs ou prêtres seraient par eux plus pénétrées. A ce niveau, l’œuvre divine prendrait un nouvel essor à l’utilité de la communauté. Moins d’’’AMEN’’ sans rien comprendre, plus de ‘’il serait bon de faire ceci ou cela selon la volonté de Dieu’’. Tout, pour le bien-être de la collectivité.

A travers le monde, chaque Eglise se vente d’être beaucoup plus proche de Dieu et de maîtriser à la lettre les commandements divins, sans pour autant valider leur présence sur la terre par l’accomplissement de grands actes. Du Judaïsme en passant par Christianisme, Islam, Hindouisme jusqu’au Bouddhisme, on ne fait que se venter d’avoir la vraie puissance ‘’divine’’. Pourtant, chacune d’entre elles ignore ou néglige à sa façon le rôle que pourraient jouer les fidèles dans la construction du nouveau monde s’ils étaient formés de manière citoyenne. 

Chez nous, le même constat se dresse vers la désolation d’un combat aussi acharné entre des hommes de même catégorie sociale qui sauraient, cependant, s’allier et s’armer divinement à la défense d’une cause commune qu’est la ‘’patrie’’ au nom des principes de la démocratie contemporaine. Et s’il fallait parler de la pervertie et de la dépravation sociopolitiques d’Haïti, il serait important de soulever le rôle de l’Eglise en tout cela, s’interroger sur la nécessité de rendre effectif ce monde afin de parvenir  à un établissement de grandes œuvres mises au service des citoyens. Par de-là, la mission première de l’Eglise serait de veiller sur le respect d’application scrupuleuse des principes de Dieu, de plus, contribuer au développement du pays en encourageant leurs membres à participer aux actions civiles et politiques devant engager la nation.

Dieu, quel que soit le nom qu’on lui attribue : Yahvé (de l’Hébreu YHWH), Allah, ‘’Grand Maître’’, garde son amour, sa toute puissance envers les hommes. Par ailleurs, ces deniers  se détournent de la bonne voie et se livrent plutôt qu’à être servis au lieu de servir le pays.

C’est une remarque imprimée intégralement sur la réalité de l’existence des Églises à Haïti. Au lieu d’aider les fidèles à développer l’esprit d’équipe pour fortifier la Nation, elles (Eglises) ne font que dresser des barrières sociales destinées à empêcher aux fidèles de vivre fraternellement pour le bien être de la collectivité. Au lieu de prêcher la Démocratie en se servant des principes fondamentaux de la Sainte Écrite (la Bible), elles ne favorisent que la puissance et l’austérité des prêtres ou des pasteurs au préjudice d’une couche espérant un futur meilleur sans rien planifier au présent. Au lieu de bâtir à Haïti de grandes écoles, des Universités remarquables, des hôpitaux modernes, de grandes industries, elles ne font toutefois que de jouer au cerveau des fidèles en tirant d’eux de grands avantages, pour surtout augmenter la capacité de leurs temples afin d’accueillir beaucoup plus de monde dans l’idée d’en tirer profit.

Il nous faut finir avec l’idée que nos fidèles sont des passagers de ce monde et que leur véritable place est là-haut dans le ciel. Il faut, cependant les impliquer à la vie civile et politique d’Haïti pour qu’ils sachent avant tout, qu’ils ont leurs propres contributions à apporter dans la construction du pays. Mais ne les laisser pas périr pour faute de connaissances. Et si les Églises à Haïti négligent leur responsabilité consistant à redresser la barque fragile de la nation, elles vont continuer à nous désunir au lieu de nous conduire au port du changement global.

31/10/2017

Delcarme BOLIVARD



mardi 26 septembre 2017

Lettre d'un jeune haïtien Avocat adressée à son mentor

encrejournal
    Pays des Hommes vivants, 26/06/2015

De: Me  Carl-Démé Lavibord
A: Me Wilili K. Paul
Objet: Félicitations


Honorable confrère,

Je ne voudrais pas que je sois le premier à réagir sur votre rapport fourni relatif au dossier des sieurs Albert Frainfrain et Anténor Séjourné accusés de "déchouqueur[1]". Par ailleurs, si cela arrive, permettez que j'y avance quelques mots.

Estimable confrère. Vous venez de me faire comprendre que l'Avocat est celui qui est prêt à tout, quand ses demandes fondées en Droit ne sont pas respectées ou bafouées par certains juges corrompus, dépourvus d’élégance juridique, souhaitant traiter les défenseurs des veuves et des orphelins comme des gueux, si vous admettez que j’utilise votre propre mot. Vous m'avez permis de comprendre la force de la conviction et de la croyance avec laquelle, sans ambages, vous avez défié la marque dictatoriale du juge de siège d'alors. Vous avez injecté en moi particulièrement, le refus de l'inacceptable. Vous m'avez hier appris comment me soutenir au cas où j'aurais raison dans un Procès pénal ou civil.

La plaidoirie en faveur des accusés Albert et Anténor a transformé le Tribunal en une faculté de Droit, où, Cher Maître, élégamment vous avez défendu les causes de notre client. Dans cet espace sacré, appelé pour sa grandeur, le Temple des Thémis, vous avez développé et expliqué en maitre l’un des éléments fondamentaux des libertés publiques ; qu’est la liberté individuelle, reconnue, garantie et protégée par la Constitution en vigueur en ses articles 24, 24-1, 24-2, 24-3. Vous avez exposé en bon connaisseur, la règle et la typologie de l’Abeas corpus’’, dont : Abeas corpus préventif, Abeas corpus correctif et Abeas corpus proprement dit. Vous avez démontré que le premier peut se faire contre toute forme de manipulation juridique. Vous avez, cher confrère, au prétoire, expliqué en outre, les deux autres formes de l’Abeas corpus.

Distingué maître,

Votre réaction hier à la déférence du Doyen du Tribunal Criminel, est fondée en fait et en Droit, ce qui me pousse à vous en féliciter grandement. En bon Avocat,  vous vous êtes aussi attaqué au Représentant du Ministère Public qui n'a pas su faire l'état de la hiérarchie des normes juridiques dans un État de droit et démocratique. Au moment de votre plaidoirie éloquente, Vous lui avez donné une leçon qu'il saura retenir durant toute son existence comme raté en Droit. (Je m'en excuse).

Vous avez défendu la cause du cabinet et beaucoup plus clairement, la mienne, à un moment où les parents des accusés ne voulaient pas me comprendre. Outre des leçons précitées  retenues, je suis persuadé que vous ayez raison de nous demander de réfléchir avant de nous aventurer sur certains dossiers juridiques à nous soumis. J'en suis d'accord. Nous devons raisonner sur certaines sommes à nous remises pour certains dossiers.

Je fais le serment d'usage que je suis prêt à suivre la belle équipe dont vous avez mentionné au prétoire. Ainsi, dois-je vous rappeler que l'équipe entièrement se levait pour vous supporter dans votre prise de position face à un juge traditionnel comme l'a si bien remarqué clandestinement le Doyen du TPI de (…). (Je me garde de citer la Juridiction)

Enfin, je vous rappelle tous, les membres de ce grand cabinet, que nous avons gagné. Et, cette victoire combien méritée fera le tour de la ville comme une traînée de poudre.

Mais, ne dites pas, Honorable confrère: " Sachez que vous n'êtes pas obligé de me suivre ou de prendre ma position". Cette déclaration n’a pas sa place, car, nous sommes l'équipe championne, nous sommes la belle équipe condamnée à emboiter le même pas.

Sincèrement Vôtre,

Me Lavibord Carl-Démé.




[1] .- Spoliateur
Compteur Global

Culture