lundi 12 mars 2012

Une questionne haïtienne d'aujourd'hui.


 
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             Une question à laquelle chaque citoyen haïtien devrait se poser après que le président Michel J. Martelly ait remis à la plateforme Religions pour la Paix ses huit passeports comme carrefour entre la présidence et le parlement haïtien. Ces huit passeports sont transmis à la commission d’enquête depuis vendredi dernier pour être analysés dans un bref délai ne dépassant pas 72 hres.

Cela explique que cet après midi ces huit passeports doivent être de retour au palais national, pendant que les Sénateurs restant dans la commission réclament encore la carte de résidence du président.


Une situation qui préoccupe beaucoup l'esprit de ces parlementaires qui mettent à part la question de ratification du Premier Ministre désigné jusqu’à ce que la lumière soit faite.


Du geste du président, le Sénateur Arnick François J. remercie le président de sa collaboration tout en estimant que l’enquête est à peine ouverte. ‘’ Le jeu du président doit renforcer la détermination des membres de la commission pour continuer les enquêtes.  


Le Sénateur Jean-Charles Moise n'entend pas baiser les bras et se propose d'aller jusqu'au bout afin d’asseoir ses points de vue. L’idée est grande, pourtant le peuple ne peut attendre. Alors, attendez cet après midi.


                                                   12/03/2012     BOLIVARD Delcarme

samedi 10 mars 2012

La scène de remise des pièces du président Michel J. Martelly continue


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L

a Plateforme Religions pour la Paix vient de déposer les huit passeports soumis par le président Michel J. Martelly, au Sénat de la république plus précisément à la commission destinée à investiguer sur la double nationalité du président en exercice, le vendredi 09 mars 2012.

Le Mgr. Pierre André Dumas, l’un des hauts tenants de la Plateforme Religions pour la Paix, confirme à la presse avoir été choisi par le président Michel J. Martelly pour procéder à la remise au Sénat les huit passeports datant de 1980 à 2012, dont le dernier en date est périmé depuis le 12 janvier 2012. ‘’Nous sommes des facilitateurs et une jonction entre la présidence et le parlement afin de créer un climat de paix sur tout le territoire’’, déclare le prélat.

La mambo Euvonie Auguste, représentante du secteur ''vodou'' dans ladite plateforme, invite le parlement et la présidence à se rejoindre sur une base d’entente, rien que pour sauver les intérêts de la nation.

Pour sa part, le président du Grand Corps, le Sénateur  Simon Dieuseul Desras  a fait remarquer que la décision prise par le chef de l’État haïtien de se servir de la Plateforme Religions pour la Paix pour la remise de ses pièces, est un acte illégal tout en affirmant : ‘’Le président, par ce geste minimise le pouvoir du parlement haïtien et rejette l’autorité des membres qui s’y trouvent’’.

Le premier Sénateur de l’Ouest, Steeven Benoît, félicite et remercie publiquement le président pour sa contribution au progrès des enquêtes envisagées pour faire la lumière sur la question d’actualité. Pourtant le parlementaire déclare n’être pas clair quand ce ne sont que les huit passeports  envoyés par le numéro un des fonctionnaires publics de la nation. ‘’Nous ne voyons que huit passeports, mais nous ne remarquons pas la carte de résidence du président mentionnant MICHAEL J. Martelly au lieu de Michel J. Martelly’’. Il continue pour s’adresser à la Plateforme Religions pour la Paix d’inviter au président à poursuivre sa bonne foi tout en envoyant les autres pièces notamment la carte de résident.

Le Sénateur Steeven Benoît souligne à l’eau forte également la confusion existant sur la liste des passagers envoyée par American Air Line en date du 21 novembre 2007, sur laquelle le nom du citoyen Martelly n’a pas été figuré. Par ailleurs,  le chef de l’État haïtien vient de prouver lors de sa conférence de presse, son voyage en date précitée par un sceau de sortie. ‘’L’erreur, est-elle du côté de la compagnie aérienne ou du côté du président’’? se questionne le Sénateur Steeven Benoît. ‘’Les analyses des dossiers diront le reste’’, ajoute-t-il.

De son côté, le Sénateur Jean-Charles Moïse attribue à l’action du président comme un jeu en utilisant la plateforme Religions pour la Paix pour s’adresser au parlement haïtien. Le parlementaire accusateur ridiculise la conférence du jeudi dernier (08/03/2012) : ‘’c’était une mascarade, un théâtre auquel sauf Tonton Bicha et Jesifwa n’étaient pas invités’’.

Par la Plateforme Religions pour la Paix, les huit passeports sont remis à la commission d’enquête pour être analysés et récupérés par le président dans un très bref délai ne dépassant que 72 heurs. Mais, considérant la démission de certains membres de ladite commission, peut-on attendre un résultat concret ou sérieux ? la démission de ces membres, est-elle un manque de cran ou sous couleur politique ? qui se chargera pour les suites nécessaires ? SUSPENS!!!

                                              10/01/2012    BOLIVARD Delcarme

jeudi 8 mars 2012

Le président Michel J. Martelly et sa scène de remise des pièces au palais national


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B
ien des mois se sont écoulés sur le dossier de la double nationalité présumée du Président Michel J. Martelly ; enfin, après maintes réticences du locataire de palais national, il vient d’exhiber ses pièces à la Religions pour la paix, mais non à la commission chargée d’enquêter sur le dossier.

Environ 4 heures et quelques 50 minutes, le palais national accueille certains officiels, la presse et le chef de l’État haïtien comme c’était prévu, pour la conférence de presse basée sur la remise des pièces de voyage de son excellence Président Michel J. Martelly.

Sous la demande du président de la république, le Diplomate Keneth ouvre la conférence en déclarant reconnaitre le président Michel J. Martelly comme citoyen haïtien. Toute suite après, le concerné remercie la Religion pour la paix sous la demande  laquelle le plus haut fonctionnaire haïtien a accepté d’exhiber certaines de ses pièces sans permettre à la commission chargée d’enquêter sur la nationalité du président d’en prendre connaissance.

Il profite de l’occasion pour apporter un démenti à l’idée selon laquelle il aurait voyagé le 21 novembre 2007 aux abords de l’American Air line avec un passeport étranger en prouvant le sceau de ladite compagnie aérienne sur son passeport haïtien. Drôle de coïncidence, puisque la direction de l’American Air Line avait remis récemment une liste de passager en date précitée, sur laquelle le nom du chef de l’État haïtien n’était pas mentionné.

Des enquêtes menées sur la double nationalité présumée du président Michel J. Martelly, notamment sur sa carte de résidence ; révèlent qu’il s’identifie sous le nom de Michael J. Martelly comme américain, mais non comme haïtien.

En réaction à cette conférence de presse tenue au palais national le jeudi 8 mars 2012, plusieurs des acteurs politiques haïtiens ne voient pas d’un bon œil cette situation qu’ils qualifient d’ailleurs comme une mascarade.
C’est le cas du Sénateur accusateur Jean-Charles Moise qui insiste, persiste et reste mordicus sur sa révélation tout en demandant au peuple haïtien de ne pas avaler l’idée du président Martelly faisant croire qu’il est haïtien. Le parlementaire affirme que le président s’identifie comme américain sous l’appellation de Michael J. Martelly et c’est sur laquelle la commission va poursuivre les enquêtes.

L’ancien Colonel Humler Rebu, pour sa part, voir en la conférence, un cinéma pendant qu’il minimise l’ami du président, le Sénateur Lambert en déclarant : ‘’ le Sénateur Lambert est un grand Bébé qui est sur la cour de récréation et joue avec des joujoux.’’

Le numéro un du KID, ancien candidat à la présidence d’Haïti, Evens Paul estime que la remise de certaines pièces du président n’est pas un acte qui peut permettre finaliser l’enquête. ‘’La conférence de presse de ce jour est une scène théâtrale’’, poursuit-il.

En tout cas, la commission a demandé de prendre communication des pièces du président Martelly pour faire la lumière sur la question, pourtant ces pièces viennent d’être l’objet de tentation. Et l’enquête peut être poursuivie si l’on s’accentue sur le deuxième nom du président qui s’inscrit sur sa carte de résidence, MACHAEL J. MARTELLY.

                                           

                                                  08/03/2012    BOLIVARD Delcarme

Lettre ouverte à Son Excellence M. Michel Joseph Martelly, président de la République


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Monsieur le Président de la République,

La commission d'enquête du Sénat de la République, représentée par les honorables sénateurs, soussignés, a l'insigne honneur de vous saluer et de préciser à votre haute attention l'enjeu de cette interrogation générale qui place, sous les feux des projecteurs, votre nationalité, au regard de l'article 15 de la Constitution qui stipule : « La double nationalité haïtienne et étrangère n'est admise dans aucun cas.»

Monsieur le Président de la République,

L'ampleur du débat que soulève ce cas d'espèce qui harponne votre corps symbolique de "persona ficta" en fait désormais une question nationale, de dimension historique.

Les approches prudentes et respectueuses de la commission diligentées aux termes de l'article 118 de la Constitution, pour vous aider à tirer au clair l'état de votre situation et à dissiper ce doute cruel qui sape votre légitimité, n'ont récolté que la froideur de votre indifférence et la gouaille de votre banalisation d'une perception publique qui s'est érigée en fait social et politique.

Il en résulte aujourd'hui des remous qui commotionnent le corps social de graves lézardes qui lacèrent votre visage de Premier Mandataire de la Nation et désacralisent le Pouvoir.

Monsieur le Président de la République, votre refus de collaborer à l'enquête du Grand Corps n'a aucune justification si l'on se réfère au droit constitutionnel et à la philosophie politique des démocraties modernes.

Les missions du président de la République, telles que définies dans les manuels didactiques des grands auteurs, le confinent généralement aux rôles de gardien de la Constitution et de garant des grands intérêts nationaux, comme le prescrit l'article 136 de notre Charte fondamentale.

Comment comprendre alors, Monsieur le Président, votre choix d'ignorer le droit d'enquêter reconnu au Parlement par la loi mère et celui de maintenir sur votre nationalité un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays au détriment de la stabilité sociopolitique.

Nous référant aux paroles célèbres du député Cabèche lors de l'occupation américaine, permettez-nous de dire à Son Excellence :

« Quand le peuple haïtien aura un jour à gémir de ces fers que vous essayez de lui forger, et que les générations futures auront à exercer la mémoire de ceux qui ont été les artisans de cet instrument de honte, nous ne voudrions pas que nous soyons du nombre ; nous ne voudrions pas non plus que nos noms figurent au bas du procès-verbal où sera opérée la honte de toute une institution ou de toute une nation ». C'est pourquoi, en tant que Président de la République jusqu'ici, nous vous demandons de choisir la voie de la sagesse pour éviter le pire au pays. Car aucune volonté particulière ne peut se substituer à la volonté générale. La démystification du politique met bas les masques.

Blaise Pascal, dans son traité de philosophie politique intitulé "Trois discours sur la condition des grands", vous rappelle que c'est à la faveur d'un hasard, le hasard d'une occasion que vous faites partie des grands. Dans le premier discours, il raconte l'histoire d'un être en exil, sur une terre qui lui est inconnue, ramené à sa condition misérable, mais en qui le peuple reconnaît son roi...

Charles de Gaulle renchérit, pour vous apprendre, dans son livre intitulé "Du Prestige", que l'élévation d'un homme au-dessus des autres ne se justifie que s'il apporte à la tâche commune l'impulsion et la garantie du caractère...

Platon, sous la plume d'Hannah Arendt, a découvert, pour votre gouverne, que la vérité, en tout cas les vérités que l'on nomme évidentes, contraignent mieux l'esprit que la persuasion, l'argumentation et les moyens externes de violence.

Assautez l'admiration et la vénération de votre peuple en accédant à l'excellence citoyenne qui, selon Aristote, permet "de bien commander et de bien obéir."

Monsieur le Président de la République, la Commission d'enquête du Sénat de la République vous ouvre les voies inédites de l'exemplarité, de l'honneur et de la gloire, en vous assignant une tâche exceptionnelle. Elle vous enjoint , au nom du peuple souverain qui a mandaté le législatif, au nom de l'histoire et de la vérité, d'écrire personnellement et respectivement aux instances compétentes des Etats-Unis d'Amérique et d'Italie pour leur demander de fournir, de manière explicite, à la nation haïtienne, toutes les informations relatives à votre nationalité. Ainsi, il sera mis fin à la saga qui ballotte le pays aux quatre vents.

Monsieur le Président de la République, un citoyen de nationalité haïtienne a tout à gagner d'une démarche de cette valeur, marqué au coin du patriotisme, de la noblesse et du dépassement de soi.

La commission d'enquête vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, avec ses voeux de magnificence, l'expression de sa très haute considération.

Que Dieu vous inspire et vous donne la force herculéenne de forcer les portes du Panthéon national !

Port-au-Prince, le 5 mars 2012.

                                                                           Les Signataires

Les sénateurs: Polycarpe Westner, Jean- Charles Moïse, Bien-Aimé Jean-Baptiste, Steven Benoît, John Joël Joseph et Cassy Nènèl.

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mardi 6 mars 2012

Les révélations du Sénateur Arnick François sur le dossier du président Michel J. Martelly


L

a question de la nationalité étrangère du président Michel J. Martelly soulevée par l’ancien conseiller du cabinet présidentiel de Préval, le Sénateur Jean-Charles Moïse,  prend une autre dimension avec les déclarations du 1er Sénateur de l’Artibonique, Arnick François Joseph. Ce dernier affirme sans ambages qu’il détient des informations très sérieuses pouvant permettre à la commission chargée d’enquêter sur ce cas de mener à bien le dossier.

Le parlementaire s’éternise sur la question et affirme que le nouveau chef de l’État haïtien détient une double nationalité dont Michel J. Martelly, pour Haïti et Michael J. Martelly pour les États-Unis. Acte prévu et condamné par la Constitution de 1987 en son article 15.

L’élu du parti de l’Alternative exhorte la commission à prendre beaucoup plus au sérieux les enquêtes menées sur la nationalité étrangère présumée du chef de l’État. Il en profite pour dire avoir en sa possession plusieurs documents officiels permettant de faire la lumière sur le dossier, dont, la compagnie Coco Grove dans laquelle le président Michel J. Martelly est cofondateur.

Il invite à ses collègues parlementaires d’aller enquêter sur  des affaires non identifiées qui ont conduit le citoyen Martelly à faire prison aux États-Unis. Lui interrogeant sur sa présence qui pourrait être utile dans la situation ; se dit être prêt pour servir la nation comme les vœux de sa présence au parlement haïtien.


Ses engagements dans le dossier de la double nationalité présumée du président Michel Martelly seraient à la base d’un complot visant à éteindre son souffle, si l’on voudrait croire le président de la chambre basse, le Député Levaillant Louis-Jeune

Le Sénateur Arnick François Joseph se propose pour aider ladite commission qui s’attarde pourtant par certains membres reconnus comme des proches du pouvoir en place. Les jours passent et repassent, rien n’est donné comme résultat, cependant, le président continue de remplacer certains maires sans pour autant songer à la publication de l’amendement de la constitution de 1987 et l’organisation des prochaines élections sénatoriales et municipales.

En tout cas, la commission chargée d’enquêter sur la nationalité étrangère présumée du président Michel J. Martelly, marque des pas sur place pendant que le président ne s’occupe que de la désignation de son bon ami Laurent Lamoth, comme le premier ministre tout en tenant fermement ses pièces combien sollicitées par ladite commission. ''Or, si les enquêteurs veulent, ils peuvent laisser les pièces du président entre ses mains et prendre d’autres voies estimant nécessaires’’, avance le Sénateur Arnick François Joseph.

Jusqu’à présent l’enquête se poursuit, se poursuivant peut-être sans suite, mais qui vivra verra.


                                                06/03/2012     BOLIVARD Delcarme

dimanche 4 mars 2012

La gouvernance dans l’impasse proposition de résolution de sortie de crise, par: le Sénateur POLYCARPE Wesner


 Vu les articles 58, 59, 59-1, 60, 60-1, 60-2 de la Constitution de 1987 où l’exercice de la souveraineté nationale ne peut se concevoir sans l’équilibre strict des trois (3) pouvoirs.
Vu le préambule et l’article 19 de la Constitution de 1987 qui consacrent la jouissance des libertés fondamentales comme règle cardinale devant conduire à la démocratie.
Vu les articles 136, 137, 137-1, 138, 139, 139-1, 140, 141, 142, 143, 144, 145, 146 fixant les attributions du Président de la République.

Conscients des difficultés dans lesquelles se sont déroulées les dernières joutes électorales ayant abouti à l’élection d’un Président de la République et de Parlementaires issus de courants politiques différents.
Considérant que le courant politique ayant conduit à l’élection de Monsieur Joseph Michel Martelly a utilisé un créneau de promesses en faveur de l’éducation gratuite, du plein emploi, de l’environnement, de l’Etat de droit, et contre la corruption… Malheureusement, un fossé s’est vite creusé entre les promesses et les lueurs de matérialisations.

Considérant la crise de gouvernance avec toutes les étapes dilatoires tendant à conduire le pays sur la désastreuse route de la dictature….
Attendu que : 
La Constitution de 1987 comme contrat social et boussole normative des trois pouvoirs de l’Etat : 
1- Garantit au peuple haïtien les droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et la poursuite du bonheur, conformément à son acte d’indépendance de 1804 et à la déclaration des droits de l’Homme. 
2- Proclame une nation haïtienne socialement juste. 
3- Exige le rétablissement d’un état stable et fort, capable de protéger les valeurs, les traditions, la souveraineté, l’indépendance et la vision nationales. 
4- Implante la démocratie qui implique le pluralisme idéologique, l’alternance politique et affirme les droits inaliénables du peuple haïtien.
5- Réclame des dirigeants haïtiens la fortification de l’unité nationale en éliminant toutes les discriminations entre les populations des villes et des campagnes par l’acceptation de la communauté de langue et de culture, et par la reconnaissance du droit au progrès, à l’information, à l’éducation, à la santé, au travail et au loisir pour tous les citoyens. 
6- Assure la séparation et la réparation harmonieuse des pouvoirs de l’état au service des intérêts fondamentaux et prioritaires de la nation.
7- Instaure un régime gouvernemental basé sur les libertés fondamentales et le respect des droits humains, la paix sociale, l’équité économique, la concertation et la participation de toute la population aux grandes décisions engageant la vie nationale par une décentralisation effective. 

Attendu qu’inspiré de ces prérogatives constitutionnelles, le parlement doit jouer son rôle de gardien des intérêts supérieurs de la Nation Haïtienne et de surveiller les dérives pour ensuite apporter des correctifs nécessaires afin de paver la voie vers la démocratie, l’état de droit et le bien-être de la population haïtienne. Le parlement haïtien doit donc poursuivre sa tâche d’accompagner le peuple haïtien dans le processus de reconstruction physique du pays et vers le progrès socio-économique de la population qui doit divorcer avec la misère, le désarroi et le désespoir.

Nous, les Sénateurs signataires de la présente, nous nous donnons la mission d’appuyer toute lutte anti-corruption au sein de l’Etat haïtien, d’empêcher la violation de la Constitution et la banalisation des actes qui offensent les valeurs cardinales de vivre ensemble en société.
Par conséquent, nous condamnons :
- les déclarations incessantes qui incitent la population à prendre les parlementaires pour cible afin de faire place nette au régime présidentiel de facto, banni par la Constitution et qui est susceptible de conduire à la dictature ; 

- les menaces voilées par des lapsus visant la suppression du parlement et l’instauration de la présidence à vie qui rappelle une tranche de notre histoire avec un président très puissant ayant le droit de vie et de mort sur les citoyens haïtiens ; 

- l’arrestation de député en fonction jouissant de l’immunité parlementaire en vertu de l’article 114 de la Constitution haïtienne ; 

- les tentatives d’arrestation et d’intimidation de membres du Conseil Electoral Provisoire qui malheureusement ont offert à des individus l’opportunité d’occuper des fonctions de l’Etat incompatibles avec leurs statuts d’étrangers ; 

- la remobilisation de façon inadéquate d’une armée qui rappelle de bien mauvais souvenirs ; 

- les tentatives répétées d’intimidation et d’humiliation de journalistes haïtiens dans l’exercice du droit à l’information reconnu par la Constitution en vigueur ;

- la provocation préméditée des étudiants de la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti par des individus accompagnés en la circonstance du Président de la République ;

- Et enfin, l’insubordination de Ministres et Secrétaires d’Etat vis-à-vis du Premier Ministre, leur chef constitutionnel, en violation des articles 155, 156 de la Constitution haïtienne ; 
En face d’une telle crise de légitimité où subsistent des conflits larvés entre le Président Joseph Michel Martelly et son Premier Ministre ; entre le Président Joseph Michel Martelly et le parlement; entre les Ministres, Secrétaires d’Etat et le Premier Ministre ; entre certains Ministres et Secrétaires d’Etat et la Commission Sénatoriale d’enquête, il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur les enjeux et surtout sur les attentes de la population par rapport à ses principales craintes : le choléra qui continue de tuer, les sinistrés sous les tentes de fortune, les écoliers et leurs parents qui nourrissaient réellement l’espoir d’une scolarité gratuite digne, la corruption qui s’institutionnalise d’avantage et la misère qui fait rage dans le pays. 

Le dernier épisode de la crise débuta avec la création d’une Commission Sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité du Président de la République et des membres du gouvernement… Devant le refus obstiné de collaborer dont fait preuve le Président Joseph Michel Martelly jusqu’à influencer l’attitude des Ministres et Secrétaires d’Etat à l’insubordination par rapport aux membres de la Commission Sénatoriale d’enquête et au Premier Ministre, la crise devient beaucoup plus sérieuse….

Nous pensons qu’il est urgent que des propositions concrètes soient faites pour tenter sinon de désamorcer, du moins d’atténuer le choc, de peur que nous nous trouvions à un point de non retour. 
En ce sens, sur proposition duSénateur Polycarpe Westner, les Sénateurs cosignataires de cette Résolution décident que : 
1- Les Ministres et Secrétaires d’Etat ayant délibérément violé la Constitution par actes d’insubordination à la Commission Sénatoriale d’Enquête et au Premier Ministre, s’ils ne sont pas révoqués par le Premier Ministre pour insubordination, soient interpellés pour être censurés en vertu des articles 129-2, 129-3, 172 de la Constitution Haïtienne. 
2- Le Premier Ministre Garry Conille reste à son poste. Il est invité à compléter son cabinet ministériel en accord avec le Président de la République d’Haïti, tout en tenant compte de la Société Civile, des forces politiques présentes au parlement Haïtien en vue de combler les postes vacants. 
3- Le Premier Ministre poursuive les enquêtes débutées sur la corruption, afin de redorer l’image du pays et ainsi permettre aux institutions haïtiennes de continuer d’inspirer confiance au peuple haïtien.
4- La Constitution Haïtienne en ses articles 15, 135 soit appliquée sur le dossier de la multi nationalité. C’est un citoyen haïtien élu qui a légitimité à diriger le pays comme Président de la République. Par conséquent, le Président Joseph Michel Martelly, les Ministres et Secrétaires d’Etat du gouvernement haïtien doivent impérativement fournir leurs documents de voyage par devant la Commission d’Enquête du Sénat haïtien en vertu des articles 118, 135, 135-1, 136 de la Constitution de 1987. 
5- Dans le cas où l’enquête sur la multi nationalité du Président de la République aurait abouti à l’irréfutabilité des données, la Constitution Haïtienne en ses articles 149, 185, 186 soit de stricte application. 6- Dans le cas où l’enquête sur la multi nationalité de membres du gouvernement aboutirait à la découverte d’étrangers au sein du gouvernement, la Constitution Haïtienne en ses articles 185, 186 soit de stricte application, par leur renvoi du gouvernement et leurs poursuites pour crimes de haute trahison. 
Nous concluons avec l’idée que la paix, la concorde nationale, le dévouement sincère au bien-être du peuple haïtien et la création des conditions pour soustraire les victimes du séisme du 12 janvier sous les tentes, et trouver une solution à la misère, au chômage, constituent des préalables nécessaires au décollage socio-économique de notre chère HAITI. 
                                                                      VIVE HAITI !!!!! 
Fait au Sénat de la République d’Haïti, le 17 février 2012

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jeudi 1 mars 2012

La manifestations de ''Fanmi lavalas''


Manifestation des partisans de Fanmi Lavalas à Port-au-Prince
L
e mercredi 29 février 2012 ramène le huitième anniversaire de l’exil pour l’Afrique du sud, l’ancien président d’Haïti, Dr Jean-Bertrand Aristide. De retour au pays depuis en l’an 2011, reste assis dans sa maison privée à Tabarre pour observer le déroulement de la politique haïtienne qui ne va pas de bon train par la méchanceté des dirigeants, si l’on veut croire certains citoyens de la république.

Après sept ans d’exil du Dr. Jean-Bertrand Aristide, les partisans de ‘’fanmi lavalas’’, le parti politique haïtien le plus populaire, étaient dans les rues de certaines zones du pays notamment la capitale de Port-au-Prince et la deuxième ville du pays (Cap-Haitien). Il faut souligner que cette manifestation était pour les proches du parti d’exprimer à tout jamais leur attachement à un idéal politique qui, selon eux ne pourra jamais faiblir.

Ils ont pris plusieurs directions dans la capitale de Port-au-Prince et au passage, ils ont déchiré certaines photos du président en exercice pour donner un ‘’Pigga’’ (mis en garde) aux rimeurs faisant croire qu’une enquête est ouverte sur les dossiers du Dr. Jean-Bertrand Aristide.

En arrivant devant le parlement haïtien, les manifestants ont bénéficié du concours de quelques parlementaires ''lavalas'' qui ne pouvaient s’empêcher d’envoyer une note claire au président Michel J. Martelly concernant ses pièces qu’il devait soumettre à la commission changée d’enquêter sur la nationalité de certains hauts fonctionnaires de l’Etat haïtien y compris le chef de l’État.

A ce sujet, seul le pays est victime de toute sorte d’attentat et les autorités concernées ne font qu’augmenter leurs richesses au détriment de la nation.


                                                01/03/12,  BOLIVARD Delcarme

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