samedi 7 février 2015

‘’LE RETOUR FURIEUX DE SOVE’’ ROMAN de BOLIVARD Delcarme, une approche historique haïtienne de 1957 à 1986

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            Le palais national est bien entouré par des gardes, armés jusqu’aux dents. Pourtant, la terreur s’intensifie et prolonge presque sur tout le territoire.

Le président Jacenauld Luvedari, dans sa belle chambre, se plonge dans la terreur par les mauvaises nouvelles apprises de la part du peuple haïtien. Sa femme est aux abois du courage regrettant sans se plaindre d’avoir accepté et choisi un tel homme.

Le palais national troublé par des menaces de toute sorte. Le soleil se cache, laissant après lui des pleurs aux cœurs et dans les yeux. Ainsi, se fait entendre la chanson :
                                               
                                               ‘’ Lèm pa wè solèy la (bis)
                                                    Mwen paka leve e,
                                                    Mwen paka dòmi i,         
                                                    Kèm pa kontan
                                                    Mwen paka ri’’.

Ti Kòd s’installe dans une chambre spéciale où son père défunt savait prier les gros loas. Les yeux fermés, il récite des oraisons de Saint-Michel Archange.

- Simantò. Simantò oui, viens me trouver. Appelle Ti Kòd l’un de ses plus beaux amis gendarmes.

- Son excellence. Fait le gendarme.
- Où est ma femme ?
- La première dame ?
- Oui.
- Elle doit être là, dans l’autre chambre entrain de se vêtir pour venir au près de vous.
- Dis-lui de m’apporter le petit appareil de l’autre salle.
- Oui chef, à vos ordres !

Il se déplace dans le but de transmettre le message qui lui est confié. Trois pas après, il retourne au prés de Ti Kòd et lui dit :

- Son excellence, à vos ordres !
- Quoi d’autres ?
- Vous m’avez oublié de dire de quelle chose s’agit-il exactement.
- Le petit appareil dans lequel on voit des hommes qui émeuvent.
- C’est son nom ?
- Allez imbécile ! Va le lui dire. Répète énervement Ti Kòd.

A force de penser et truffé de tresse, le président Jacenauld arrive à oublier le nom de l’appareil mais, sa femme très calme saura de quoi veut-il parler. La première dame, aidée par le gendarme ; apporte le téléviseur à Ti Kòd.

- Merci, ma femme intelligente.

Sans perdre de temps, le président Jacenauld fait alimenter l’appareil de l’énergie et dans lequel le peuple qui manifeste avec de grandes pancartes comportant le portrait déformé de Ti Kòd: tête avec de grandes oreilles comme celles d’un lapin et le reste du corps comme celui d’un chien avec sa longue queue.

- Quoi ? Moi-même ? S’interroge étonnement le président.

Il court dans la grande salle, et bien vite il se fait trouver un miroir l’aidant à percevoir tout son corps.

- Moi-même ça ?
Il touche la tête.
- Moi, moi, moi, même ça ?

Il marmotte.

Il touche ses fesses pour vérifier si effectivement il a de queue.

Pour toutes ces raisons, je vais foutre détruire toute la masse. Heu ! Où êtes-vous ? allez, tuez tout ce que vous voyez.


                                    ‘’ ABA JACENAULD, VIV LIT PEP LA’’
                                    ‘’ MINISYEN SE CHYEN, BANN VORAS’’  
                                    ‘’ LAVIDURE MANJE KAKA’’
                                    ‘’ RACHE MANYOK OU BANN PEYI-A, VISYE, SAN NANM’’

Autant de propos incongrus s’écrivent en lettre majuscule sur presque toutes les murailles de la République. Des pancartes et slogans mal saints pour induire le pouvoir des Luvedari dans le monde infernal. Les pneus sont dresses dans tous les racoins du pays. L’attaque violente du peuple qui se venge de ses remords. C’est l’ère de ‘’ dechoucage’’. Toutes les activités sont paralysées pour de bonnes causes.

Dans toutes les rues, une seule chanson à la mode ; la femme de Jacenauld qui complote avec son père dans le cadre de l’engloutissement de la jeunesse haïtienne.

                                   
                                                        ‘’ Minou Tinete, I m sorry for yo
                                                           Se nan video wap gade sakap pase;
                                                           Ou voye papaw al achete yon bonm New York,
                                                           Pou elimine tout jenès an Haïti.
                                                           Lèw fè sa, ma pèw
                                                           Paskew se makout ou konnen ou ka kraponnenm,
                                                                       Ou rale wouziw la, mwen big-up sou ou,
                                                            Ou rale baton gaïc la, mwen relax sou ou’’.

Cette chanson parcourt tout le territoire et moindre effort on peut la chanter.
 
De l’autre cote, les miliciens continuent faiblement d’exercer leur capacité en se tenant quelque fois fermes et en unissons ils chantent :
                                     
                                                ‘’ Alaso grenadye’'
                                                    Saki mouri zafè a yo.
                                                    Pagen  manman, pagen papa,
                                                    Saki mouri zafè a yo’’.

Ils ne craignent de rien, même quand dans la mêlée leurs tripes sont pendues à la flèche des palmistes.

Sovè ne cesse de lutter sans être fatigué. Il ravage et tue à la connaissance de son esprit d’antan. Les soldats ; dirions mieux, les assaillants de Sovè sont sans pitié pour les bourreaux. Ceux-là n’ont qu’un but, celui de se venger des haïtiens injuriés et se débarrasser le pays de ces sanguinaires pour un lendemain meilleur.

Dans le Nord du pays, plusieurs autorités politiques sont démissionnées sous les pressions incontestables du peuple. Certains d’entre eux, en plein air, déclarent  n’avoir jamais fait partie du régime duvaliériste. D’autres s’enfouirent toujours avec leurs orgueils formés du pouvoir sanguinaire de Lavidure. Le V.S.N (Volontariat pour la Sécurité du National) est devenu ; Victoire Sensible de la Nation, et ébranlé sous la colère du peuple.

La tension s’intensifie par degré dans tous les quartiers de la cité Christophienne : ‘’Cité Lescot, la Fossette, Nan Bannann, Chada, Bas Ravine, La Violette’’, tous furent complètement troublés et bouleversés par un peuple qui réclame justice de leur vie.

Des flammes grimpent les nuages comme l’anolis en surveillance qui traverse la limite d’une branche d’un arbre pendu jusqu’à terre. Le peuple s’investit les casernes comme leur bien et profite du temps également pour piller certains gros magasins de la place, sous couleur que leurs propriétaires sont des macoutes qui fortifient en argent et en nourriture les miliciens de toutes qualités.

- Barrez ! C’est bien l’un d’entre eux. Répète énergiquement Sovè qui court tors nu, à ses cotes, deux vaillants soldats ; à chacun une machette et un pneu.

- J’ai dit c’est bien l’un d’entre eux car, sa manière le prouve. Identifiait Sovè.
- Je ne suis pas milicien !
- Eh ! C’est qui ? Demandait Sovè, ne voulant pas laisser le premier.
- Simple haïtien.

De cette réponse, un coéquipier de Sovè sans s’adresser à son chef, lance un pneu au cou du milicien, comme l’on attrape un bœuf sauvage au moyen d’une corde.

- T’en prie. Fait le milicien qui essaie de s’échapper toujours avec le pneu au cou.

De la gazoline à allumette ; feu. Dégage un ami de Sovè.

 Travers le pneu, on introduit de la gazoline suivie d’une boite d’allumette bien pleine. Depuis des tresses de cheveux jusqu’aux orteilles, s’allume un feu vif mitigé de graisse du milicien, sous un bruit expliquant celui du maïs en plein huile d’une chaudière chaude.

- Oh ! Pitié.

C’est le dernier mot qu’il arrivait à prononcer faiblement.

La troupe de Sovè traverse la grande rue, et du même coup rencontre un autre milicien. Cette foi-ci sans tarder, l’on enfonce un morceau de bois à son anus. Une pierre sur la poitrine d’un autre, un coup de machette au visage.

Avec force, ils prennent le Nord, disons plutôt le Grand Nord car, en même temps l’opération se fait dans toutes les zones périphériques et toutes les communes de cette position.

Le soir fut arrivé mais, personne ne sait où se loger. Sovè est furieux par ailleurs, il a toujours du respect pour Saint-Julia qui est la porteuse de la nourriture et du breuvage pour fortifier les gens de l’armée de Sovè.

- ‘’ Kenbel, barel’’. Répète l’un des soldats de Sovè en pleine nuit, voyant non loin de lui un homme.

- A moi secours. 
- Il est un milicien.
- Pas vrai.
- Je vais te fouiller. Avançait Sakitwòp, un confrère de Sovè.

Il met debout le prétendu milicien puis, il commence à actionner.

Dans des poches de pantalon, deux mouchoirs très chiffonnés de couleur rouge et noire ; dans sa poche de chemise, un cigare et une photo de Jacenauld Luvedari.

- Il est franchement un milicien. Confirmait Sakitwòp.
- Pas moi seul, bien d’autres hougans le sont aussi, à titre d’exemple, Pananyen le plus célèbre hougan, cache chez lui des miliciens les plus chevronnés que moi.

- Quoi ?
- Merde ! Merde !
- Deux coups de poignards à la poitrine.

Sovè excité, contourne les yeux jusqu’à inviter ses hommes à se rendre chez le hougan Pananyen pour avoir trahi l’idée patriotique. Sans retarder, ils furent arrivés furieusement sur l’habitation de Pananyen. Dieu soit loué, le hougan Pananyen, ayant appris peut-être cette visite rageuse, prenait le marquis lui et sa famille.

- Cararó ! Il est déjà parti.
- Incendiez-moi le houn for.

Bonne exécution, et on a réduit en cendre le ‘’badji’’ de Pananyen.

Il faut marcher prendre les autres.

L’idée est rependue sur tout le territoire. On tuait les hougans, les badjikans, les lougarous, les bizngos, les venblendengs et on avait même ‘’déchouqué’’ les homosexuels.

Le peuple chante en cœur :

                                               

                                                   ‘’ Dechoukaj la poko fini,
                                                    Anwo palè-a, chaje-k makoute’’.


Dans toutes les stations de radio, tant dans les provinces qu’à la capital; plusieurs compositions musicales engages étaient en vogue.

                                                 
                                                     ‘’ Tout milicien ki lòt bò dlo, merite jugé ;
                                                     Bare, bare, bare bann kriminèl yo
                                                     Yo merite jugé’’.


Le Grand Nord fut ravage et le peuple commençait à crier victoire en fredonnant un air d’apothéose.
                                              
                                                    ‘’Jacenauld Lavidure, papaw te diw
                                                      Depi Okap frape, se pouw rale dadaw’’.

Cette chanson traduit déjà la victoire du peuple sur le régime duvaliériste puisque la ville du Cap-Haïtien enfin tombe sous la domination honorifique de Sovè.

La joie pour le peuple qui sourit et qui se venge de ses remords, alors que pour les miliciens c’est la tristesse, c’est la fuite. ‘’Un temps pour chaque chose et chaque chose a son temps ; dit la sainte parole’’.

Sovè et les autres s’arrangent pour la dernière attaque qui se fera à coup sûr à Port-au-Prince, zone privilégiée des Luvedari.

Au sein de la capitale d’Haïti, de nombreux haïtiens partent déjà au pays de l’au delà. De ce nombre, on n’à qu’à distinguer la quantité de miliciens qui sont tués par la colère intouchable du peuple. Pourtant cela n’empêche aux autres de continuer de proférer sur l’avenir du peuple haïtien. En rang, toujours les mêmes vêtements ; avec les mêmes idéologies.
                                             
                                                   ‘’ A laso grenadye
                                                    Sa ki mouri zafè a yo,
                                                    Pa gen manman, pa gen papa,
                                                    Sa ki mouri zafè a yo’’.

Cette chanson fleurissante, leur donne beaucoup de forces et de courages pour lutter en faveur de leur pouvoir.

- A vie ! Fait l’un.

Mais l’équipe est si faible, on ne peut entendre que deux à trois voix fin dolentes répétant.

- A vie, à vie.

Il était dix heures du matin quand le peuple se massait devant le portail du palais national après avoir fini de ravager toutes les casernes et d’éliminer tous les tontons macoutes. Armes en badition, il réclame la tête de Ti Cod tapis en tremblote à rebord d’une fenêtre du palais en train de regarder avec humiliation la réaction sanguinaire d’un peuple ayant souffert de toute son existence.
                                                   

                                                       ‘’ Nou mande, nou mande
                                                          Fòk Jacenauld ale’’. (Bis)

Le peuple acharné, veut pénétrer le palais, mais, retenu sous les ordres de Sovè. Certains d’entre eux, pour exprimer leurs colères s’introduisent à vandaliser les grandes œuvres artistiques du pays. D’autres, émeuvent pour prendre le président. On défonce le cadenas du portail, on entre dans la cour du palais. Sovè à la tête, se dirige là où il aperçoit l’hombre noir de Ti Kòd

- Je vous en prie, ne me tuez pas. Parle Ti Kòd en voyant venir la colonne de personnes au prés de lui.
- C’était mon père, ce n’était pas moi. Accordez-moi une chance, je vous donnerai de l’argent et tout ce que je possède.
- Ma femme ? Elle est belle, elle est là. Je peux vous la passer ?
- Mes voitures ? Vous ne les aimez pas. Encore puissé-je vous les donner ? Mes argents ? Mon pouvoir ? Ce n’est rien si vous en voulez. Laissez-moi aller les chercher pour vous.

Ti Kòd commence à déparler sans même encore être fouetté et interrogé.

- Silence !
- Oui, de mes bien, lequel désirez-vous ?
- Silence, dis-je !
- Bonpasòt. Appellait Sovè.
- Plait-il commandant.
- Prenez-le et au travers de son cou, passe une corde.

L’exécution de cet ordre, on prend Ti Kòd, on le traine avec ses deux bras liés jusqu’au dos. On le bouscule, on le gifle, on le frappe à la tête jusqu’à ce qu’il fasse un cri perçant le mystère de la vie. On le traine jusqu’au dehors du palais et on l’expose ; la tête abaissée, sueurs au front, salives à la bouche, sur la grande place ; disons mieux sur le champ de mars.

                    ‘’MEN KRIMINEL LA ‘’, crie le peuple.

Après bien des minutes, on embarque ce dictateur et sa femme à bord d’un avion pour un pays lointain ; le corps hache menu, regret à l’esprit.

Une deuxième révolution du peuple haïtien, une deuxième indépendance. La chanson se dit ainsi et bien connue de tous :
                              
                                             ‘’7 février, avan solèy levé,
                                             Ayiti libere, dezieme endepandans’’

Ce fut un véritable soulèvement avec pour chef en tête Sovè bien assisté de sa marraine Saint-Julia et les autres. Le peuple s’embrasse, c’est la réconciliation ; une nouvelle vie pour un nouvel espoir.

Après un an, soit en 1987 de cette grande révolte, un nouveau vent d’espoir souffle le cœur et l’esprit de tous les haïtiens. C’est le recommencement de la vie dans son devoir et obligation. Bien des hommes qui ont abandonné le pays pour n’avoir pas voulu exterminer sous la colère des hommes de Luvedari, décident enfin d’y être de retour pour jouir de ce grand privilège symbolisant une nouvelle forme de liberté. C’est la joie au cœur du peuple, c’est également l’envie de vivre et de revivre.

Dans tous les recoins, c’est la musique, du plaisir. C’est aussi le partage de bons sentiments patriotiques après l’exil bien merité du fils du lion. Les tontons macoutes ne sont plus à la mode et leurs foulards jaunes sont pendus sur toutes les lignes de la capitale en signe d’échec total pour ce régime sanguinaire. C’est le temps de vivre, puisque le dictateur vient d’être exilé et de laisser tranquillement maintenant la nation.

Dans une grande assemblée générale, Sovè, Saint-Julia et la troupe font venir les haïtiens des quatre coins du pays afin de partager un vers de bonheur qui leur avait attendu. Sovè en profite pour présenter la bravoure de sa marraine et le reste de l’équipe tout en demandant à la grande assemblée de se lever pour saluer le courage d’Ilyodor le défunt et la famille d’Inosan qui combattait aussi invisiblement.

Avec l’aide de bons hommes de droit et de bons citoyens avisés, on élabore la constitution à base de laquelle le nouveau peuple libre marchera sans ambages pour la fierté et la gloire du pays.

On bâtit des hôpitaux, des écoles primaires, secondaires et professionnelles. On érige de grandes universités pour accueillir des finissants. On construit toute sorte de voie pour permettre l’échange accessible au commerce. On fait du bien pour le pays, après plus de 30 ans de tortures, de dictature et de peine.

- He frère ! C’est lui le fils du défunt Inosan ? dit de loin un vieillard en tremblant qui essaie d’allumer un cigar.
- Oui, c’est bien lui.
- Oh ! Papa, un Sovè tout de bon.
- Ah ! Ça c’est vrai.

Sovè regarde Saint-Julia et l’embrasse, pendant qu’une colonne de perdrix traverse la ligne de la limite de la capitale. Un vent doux et paisible les frappe au nez pour ressentir une nouvelle bonne odeur pour une nouvelle Haïti chérie.                                                             

BOLIVARD Delcarme


 

NOUVEAU ROMAN : LE RETOUR FURIEUX DE SOVE     9/12/2008


mardi 20 janvier 2015

Rencontre avec DAVILMAR Bricely

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Cap-Haïtien
 
à l’angle de la rue 18 F
 
 












Encre Journal remercie toutes ses lectrices et tous ses lecteurs pour la plus haute confiance placée en lui dans le domaine d’informations socioculturelles et religio-politiques  d’ici et d’ailleurs. Dans l’optique d’apporter sa contribution continuelle à la jeunesse haïtienne en vue de leur permettre de savoir ou d’avoir la culture de la lecture, Encre Journal vient de rencontrer un jeune Capoix, motivé on ne peut plus sur les facteurs essentiels du développement intellectuels, dont est le nom très connu dans le monde universitaire haïtien, notamment dans la zone septentrionale du pays.
 
Encre J.- Salut ! Nous sommes très heureux aujourd’hui de te rencontrer sur notre chemin. Peux-tu te présenter à nos chers internautes ?

B.D- Je suis Bricely DaVILMAR, Psychopédagogue, né à Saint Michel de Latalay, dans le département de l’Artibonite. J’ai grandi, pourtant à Cap-Haïtien où j’ai fait mes études secondaires au Lycée National Philippe Guerrier et mes études université à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH).

Encre J.- D’où vient l’idée de la vente des ouvrages dans le pays ?

B.D- Cette idée me vient à l’esprit après mes expériences terribles à l’Université Publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH) là où j’ai passé 4 ans d’études en Sciences de l’éducation, option psychopédagogie. J’ai pu constater que le département Nord, spécialement la commune de Cap-Haïtien n’a pas un espace de recherches ni une librairie ni un centre de documentation pouvant faciliter les étudiants à réaliser leurs travaux de recherches (mémoire).

Encre J.- Est-ce que tu as reçu un don ou un contrat avec une librairie étrangère ?

B.D- C’est bien le contraire cher ami, avec le faible moyen que j’ai, je joins à la générosité de tous mes collègues étudiants afin de m’engager ou contribuer à leurs formations intellectuelles.

Encre J.- Pourquoi tu as choisi cette activité ?

B.D- J’entreprends cette activité avec détermination, avec l’espoir que nous puissions avoir une autre forme de société dans laquelle vivra un groupe d’homme fin préparé. De plus, dans le souci de contribuer à l’épanouissement des jeunes élèves et universitaires de mon pays sur le plan intellectuel, je décide délibérément de faire un investissement impérissable en leur faveur.

Encre J.- Quels genres d’ouvrage offres-tu à la jeunesse estudiantine du Nord ?

B.D- Dans le coin où je me serai logé, le public capoix, spécialement les étudiants trouveront des ouvrages embrassés plusieurs domaines d’études, dont : éducation (psychologie, administration scolaire, histoire-géo, math-physique,) Doit, Economie, comptabilité, Gestion, Communication, Sciences médicales et tourisme etc.

Encre J.- Quand est-ce que tu vas démarrer et où ?

B.D- Ce mardi 20 janvier 2015, 8 heures AM, à l’angle de la rue 18 F, je mettrai à un prix dérisoire, à la disposition de ceux et celles qui croient que l’éducation est l’unique moyen pouvant permettre aux hommes de préparer leur vie sociétale ; des ouvrages de référence qui marchent avec l’évolution de la technologie moderne.

Encre J.- As-tu un dernier  mot aux internautes ?

B.D- J’invite toutes et tous à venir me trouver à l’angle de la rue 18 F du Cap-Haïtien pour retirer à un prix mettant l’accent sur les problèmes de la coiffure financière des étudiants de tout horizon. Mon coin de lecture  est pour vous, alors, passez me voir pour recevoir un sourire et une bienvenue spéciale vous y est réservée.

 

Questions : BOLIVARD Delcarme, Maitrise en droit LL.M

Réponses : DaVILMAR Bricely, Psychopédagogue. Contacts : (509) 3469-2494/ 3354-1220

 

19/02/2015

lundi 12 janvier 2015

Notre réaction sur la déclaration de l’ambassade des États-Unis

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Il est de notre devoir et de notre droit de nous ériger en bon défenseur de la valeur de notre peuple qui a su faire l’histoire en dépit de multiples vicissitudes auxquelles il fait  face quotidiennement. Si la Constitution en vigueur reconnait et garantie intégralement notre souveraineté comme peuple, nous sommes très loin, voire au niveau de la caverne de l’ignorance à pouvoir considérer une vérité improuvable.
La diplomatie n’est pas l’affaire des ignorants et un peuple ne sera jamais pris comme grand dans quel que soit la position géographique où est cité son nom s’il n’a aucun représentant compétant, valeureux et sérieux. En fait, après les grands plénipotentiaires dont, Louis Joseph Janvier, Anténor Firmin que connait Haïti sur la scène représentative internationale, tous qui passaient ne font que nier la valeur de chez nous tout en devenant des éternels torpilleurs.

La doctrine portant sur l’idée : ‘’L’Amérique aux américains’’ selon laquelle à n’importe quel moment, en tout ou en partie, les Etats-Unis peuvent intervenir concernant les affaires américaines, doit être repensée, si vrai que cette déclaration diplomatique ne nous semble pas et compromet ce que nous représentons à travers nos aspirations comme peuple. De plus, ils (USA) investissent par tous les moyens possibles dans nos chapitres de toute sorte sous couleur que nous soyons incapables de nous diriger. Ils (USA) contribuent à notre déchéance sociale et promeuvent la décadence de nos institutions en cautionnant des dérives de part et d’autres.

Les États-Unis depuis notre existence, infiltrent nos réactions comme peuple. Aujourd’hui, ils persistent, demandent avec hardiesse à nos hommes politiques et à nos parlementaires de rendre des décisions irrationnelles après que ces États ont fini de participer grandement à la désorganisions de nos institutions, c’en est un tort.

‘’Dans le peu de temps qui reste avant la fin du mandat constitutionnel de l'actuel Parlement le 12 janvier, nous exhortons toutes les parties à se mettre d'accord sur un cadre en ce qui concerne les mandats parlementaires, la création d'un nouveau Conseil Electoral Provisoire, le vote des amendements de la loi électorale, et la formation d'un gouvernement de consensus’’.

De par l’exhortation des Etats-Unis aux acteurs politiques haïtiens, le masque du néocolonialisme tombe en laissant voir le vrai visage de ceux-là qui nous humilient et nous déshumanisent depuis plus de 200 ans.

Les États-Unis, par le couloir de sa représentante à Haïti, poursuivent dans ses démarches malhonnêtes en avançant que : ‘’ Le gouvernement des Etats-Unis exhorte fortement les parties à trouver une solution qui garantit la continuité des institutions républicaines d'Haïti en conformité avec la Constitution. Toutefois, si cette solution ne peut être trouvée d'ici le 12 janvier, les États-Unis continueront de travailler avec le Président Martelly et quelles que soient les institutions du gouvernement légitime haïtien en place en vue de sauvegarder les avancées significatives que nous avons réalisées ensemble depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010''.

Nous pouvons bien comprendre le sens caché de la déclaration de l’ambassadrice américaine qui peut être pardonnée sous la colère de l’histoire puisqu’elle n’agit pas selon sa volonté mais sur celle de ses maitres. Donc, ils (USA) ont bien dit qu’ils vont continuer à travailler de concert avec le président Martelly, quand on se rappelle son soutient à la déférence de ce président aux cours des dernières élections dans le pays. Par-dessus de tout, les États-Unis arrivent au bon moment tenant compte de leur idéologie politique et la décision de contribuer avec le Président  ‘’Tèt Kale’’ à pouvoir diriger le pays par décret.

‘’Le peuple haïtien a le droit d'élire ses dirigeants, et dans ces circonstances, les Etats-Unis s'attendraient à ce que le Président se serve de ses pouvoirs exécutifs de manière responsable en vue d'organiser des élections inclusives, crédibles et transparentes, rapidement que possible’’, disent-ils (USA).

Depuis quand le peuple haïtien a été aimé par les Etats–Unis jusqu’à ce que ce dernier veuille du bien pour cette nation sur le plan institutionnel et autres? Là, sous leurs yeux, notre passeport haïtien ne sert à rien comme des prétendus fils d’un continent dont ils (USA) ont le contrôle.

Ces derniers temps, les Etats-Unis ne peuvent même se contrôler voire ce qui se réalise autour de son entourage diplomatique. Ils arrivent à perdre pied sur le plan économique, ce qui permet à la Chine de prendre l’Hégémonie de l’économie planétaire. Ils ne peuvent rien faire sur la situation de la Russie et de l’Ukraine.

On doit visibiliser et vulgariser la décadence des États-Unis afin qu’ils s’occupent de leurs affaires au lieu de nous nuire comme peuple vaillant qui a fait déjà l’histoire et qui continue de le faire.

 

BOLIVARD Delcarme, le 12/01/2015

samedi 10 janvier 2015

‘’NOU BOUKE, WI NOU FOUT BOUKE’’

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Pèp ayisyen, pèp ayisyen, leve kanpe.

Nan tout erè pèp sa fè nan sa ki gen awè ak politik de grenn gòch baze sou yon lide enperyalis gwo potanta yo, lane 2011 se youn nan ane pèp ayisyen an pa dwe janm bliye  nan listwa'l. Nan eleksyon pikekole ak yon pakèt kandida vye bout mamit, machann peyi, visye san koutcha, restavèk mouche blan, anpil demagoji te sikike anba je ti pèp ayisyen an ki pa't konnen sa pou'l te fè.

Bann kandida malonèt sa yo, meprize sa nou ye ak yon bann fo pwomès malonèt ki fè'n toujou sanble ak chikata nan zafè devlòpman. Men se konsekans move manyè fonksyònman klas politik bout manchèt la ki koz yon nonm ki pa menm konn koulè pou'l pote sou sèn politik la, ki pase tout tan'l ap fè tout sa'n konnen yo deja, rive sou pouvwa peyi Desalin sa. Yon pakèt dwat e gòch, pawòl san nanm pwononse nan bouch medyòk yo, madichonnen bout tè sa pou li yon bann san te koule.

Yo refize kwè jodia, ti pwojè san nanm, malfezan, tèt anba paka devlope yon peyi. Se pou tèt sa estrikti ekonomik yo, dwe makònen ak politik la pou pèmèt gen s'ak rele devlòpman dirab kap kontribye nan pouse do peyi a nan yon demen miyò. Gouvènman chifonnen sa, restavèk desizyon bann san manman enperyalis yo, bliye tout reyalite kouman yon pèp dwe viv, kouman kondisyon vi yon pèp depann an kantite sou kouman si la yo ki gen pouvwa a ap mennen bak peyi a. Yo bliye si enterè pèp ayisyen an, avni yo kondisyone ak jan y'ap mennen peyi a.

Minista ak taye banda, vòlè piyajè machann peyi yo fin wè mò nan danse kole pou viza ak patans pou yo, pitit yo ak mouche oubyen madanm yo. Yo bliye gwoup sa kite al pote kole ak yo nan eleksyon seleksyon an. Yo met pye sou kou yo, kraze kay yo, san dedomajman, san avètisman. Yo achete konsyans ak moral si la yo ki pi fèb yo nan ba yo ti manje, ti lajan sou pretèks y'ap ede yo, pandan y'ap tann pyèj ak zèpèlen pou yo; podyab yo pa gen je pou wè sa.

Lajistis ap vann nan gwo gòdèt, ranmase moun gran jounen fin wè mò, pandan yon bann palmantè ki pa konn ni li ni ekri ap fè lalwa pou pòch yo ak fanmi yo. Pitit sòyèt ap mouri nan prizon san jije, fanm ak gason vanyan fin pèdi kouray nan faktori mouche gran don, gran nèg tradisyonèl pa bò isit sou yon kondisyon lavi chifonnen. Ensekirite sosyal ap vale tèren pandan sanginè, san manman sa yo ap fè konplo sou do pitit pèp la. Kisa nou di nan sa?

Kisa nou di sou lokipasyon minista, sou manda yo ki pa janm bout nan peyi a? Kisa nou di sou edikasyon pèpè yap ofri pitit nou yo, tandiske, pa yo lòt bò ap pran bon jan pen lenkskripsyon ? Kisa nou di sou kondisyon bann moun k'ap peri nan prizon yo ki pa janm jije ? Kisa nou di ak dominiken kap toupizoup frè ak sè nou yo lòt bò fontyè a ? Kisa nou di sou bann dilatwa palmantè zagribay yo ap fè sou do pèp la ? Kisa nou di sou la vi chè a k'ap vale tèren de jou an jou? Kisa nou di sou kondisyon n'ap viv la ? Kisa nou di sou demokrasi rasi ki gen gou rak sa y'ap fòse'n bwè e aksèpte chak jou ki fè jou ? Kisa nou di sou lespri konstitisyon amande a ki pa janm respèkte a ? Kisa nou di apre 5 lane tranblemantè a ki kite fanmi nou zanmi nou anba tant toujou ? Kisa nou di sou zafè taks koupe kè yo reklame nan men pèp ayisyen an ? Kisa nou di sou kòb y'ap vole nan men nou k'ap soti lòt bò dlo a ? Kisa nou di sou taks fòje yap pran sou apèl telefòn yo ? KISA NOU DI ? KISA NOU DI NAN TOUT SA YO AK YON PAKÈT LOT ANKÒ ?

NOU BOUKE ! NOU BOUKE  ak bann machann peyi sa yo. Nou bouke ak politichen san nanm, san moral, san diyite sa yo. Se pou tèt sa, nou mande: Atizan, peyizan, profesè, elèv, inivèsitè, nèg lavil, nèg andeyò, ti machann, gwo machann, poun ini nou nan yon sèl vwa pou'n di NOU BOUKE, wi NOU FOUT BOUKE ak rejim sanginè sa ki dwe bay talan'l san kondisyon.

 

Nòt sa soti anba kout plim groupman sa yo:

Tèt Ansanm poun Sove Ayiti (TASA), Zafè Peyim se Zafè Pam (ZPZP), Asosiyasyon Jenès Kapayisyen pou yon Ayi Djanm (AKAD) ak yon pakèt lòt ankò.

 

10 Janvye 2015, Ayiti.

vendredi 26 décembre 2014

Haïti, erreurs politiques

encrejournal.blogspot.com
La Politique haïtienne est sans nul doute une démarche qui s’écarte de grandes théories et doctrines Politiques. Elle est vulnérable et toujours ne traduit pas la valeur du peuple haïtien. On peut se demander si cette mauvaise application et implication de la Politique des réalités de chez nous n’est pas une erreur, du moins, l’erreur flagrante de nos prédécesseurs qui, en dépit de leurs vaillances, leurs héroïsmes, ont vénéré l’occident sous les griffes duquel ils ont pris l’indépendance nationale. Cette nouvelle considération de l’histoire reste ouverte aux idées contraires de la réalité, mais ce qu’il faut comprendre, le déroulement des faits et des événements nationaux reflétant l’image et l’histoire d’Haïti ; l’erreur Politique est toujours là, persiste encore jusqu’à la fragilité de nos institutions.

Certains pays d’Afrique dont le Zaïre, le Burkina-Faso, le Cameroun, pris de manière non exhaustive, ont trainé derrière eux cette tonne d’erreurs sin l’on se met à réviser leurs pages d’histoire politique. L’ancienne Afrique, certains des pays de ce continent avaient compris la nécessité de reconstruire leurs sociétés tout en valorisant ce qui devait se faire afin de corriger les lacunes qu’ils ont commises au départ de leurs fondations. On peut comprendre que l’idée de fonder un pays sous un angle du développement et du respect des normes politiques favorisera un mieux être collectif à quoi l’on assiste ces derniers temps à cette position géographique.

Les Croisés de l’époque médiévale ont cru que le pouvoir et la religion devaient s’entendre à la seule condition que la dernière importe à certaines décisions sur la première en dépit du fait que les tenants de la puissance ecclésiastique, dont le Pape jouait sur le caprice des fidèles en leur faisant croire que le pouvoir est divin et que la politique du coup doit être non seulement soumise aux affaires de l’Église, mais aussi et surtout une affaire céleste. Par ces grandes affirmations, la Rome antique s’érigeait en toute puissance  et dominait bon nombre de pays occidentaux. Cependant, l’histoire confirme que cette réalité se dévie à un point tel que les grandes idées destinées à la gestion de la cité sont issues de la zone occidentale mais convergées en concert pour maintenir un système de ralentissement sur le plan de développement de la politique surtout dans la position sud de notre planète.

Plus proche de nous, les États-Unis et le Canada dans leurs passés ne se sont pas échappé de cette erreur mais réparable par leurs prises de conscience en s’organisant sur des élans de la ‘’Révolution.’’    

Si nous avançons tout cela, pas pour contribuer à la diminution de la valeur politique haïtienne, parce qu’il n’en avait jamais, mais pour démontrer que ce pays a toujours connu de très grandes malaises sur le plan politique.

Ces derniers temps, cela est pire que le précédent. La politique haïtienne est truffée d’erreurs. Erreur de la définition du concept en question, erreur du choix des gouvernants, erreur des représentants du peuple, erreur de toute sorte.

Dans tous les pays du monde, l’opposition apporte sa contribution à la vie politique, à Haïti c’est bien le contraire comme tout se fait en désordre et jamais sous les auspices des méthodes et des principes.

Si aujourd’hui l’opposition adresse un tas de revendications au chef de l’État jusqu’à ce dernier parvienne à les satisfaire, par pure logique on peut admettre que la prétendue opposition haïtienne ait raison sur le vouloir du premier dignitaire national. C’en est une erreur, mais pas pour résoudre les crises pré-électorales.

 

  BOLIVARD Delcarme NESA, 26/12/2014

  

jeudi 23 octobre 2014



encrejournal
Cap-Haïtien, le 23/10/2014
De        : ENCRE JOURNAL
Aux     : Autorités Haïtiennes
Objet   : Reproches pour la mauvaise gestion du pays
 
Les autorités de mon pays,
Vous pouvez ne pas comprendre mes intérêts patriotiques à vouloir vous transmettre cette correspondance dont le contenu sera réservé à toute l’humanité afin de dévisager votre façon de faire et de traduire votre ingérence des Citoyens de ma race. J’en prétexte au cours de l’idée, pour vérifier si telle est votre incompétence, du moins, votre mauvaise foi après avoir lu dans de très grands ouvrages, voyagé à travers le monde ; pourtant, vous ne représentez rien sous les yeux d’argus de nos ancêtres.
Les autorités de mon pays. Vous avez en main le destin d’une patrie qui vous a vu naitre et grandir. Vous avez des citoyens qui vous donnent mandats de décider positivement en leur faveur, ce qu’il faut faire avec beaucoup de peines afin de servir la nation comme les vœux de grands célèbres politiques de l’Antiquité tendant à la bonne gestion de la cité romaine.
 Votre déficience  en idéologie politique, votre carence en réflexion profonde dans le domaine de la pensée positive, votre incapacité de gérer, votre faiblesse en théorie politique, je  ne mentionne que précautionneusement ces acquis de compétence, une façon de justifier que vous êtes incapable de diriger et par pure logique vous méritez d’être expulsés à la tête du pouvoir haïtien, cela, sans réserve. Une fois le faire, laissez place nette à ceux qui s’investissent dans le domaine de la vraie politique avec l’esprit du progrès et du respect des droits de l’homme.
Franchement, je m’inquiète aux yeux de l’humanité qui nous observe continuellement dans cette caverne d’ignorance, où nos hommes politiques ont un prix horrible à payer à l’histoire du fait qu’ils ont totalement mal agi dans leurs fonctions d’ingratitude à la déférence de la patrie haïtienne. Vous devez vous reconnaitre dans votre stratagème comme des éternels forgeurs de discours hypocrites, malhonnêtes, et sans effet.
A vous, les autorités de mon pays !
Le Citoyen Haïtien, BOLIVARD Delcarme.
 
 
 
 

mercredi 22 octobre 2014

Voici ce que Dr Noisin disait aux autorités de la 48ème Législature haïtienne.

encrejournal
 
TRANCHES DE VIES
UNE PROPOSITION DE L’EX PRESIDENT DU SENAT
DE LA 44eme LEGISATURE
Chers compatriotes,
Chers collègues de la 48ème législature,
Depuis quelques jours nous assistons  à une tempête dans un verre d’eau autour de la question du Conseil Electoral Provisoire  qui peut ou ne peut pas continuer à exister et même continuer à procéder à des élections sous une forme ou autre. Je crois que c’est un faux problème car, en réalité, pour qui veut voir claire en tout honnêteté, la voici :
 
La Constitution de 1987 avait prévu en son Article 289-3 –La Mission de ce Conseil provisoire prend fin, des l’entrée en fonction du président élu.
 
Quatre mois après, le premier président élu sous l’égide de cette Constitution a été renversé, le Parlement dissout en dépit de cette Constitution et pendant les vingt ans qui vont suivre c’est la ballade des violations, des amputations, des suspensions, des mésinterprétations suivants les intérêts des uns des autres jusqu’ à ce jour.
Si on veut vraiment solutionner le cas de ce dernier Conseil Electoral Provisoire pour en finir avec la kyrielle des provisoires, suivons tout simplement l’Art .192 de cette Constitution en détresse permanente stipulant que : Le conseil Electoral Permanent comprend 9 membres choisis sur une liste de trois (3) noms proposés par chacune des assemblées départementales :
3 sont choisis par le pourvoir exécutif,
3 sont choisis par la Cour de Cassation,
3 sont choisis par l’Assemblée Nationale,
Le pays ne peut pas continuer à souffrir  et la Constitution a été bafouée depuis vingt ans sous prétexte de l’incapacité d’avoir des assemblées départementales qui n’ont qu’un rôle secondaire dans le processus consistant à proposer 3 noms.
Considérant que l’assemblée départementale selon l’Art.80, dit que le Conseil Départemental est assisté dans sa tâche d’une Assemblée Départementale formée d’un (1) Représentant de chaque Assemblée Municipale, pourquoi ne par retourner à la source, au Conseil Municipale qui existe déjà et choisir les trois candidats à soumettre par département aux trois pouvoirs : Exécutif,  Législatif et judiciaire. Cette proposition peut ne pas respecter  la lettre de l’Art.192 mais du moins, elle en a gardé l’esprit en allant à la source du choix. Ce n’est vraiment pas nécessaire de former un autre  Conseil Electoral Provisoire de plus et surtout inconstitutionnel, ni avoir le cauchemar de recourir à nouveau à la stratégie du CNG de 1987.
En ma qualité de président du sénat de la 44eme législature, je fais la proposition suivante :
1-les Conseils Communaux existant dans chaque  département choisissent trois postulants éligibles pour le département, ce qui nous met à 30 pour les dix départements. (Dans  le nord les dix neuf conseils municipaux ont formé une Association des Mairies du nord)
2-La liste de trente (30) Candidats est soumise aux trois pouvoirs
3-Les trois pouvoirs  se partagent les Dix Départements de la façon suivante : Exécutif prend l’Artibonite, le Nord-Est  et le Nord-Ouest. Le judicaire prend la Grand-Anse, le Sud-Est, le Sud-Ouest et le Nippes.
4- Chacun des deux pouvoirs, Exécutif et Judiciaire, choisit 3 membres de leur groupe respectif sur un total des 21 pour ces 7 départements.
5-L’Exécutif convoque le parlement en Assemblée Nationale avec pour unique mission de choisir trois membres des candidats de son groupe sur les 9 candidats des trois autres départements.
6-Bien que l’art.192 n’exige pas mais suggère que ‘’Les Organes suscités veillent, autant que possible  à ce que chacun des départements soit représenté’’, dans ce cas du deuxième département il faut ajouter un élément nouveau en octroyant au département qui n’est pas choisi le poste de directeur général ou secrétaire général ou un titre de haut échelon quelconque. C’est aussi simple que BONJOUR !
Chers compatriotes et vous mes chers collègues de la 48ème, je n’ai aucune prétention, je suis un simple citoyen conscient du danger qui nous menace à ce tournant de notre histoire et pour éviter le pire, je fais cette proposition en toute candeur. QUI DIT MIEUX ?
Pour moi je suis l’un de ceux qui jurent que ‘’je crois aux génies bienfaisants de ma race, aux destinées immortelles et glorieuses de ma patrie, que je servirai les intérêts ma race et de ma patrie avec dévouement et désintéressement jusqu’au sacrifice’’
 

mercredi 15 octobre 2014

Considérations sur les idées politiques haïtiennes


 
Les idées politiques haïtiennes ne changent point. Depuis plus de deux siècles jusqu’à aujourd’hui, les mêmes erreurs en politique se constatent, les mêmes déficits en progrès d’idéologie persistent à l’esprit d’une patrie qui ne demande qu’à être aimée. Cela est tellement vrai que le peuple continue de patauger dans la misère après bien de mauvais choix réalisés de manière émotionnelle réversible.

Si Toussaint dans sa Diplomatie, avait conçu l’idée d’être au service de plusieurs pays de façon succincte, l’Empereur Dessalines, dans sa gloire d’unifier l’île entière après des scandales provoqués aux gens du Sud, Christophe s’autoproclame Roi d’Haïti ; nos hommes politiques, quelle que soit la limite ou la durée du temps, ne cherchent qu’à se contenter du plaisir de gouverner avec esprit de n’être pas vraiment au service de la patrie haïtienne. Il faut aussi comprendre que ces hommes précités, ne sont pas les seuls à être pris comme exemples, mais nous voudrions les présenter à titre d’échantillon pour démontrer notre démanche tout en invitant aux citoyens d’aujourd’hui et ceux de demain à prendre connaissance d’eux à partir des documents y relatifs.

L’histoire et le temps ne pardonnent jamais, ils s’ajoutent et se complètent pour exécuter des entrevues afin de mettre à nu ou dévisager tous les hommes, particulièrement ceux entre les mains de qui l’avenir, le progrès et le développement du pays est réservé. C’est la plus grande volonté et le plus grand acte de sagesse de s’oublier au lucre des intérêts de la nation, mais la déception est bien vite comprise et vue du moment où la négligence et la désobéissance patriotique se font sentir et entendre en tout lieu et en toute occasion.

Etant vides de théorie politique ou par impossible d’être de très mauvais élèves aux directifs des hommes qui ont déjà vécu leur temps de gloire et de prospérité politique au cours de l’Antiquité, nos politiques haïtiens n’ont rien de sérieux à présenter à la nation si non que de la ternir et la trahir par toute une série d’interventions et d’actes médiocres entrepris contre les vœux de notre mère patrie. Et si ces hommes arrivent à appliquer certaines des théories politiques déjà élaborées, à la lettre, ce sera une déformation ou un très mauvais choix contre la culture de chez nous.

Le président Estimé a menti au peuple d’avoir annoncé des changements à apporter à l’égard du pays, François Duvalier, se convertissait en médecin de campagne, Faustin Soulouque est choisi malgré lui, malgré le peuple, Paul E. Magloire trahi la volonté du peuple ; arrêtons, quel constat fait-on sans prendre en ordre ou choisir le tout de nos chefs d’Etat dans ce présent paragraphe ? Tous, ne travaillent que pour accéder au pouvoir. Tous, ne favorisent qu’un discours dissimulateur au nom du pays pour démontrer leurs générosités sans fin, pourtant, celles-ci ne sont que des stratégies pour accéder au pouvoir.

Après l’indépendance nationale, l’on croyait que la mentalité de nos politiques allaient se changer, surtout, quand les cicatrices des coups de fouet les rappelaient la barbarie et la sauvagerie de leurs maitres d’antant. Par ailleurs, la même logique de prendre et de consolider le pouvoir persiste encore. C’est le cas de la négligence du père de la patrie haïtienne, qu’en dira-t-on, qui cherchait à mener une vieille politique sans science ayant causé à tout jamais sa disparition sur la terre.

Peut-on considérer tant de rimes commis par nos hommes politiques comme un chemin à parcourir vers la vraie liberté et la vraie démocratie ? Peut-on pratiquer la politique sans causes profondes du respect de la valeur et de l’identité du pays ? Qu’en est-il de la volonté populaire ? Qu’espère-t-on d’une politique traditionnelle ? Des réponses à ces interrogations n’ont pas d’importance à mesure que la routine politique de chez nous remplace les bonnes techniques et méthodes à suivre pour se faire connaitre comme une voix dont la force est grande à la défense des causes justes et sérieuses de la nation.

Les remarques sont visibles et viennent d’être déjà envisagées. Il reste à préciser au passage les caractéristiques des idées politiques haïtiennes avant de demander à nos dirigeants soit de laisser le pays sans autorités soit d’accepter de bien faire cette science, si non, la préférence serait de laisser le pays entre les mains des saints. Mais en réalité, qui sont-ils ?

Les idées politiques haïtiennes présentent, de génération en génération, le même contenu, les mêmes traits caractéristiques, dont :

-          La violence

-          Le coup d’État

-          L’éviction

-          La manigance

-          L’ingérence

-          La manipulation

-          L’arrogance

-          L’intolérance

-          La peur

-          Etc.

Cette liste de traits caractéristiques de la politique d’Haïti est très loin d’être exhaustive et bien d’autres traits spécifiques peuvent s’y ajouter afin de prouver que notre système politique est celui se fondant sur le mensonge, le désordre et le mépris du vote de la population.

Et jusqu’au moment nous émettons ces approches, le pays vit encore sous l’égide de l’inconstitutionnalité, sous la faveur de l’émotion et des intérêts personnels. L’Exécutif oublie son devoir, le judicaire méprise sa mission, le législatif vend sa conscience au détriment de son  mandataire. C’est le chaos, c’est le désordre, c’est le règne de la fragilité de la politique, c’est un défaut à corriger. Si peu que cela puisse paraitre, il contribuera ou participera à la reformation de l’esprit et de la mentalité des politiques de chez nous.

Si les trois pouvoirs se dissocient pour de bonnes causes en pensant au principe politique de base de Montesquieu se disant :’’ Que le pouvoir arrête le pouvoir’’ ; cela est bon, cela est agréable. Mais, Dans le cas contraire, le pays, les citoyens paisibles en paieront les conséquences les plus terrifiantes. La théorie de l’indépendance des pouvoirs est déjà élaborée et émise, il ne reste qu’à l’appliquer à la lettre pour le bien être de la collectivité.

Dans un pays où le système politique est en nette régression ou fragile, il faut attendre et espérer à des conditions de vie très difficile qui compromettront l’avenir de ce pays et celui de ses citoyens. Donc, pour le cas de notre cher pays, bâtissons notre système politique à la dimension du respect des lois haïtiennes qui s’inspirent de nos mœurs, de nos habitudes et de nos aspirations pour qu’enfin ce système réponde aux moindres aspirations des filles et des fils de la nation haïtienne qui nous a vus naitre, grandir dont les seins nous nourrissent pour servir la patrie avec dévouements et désintéressements jusqu’aux sacrifies.

 

9 hres 43 P.M

14/10/2014
BOLIVARD Delcarme, Av. Ms. Anth Sc.  

 

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