mardi 11 juillet 2017

Haïti au sommet de l’hypocrisie politique: Une pratique déplorable à corriger

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Les grandes écoles et théories sur lesquelles se fonde la notion de ‘’politique’’ à travers le monde, exigent la bonne gouvernance de la cité et demandent que les phénomènes politiques soient normalement abordés par la politique[1]. Ce lien logique entre ce qui est et ce qui doit se faire en matière politique, embrasse un ensemble de savoir applicable au maintien de la paix et de la sécurité de toutes sortes au niveau de l’évolution des citoyens.

En manière politique, il convient d’apercevoir plusieurs idéologies selon que l’on voudrait comprendre la réaction des acteurs politiques qui peuvent agir contrairement au réflexe et l’entendement de la population[2]. De même, dans le cadre de la gestion des conflits ou des crises politiques, non seulement il est impératif de savoir identifier l’origine de ces obstacles au développement durable, c’est-à-dire, d’être capable de trouver leur provenance, mais aussi et surtout de maitriser les éléments de réponse relatifs à ces troubles politiques. Delà, nous pouvons avancer que, quel que soit le degré du conflit politique, l’appareil étatique y est impliqué d’une manière ou d’une autre. Ce qui signifie que l’État est partie au conflit, enjeu, arbitre ou médiateur du conflit[3]. Ainsi, deux voies s’imposent lors de la gestion des conflits politiques: soit le Droit, soit le consensus[4].

Dans le cadre d’Haïti, les réalités politiques sont totalement contraires à celles édictées par la méthodologie de la Science Politique et apportent chaque jour une nouvelle considération de l’évolution des choses publiques. Des manœuvres frauduleuses au mépris de la loi, des stratégies négatives pour accéder au pouvoir, des violences politiques, entre autres, caractérisent formellement la situation de la Politique à Haïti. Ce qui débouche toujours sur des moments de crises nationales.
Au niveau de la zone Caribéenne, suivant les données recueillies relatives au progrès des pays sur le plan politique[5], Haïti se positionne à un degré très bas, vue que son système politique est caractérisé par un ensemble de réalités épistémologiques manifestées par l’instabilité, la corruption et l’ingérence de l’international dans les affaires publiques de cet État[6]. Cependant, les acteurs politiques nationaux continuent d’inculquer au peuple haïtien les nations de souveraineté qu’ils ne peuvent justifier par rapport aux exigences de la fonction régalienne. Cette dernière pratique  plonge le peuple haïtien, déjà victime de l’ignorance, dans la plus grande confusion consistant à une étape fondamentale aux conques du pouvoir politique.

Indépendant depuis 1804, Haïti, comme soi-disant État-nation, continue avec la pratique de l’hypocrisie politique. Partant du régime impérialiste de Jean-Jacques Dessalines jusqu’à nos jours, où le système démocratique du pays est assombri par l’orgie des dirigeants mal forgés, le principe du déterminisme politique haïtien est toujours de rigueur dans le sens négatif.

Nous comprenons jusqu’ici, qu’au moment des élections, les partis politiques à Haïti fleurissent comme de mauvaises herbes et n’ont, pour la plupart, aucun contrôle sur leurs membres[7]. Certains dépourvus d’aucun fondement légal et d’autres caractérisés par une existence fortuite, cependant, acceptés par un Conseil Electoral Provisoire (CEP, qui devrait être de préférence, CONSEIL ÉLECTORAL PERMANENT selon l’esprit de la Constitution de 1987, amendée le 09 mai 2011[8].) corrompu, n’envisageant que les intérêts égoïstes de ses composants. Des résultats postélectoraux, pour nombre des candidats, sont toujours falsifiés ou préfabriqués. Des élections qualifiées toujours d’irrégularité et de fraude par des candidats-perdants au nom d’une démocratie fondée sur l’irrespect des normes axiologiques et le rejet des principes établis. Des contrevenants parlementaires sous les auspices de l’immunité accordée par le vote d’un électorat incongru, des promesses insidieuses avec lesquelles ils provoquent le choix irrationnel et émotionnel de la population. Des implications directes de l’État dans l’instabilité sociopolitique du pays nous permettent de comprendre le niveau malhonnête d’une classe politique nationale caractérisée par le chaos et la corruption.

Monsieur Aram Belhadj, Professeur de ‘’Problèmes économiques contemporains’’ à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul (FSEGN), Université de Carthage, Tunisie, explique et démontre clairement les grands problèmes qui peuvent endommager le processus du développement d’une société[9]. Parmi lesquels, il s’est surtout accentué sur le rôle de l’État dans l’implication des crises sociétales. Le professeur, dans ses approches, a considéré le cas des pays en voie de développement où la perfidie politique des autorités engendre une décadence totale  à l’égard de la société[10].

Par la mauvaise manière d’interpréter ou de faire la politique à Haïti, des tableaux sombres  et à la fois réalistes se dressent au milieu de la population. L’État haïtien se crée  des ennuis[11]. Les gouvernements qui se succèdent ou celui qui est en place, manifestement par la politique économique négative, favorise des problèmes endogènes, tels : déficits publics, problèmes environnementaux, etc. A priori, ceux qui analysent les aspects économiques de la politique nationale peuvent, sans ambages, comprendre le caractère d’hypocrisie des acteurs politiques haïtiens dans une démarche consistant à tout remettre en question pour la sauvegarde des intérêts personnels.

Nous pouvons réaliser que, le niveau de l’hypocrisie de la politique haïtienne est fondée sur un certain laxisme des hommes et femmes politiques de chez nous qui croient et continuent à        croire que les manœuvres frauduleuses constituent un véritable vecteur assortissant aux progrès des idéologies politiques. Cependant, tout cela représente un facteur négatif qui pourra empêcher que le développement d’Haïti soit vraiment effectif. C’est ce que nous pouvons appeler le déséquilibre en matière du choix de gouvernabilité dans un esprit de marchandage politique.

Donc, si nous voulons avoir une société fondée sur l’éthique et le respect des méthodes afin de lui permettre de prendre une autre direction, il faut tout au moins nous écarter des rubriques s’élevant contre la bonne marche et le bon fonctionnement de la politique. Il nous faut croire aux grands principes politiques qui contextualisent notre réalité comme peuple, tout en nous gardant du fondement théorique du fonctionnalisme politique. C’est alors que nous aurons un pied ferme dans la construction  d’une société nouvelle pour une Patrie florissante.

10/07/2017
8hs 51 PM (Heure locale)

Delcarme BOLIVARD, Avocat
Maître en Science Politique
Doyen de la Faculté des Sciences Politiques
Et Responsable du Bureau de Communication/Information
À l’Université Libre d’Haïti (ULH)





[1] .- La science politique est la discipline qui étudie les phénomènes politiques.
[2] .- Louis-Naud PIERRE, UE 2/Découverte des Sciences humaines Introduction à la Science Politique.
[3] . - Patrice CANIVEZ, « Qu'est-ce qu'un conflit politique ?. », Revue de métaphysique et de morale 2/2008 (n° 58) , p. 163-175.
[4] . - Idem.
[5] .- Jalabert LAURENT, « Les violences politiques dans les Etats de la Caraïbe insulaire (1945 à nos jours) », Amnis [En ligne], mis en ligne le 01 septembre 2003, consulté le 10 juillet 2017. URL : http://amnis.revues.org/484.
[6] .- Lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/144192/Violence-et-politique-en-Haiti#sthash.3Fjr2GIw.dpuf
[7] .- http://www.haitilibre.com/article-13473-haiti-elections-liste-complete-des-partis-politiques-agrees-et-non-agrees.html
[8] .- Constitution du 29 mars 1987, amendée le 09 mai 2011, art. 191.
[9] .- Belhadj ARAM, ‘’Cours optionnel: Problèmes économiques contemporains’’, niveau : 1ère année LF Economie.
[10] . - Idem.
[11] .- Manque de savoir faire dans le mécanisme d’état d’urgence et bien d’autres cas encore dans le pays.

jeudi 22 juin 2017

Mes souvenirs (I)

Quand je laissai en 1996 l'Ecole Nationale Anténor Firmin de Cap-Haïtien sous les coupoles de mes anciennes professeures, je me sentis déjà prêt pour affronter les épreuves de la vie. Et ce fut à ce moment que je commençai à méditer sur les efforts de mes parents à une époque de hautes crises sociopolitiques haïtiennes. Petit en âge, mais doué d'une maturité rectiligne, je bien vite compris que le dévouement au progrès et au développement d'un pays doit être inévitablement passé par l'éducation et la mise en place d'une structure stratégique relative au respect des effets culturels de la nation.
Sans passer par quatre chemins, accompagné d'alors de mon beau-frère, mon conseiller-parrain de mariage, le feu Ronèl Ambroise (que son âme repose en paix ), je me fus fait inscrit au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien où je fus de bonne part accueilli par certains professeurs et cadres de ladite école. Parmi eux : Directeur Hudson Jean-Baptiste, Me Marcelin Jean-Baptiste, surveillant, Me Zakari Jean, Surveillant général. Le premier nous fit croire qu'un vrai Lycéen ne doit jamais tricher aux examens afin qu'il devienne le meilleur en tout lieu et pour qu'il puisse, quand il grandira, se mettre au service de son pays en bon citoyen conséquent. Cette pensée de Maître H. Jean-Baptiste me donna l'envie d'être de retour au Lycée, dans une vaste cour ombragée de feuilles vertes où les élèves se préparèrent conséquemment pour prendre les rênes du pays. Et cela, par les études et par la rédaction continuelle de leurs devoirs de classe et de maison.
Quant à Maître Marcelin lui même, ce fut un espoir pour la jeunesse d'alors. Ami de tous. Il nous appris que le vrai citoyen est celui qui se respecte pour attirer des autres autant de respects possibles. Ce fut avec lui que j'appris à aimer mon pays. Il m'invita à observer le comportement farouche de nos hommes politiques de peur que je m'y mêle sans que je sache. Il mit sous mes yeux les astuces de certains politiciens haïtiens. Il me raconta que la prise de pouvoir politique à Haïti se fit par tous les moyens, il suffit que l'on y accède. Pourtant, m'indiqua-t-il, que telle (la manière de prendre les pouvoirs politiques à Haïti) fut une très mauvaise pratique et me conseilla de respecter la Constitution et d'y croire afin de permettre au pays de devenir vraiment un État de Droit.
Me Zaka, ainsi à l'époque appelé par nous, fut un grand disert d'avenir prometteur pour la jeunesse de ma génération. Professeur d'histoire et de géographie, Maître Zaka nous raconta tout. "Le peuple qui participe de manière irrationnelle aux élections, la lutte pour le pouvoir politique à Haïti, la défaite de l'Église par rapport à sa mission, la lutte paysanne, les conflits terriens, les séquelles de l'occupation américaine, le mouvement Aristidien, le réchauffement climatique, l'environnement et ses ennemis, etc." Le professeur Zaka, nous appris que les intérêts de la nation haïtienne doivent être abordés à "l'haïtienne", ce qui suppose être relevé de la compétence expresse de nos hommes valeureux sans écarter le peuple, si et seulement si ce peuple soit bien formé et éduqué comme cela se doit. Le professeur mit en nous un esprit de grandeur et de prospérité qui nous permis de savoir résister à toutes sortes de tentatives et de marchandages.
Ainsi, mes souvenirs du Lycée sont inépuisables et ils constituent pour moi un vecteur ou une boussole d'orientation me permettant d'être ce qu'aujourd'hui je suis. J'appris presque tout sous les lèvres de certains grands professeurs de l’ère. J'appris à ne pas appliquer les principes de la lâcheté au regard de la raison. J'appris à respecter la règle de l'axiologie. J'appris à respecter la Constitution de mon pays. J'appris à me connaître "citoyen conséquent" devant s'impliquer aux grandes décisions de développement de la nation. Tout fut au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien.
Delcarme Bolivard Av. MA 
db 
22/06/2017
ULH.


mercredi 14 juin 2017

Pour ma Femme

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À tes pieds, s’adressent des mots
Mesurables à ta beauté,
Comparable à ton goût.
Goût restant sous les lèvres d’amour
Pour imbiber un cœur délaissé.




Ce qu’il faut sous mes doigts,
Une lyre, sous mes bras pour te chanter
Sans arrêt au son ajusté des oiseaux
Nous entendant au battement de leurs ailes.
Ailes sous lesquelles nous voyageons
Vers le monde des amoureux.

Ton corps, mon sépulcre,
Tes doigts au piano glissant sur ma peau d’homme
Me laissent croire qu’il est jour en pleine nuit.
Tes yeux éclatent l’aurore.
L’aurore où je t’ai vue paraître
À la cime d’un cœur aimant.

Perdu dans l’éclat de ton sourire.
Tes veines pour circuler le sang de mon sentiment.
Dans ton chantier ornemental, ma voix chancèle
Au rythme de la force du souvenir.
Souvenir du phare éclatant mes pas
Vers la route de ton parfum corporel.

Ton odeur m’est un réconfort.
Et si alors le temps nous guette
Pour entrer dans son sein éternel,
Nous nous en réjouissons pour nous être rencontrés.
Rencontrés comme le faucon et son nid,
Du pan de ta robe je pars en vérité.

On se fait des plans de vie.
Au-delà de la terre, nous serons des exemples.
Pour moi, tu deviendras adolescente.
Pour toi, je deviendrai guerrier.
Guerrier pour notre cause soutenir
Adolescente pour notre amour perpétuer.

14/05/2017

Delcarme BOLIVARD, Av.MA  

mardi 16 mai 2017

Haïti: Travail et société

Le travail est le premier châtiment que Dieu inflige à l'Homme. Et ce dernier évoque la théorie de la "division du travail" qui engendre plus tard deux groupes déséquilibrés socialement :
1- Les "oppresseurs" qui sont les puissants au service desquels l'on travaille nuit et jour. Ce sont eux qui légifèrent pour codifier ou réglementer leurs industries, leurs factoreries, leurs usines, etc. Ils créent au niveau de la société un désaccord entre les travailleurs et les effets de leur "force du travail" par une déstabilisation de l'énigme du développement. Les oppresseurs, dans certains pays, dont ceux étant victimes de titre "sous-développé" ou de "sous-mondialisé", font un corps avec les autorités politiques, notamment l'exécutif, pour continuer à exercer leur domination et leur exploitation sur la population. Ils achètent la conscience de ces hommes politiques en les supportant au moment des élections et en retour, ils auront les plus grandes parts du marché.
Delà, le pouvoir économique prime et engloutie celui de la politique, contredit le principe de "la séparation des pouvoirs" et favorise clairement la corruption au niveau des institutions étatiques. Par-dessus de tout, l'éthique et la morale économicopolitique se déstructurent à la faveur d'une force intransigeante du côté des dominants rêvant toujours du profit et progrès au détriment d'une couche sociale vouée à elle-même.
2- Les opprimés qui sont les travailleurs, dépendants socialement de ce qu'ils fabriquent dans les industries, factoreries, usines, etc. Ce sont eux qui ont "la force du travail" pour laquelle ils ne reçoivent que les mauvais traitements et des châtiments corporels (voir la réalité des travailleurs de Boukinafaso).
Les opprimés, sous l'influence des principes établis par les oppresseurs, mènent une vie débordante de misère et ne sont pas capables de répondre aux exigences du temps. Ce sont eux, qui plus tard, se convertissent en groupe de pression, empêchent la bonne marche de la société, manifestent violemment leurs désinvoltures et s'apprêtent à renverser les pouvoirs publics, disons mieux l' "Etat". Pour atteindre leur mission, les opprimés s'acharnent et tombent en rébellion contre les discriminations des oppresseurs. Ils s'en révoltent pour être incapables de jouir même à une dimension très réduite le courage de leurs mains besogneuses. D'où l'existence intégrale d'une discordance sociétale. Les riches désirent être toujours riches en mettant de côté toutes les rigueurs de la moralité. Et les pauvres rêvent un jour d'être patrons pour finir avec l'humiliation quotidienne de la rancune institutionnelle imposée par les riches.
Dans le cadre D'Haïti, le travail apparaît comme un luxe à payer cher. Les patrons sont des parrains aux élections de certains candidats. Ce qui leur permet de jouir de tous les avantages possibles et quelquefois arrivent même au-dessus de la Constitution. L'établissement de cette entente entre la classe économique et la classe politique à Haïti, charrie un ensemble de faiblesses destiné à empêcher au pays de se fixer vers le monde du changement total et durable. D'ailleurs, les taxes et les impôts de la première classe plus haut mentionnée, se paient de préférence à l'étranger, cependant, l'assiette fiscale de l'Etat haïtien reste et demeure vide et sans être appréciée.
Cela crée dans le pays une instabilité à outrance où les gouvernements se succèdent à Haïti, pourtant aucun d'entre eux, n'arrive même à identifier le vrai problème de la nation. Les travailleurs haïtiens revendiquent leurs droits, alors que l'Etat ne fait que satisfaire les besoins égoïstes de ceux-là qui ont permis aux autorités publiques de gagner les élections par toutes les manœuvres inimaginables. L'incompétence sévit dans les administrations de l'Etat haïtien et s'institutionnalise par les autorités nationales en commun accord avec la classe bourgeoise haïtienne inexistante pour rabaisser la main d'oeuvre et rejeter les valeurs imposantes.
Delcarme Bolivard Av. MA 
db
01/05/17


An Ayiti

Voici ce que je ne comprends pas et qui mérite d'être corrigé :
An Ayiti,
1- Depi yon moun bouch li pa pwòp, li rele tèt li politisyen;
2- Depi yon moun konn voye boutèy ak wòch, li gen tan bon poul chèf;
3- Depi yon moun konn boule kawotchou, yo te gen tan wè l kou yon lidè;
4- Depi yon moun nan manifestasyon tout jounen, mache piye magazin, li te gen tan prè pou yo koutel;
5 - Depi yon moun flatè, li te gen tan ka otorite;
6- Depi yon moun fèzè, li te gen tan bon poul dirije;
7- Depi yon moun pa fome, li te gen tan wè se li ki ka fè e defè;
8- Depi yon moun ap bay manti, li te gen tan prè pou l palmantè;
9- Depi yon moun soumoun, li te gen tan popilè;
10- Depi yon moun chita nan baz tout jounen, li te gen tan prè pou l al nan Eleksyon;
11- Depi yon moun ka kole 2 - 3 mo san fondman , li gen tan santi l pwè pou l al pale pou pou pèp;
12- Depi yon moun ap kritike san pwopoze anyen, li gen tan santi l pwè pou l nan leta.
Mesye dam, bagay yo pa dwe konsa, politik se yon Syans ke moun dwe aprann byen yon mannyè pou byen gere peyi a. Se pa ni voye wòch ak boutèy ki fèw politisyen. Ni mache ranpe kay otorite ki pa fòme e ki pa konn g-a ga nan fèy patat ki fèw politisyen. Se pa fè ti pil gwo pil ak yon bann moun ke wap kweve lespri yo, pandan wap chèche geri boskow ki fèw gen tan santi w rive nan politik.
Ba inivèsite peyi a, se fè pwomosyon pou lekselans, bonjan syans ak metòd.
Ba l respè a moun ki konnen tout bon vwe pou dirije nanchon an pou yon Ayiti DJANM e GRANMOUN pou tèt li. Sispann fè voye monte. 
 Si nenpòt moun paka medsen, agwonòn, engenyè, avoka e latriye, ebyen nenpòt moun paka POLITISYEN.

12/05/2017
Delcarme BOLIVARD, Av.MA

 db

dimanche 30 avril 2017

VERS UN AGENDA PLUS ADAPTÉ DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE EN HAÏTI : PROPOSITIONS POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE

Dans cette étude, nous tâcherons de présenter un ensemble de propositions utiles qui pourront permettre à l’État haïtien de mieux se structurer par rapport à l’aide internationale afin de promouvoir un véritable développement dans le pays. En effet, Plusieurs propositions ont été déjà offertes par de grandes personnalités haïtiennes, dont les plus connues sont les suivantes :

Le professeur Marc L. Bazin, dans son ouvrage ‘’Des idées pour l’action’’ dresse un ensemble de moyens pouvant permettre à Haïti d’être un État fort afin de combattre la pauvreté criante qui sévit dans le pays depuis un laps de temps. Il observe particulièrement les évènements qui ont surgi à Haïti au cours de 2004 en passant par les inondations  et les émeutes de la fin de 2008 jusqu’au tremblement dévastateur du 12 Janvier 2010.

Le professeur Marc L. Bazin propose huit (8) priorités de l’État utile que nous adoptons dans le cadre de cette étude. Ce sont :

1- Réduire les inégalités

2- Créer l’emploi

3- Dynamiser le secteur agricole

4- Augmenter la contribution du secteur bancaire à la croissance

5- Satisfaire la demande en services d’infrastructure

6- Améliorer le capital humain

7- Adapter la politique budgétaire aux circonstances du moment

8- Réaménager les rapports avec l’aide internationale

- L’aide devrait s’adapter aux besoins nouveaux découlant des émeutes de la faim, aussi bien quant à son montant et sa souplesse que dans la recherche d’un équilibre satisfaisant entre la stabilité macroéconomique et les besoins pressants d’investissements dans les infrastructures, la relance de l’agriculture, la création d’emplois et la satisfaction des besoins en matière de santé et d’éducation

-  L’ouverture des marchés des pays développés à nos exportations devrait être encouragée

-  Le soulagement de la dette devrait intervenir à un rythme plus rapide

-  Nos propres stratégies et propriétés devraient être mieux comprises

-  L’aide devrait passer en priorité par le gouvernement et utiliser des mécanismes de comptabilisation qui permettent d’éviter les complications, les litanies de rapports et la balkanisation du budget(1).

Le professeur Leslie F. Manigat lui-même parle de ‘’Capital humain’’ à protéger comme vecteur d’indice important pour sauver le pays. Pour lui, l’haïtien est la véritable énergie qu’il faut pour développer le pays sans attendre l’aide internationale(2).

Pour permettre à Haïti de prendre une novelle direction face à l’aide internationale, il propose de :

1) Remettre l'humanitaire à sa place : une place, qui n'est ni la première ni la plus importante.

2) Décoloniser le regard et re-politiser le débat : « ne parlez pas de nous, mais avec nous », et penser/poser l'action en termes d'égalité, de souveraineté et de légitimité.

3) Réinventer l'action de coopération internationale :
-    sortir de la schizophrénie(3) des ONG et instances internationales appelant à renforcer l'État haïtien, alors même que son affaiblissement a été (et continue d'être) orchestré par des politiques économiques imposées par les institutions internationales, et que, sur le terrain, on ne cesse de contourner l'État. Les ONG et instances internationales ne sont pas la solution au problème de l'État haïtien ; elles y participent,
-    re-situer l'action des ONG internationales : en appui aux acteurs haïtiens – ce qui suppose de penser non seulement leur participation à l'action, mais aussi un contrôle et un pouvoir sur celle-ci – et en se mettant au service de leurs projets et revendications de changements(4).

Ricardo Seitenfus, l’ancien représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) en Haïti, à travers son ouvrage titré : ‘’L’échec de l’aide internationale à Haïti. Dilemmes et égarements’’, présente une lecture critique des efforts continus de la communauté internationale visant à aider au dénouement de l’énigme haïtienne(5).

Pour résoudre le problème, l’auteur suggère une solution anthropo-psychosociologique, qui consiste à : ‘’entrer dans la peau de l’autre, supprimer les idées préconçues, s’éloigner de l’apparence qui tend à masquer la réalité, divorcer de la tentation des conclusions hâtives, savoir écouter avant de parler’’.

De notre côté, nous proposons dans cette étude, entre autres :

- Renforcer la capacité gouvernementale et décisionnelle de l’État ;

- Établir chez les citoyens une confiance à l’égard de l’État ;

- Créer de nouvelles techniques d’investissement financier ;

- Favoriser une capacité d’analyse de la crise politique et économique haïtienne par les concernés ;

- Renforcer le cadre institutionnel haïtien ;

- Analyser et structurer les pouvoirs politiques d’Haïti ;

- Contrôler l’intervention directe de l’international dans les démarches à résoudre les problèmes politiques et économiques à Haïti ;

- Réviser le secteur agricole national ;

- Combattre l’instabilité politique et la crise économique à Haïti par la reconnaissance des stratégies haïtiennes

A la communauté internationale :

De réaliser ses interventions en conformité aux principes de la Charte humanitaire et normes minimales pour les interventions lors des catastrophes ;

D’engager un processus de dialogue avec tous les secteurs de la vie nationale en vue d’arriver à l’élaboration d’un plan de construction adapté aux réalités nationales.

 db

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

30/04/2017

1.- Marc L. BAZIN: "Des idées pour l'action", Page 268
2.- Leslie F. MANIGAT: "La crise haïtienne contemporaine", page 294.
3.- Psychose délirante caractérisée par une perte de contact la réalité et une dissolution de la personnalité.
4.- Frédéric THOMAS : " Conférence donnée sur l'échec de l'aide internationale.
5.- Claude JOSEPH : Une lecture critique de " L'échec de l'aide internationale à Haïti..." de Ricardo Seitefus, 19/06/2015.

jeudi 23 mars 2017

Boutèy Kleren'm

encrejournal.blogspot.com
Nan mitan chan kann a yè,
Plante, rekòlte pitimi.
Se la nou kwaze,
Se la ou fè'm depale,
Se la ou fè'm michan,
Se la ou fè'm bòzò.
Anba ponyèt mwen ou kache,
Mwen refize separe'w.
Se ou ki ban'm nan'm
Se ou ki ban'm fan'm.
Ou fè'm kodjòm
Tankou manman tanbou.
Mwen sèmante, ou se medikaman'm.
Kout manchèt, kout pikwa
Pèdi lavi nan lanmò klere'm.
Tèt mwen lou, mwen santi m'ap chavire,
Mwen tonbe radote, mwen tonbe rablabla.
"Ay! Boutèy mwen o,
Tu m'as toupizoup, tu m'as fouke devan.
Tu m'as toufonnen, tu m'as chifonnen".
Je'm pèdi koulè, bav ap koule.
Mwen kilbite, mwen di wi pou non.
Me dan'm, me ran'm.
Pike kole, vole lajan'm.
Mwen bliye non'm, ou fè'm kazwèl.
Mwen tonbe nan won, tonbe atè.
Pyafe, kraze brize ak boutèy kleren'm.
Ke mwen pran pou 10, ke mwen pran pou 15,
Ke'l te boutèy nwè, ke l te jòn,
Ke'l te nan bak, ou l te nan kab,
Li toujou regle zafè'm.
Mwen pa kon'n lanwit ni lajounen
Mwen pa kon'n semèn ni ton nwèl,
Se sèl boutèy kleren'm, mwen konnen.
Boutèy kleren'm, se ou ki koz.
Boutèy lanni'm, se ou ki fè sa.
Boutèy tafya'm, se ou ki fè'm kaladja.
"Ay! boutèy mwen o, tu m'as flanke atè.
Tu fout mwen yon bikòs, yon bigidap, yon pakala.
Tu m'as toufonnen, tu m'as chifonnen.
Pyafe, kraze brize ak boutèy kleren'm".

19/03/2017
10 hs 44 (heure locale)

mercredi 15 mars 2017

Oraison funèbre

encrejournal
 Révérend Pasteur Voltaire JOSEPH
Autorités  ecclésiastiques
Roderson Christian Ambroise, mon neveu
Famille affligée
Différents groupes et chorales de support
Amis attristés
Mesdames, mademoiselles et messieurs.

Publiquement, JE DIS MERCI BEAUCOUP à Ronèl Ambroise pour ce qu’il a été pour moi pendant son vivant. Je savais le lui dire bien avant que son âme soit rendue à Dieu. Et au moment de la traversée du désert, Ronèl gardait encore pour moi des secrets qui s’échappent de la compétence de grands rois et de grands prophètes. Pour tout, et pour ce dont je ne me souviens pas, JE DIS MERCI BEAUCOUP à Ronèl Ambroise. 
Chaque personne de cette assistance, retient Ronèl Ambroise en souvenir pour quelque raison que ce soit. Chaque participant ici-présent, songe à une aventure positive réalisée avec Ronèl Ambroise. L’Homme est imparfait, Dieu seul est grand. Et s’il était donné à chaque personne de cette grande assemblée de rendre un ultime hommage ou de raconter en un tour de main un moment vécu avec Ronèl, cette journée serait insuffisante et chacun dirait à sa façon comment on avait bénéficié de quelque chose de bon de la part de lui.
En 1990, pour découvrir la beauté de sa zone natale, Dubré, 1ère section communale de Milot, Ronèl Ambroise m’y accompagnait et en avait profité pour me parler de l’Equipe de football de l’Argentine. Il m’avait convaincu d’être fans de cette sélection sans que j’aie eu vraiment de connaissance en la matière. Il y a de cela 27 ans.
Mes premières phrases en français, m’ont été dictées et acquises par Ronèl Ambroise. Il m’a appris à jouer à la guitare et m’a aidé à résoudre les numéros de mathématique les plus difficiles. Ronèl, homme de confidence, plébéien, serviteur de la société, ami du bien et du savoir. Ronèl, crois-moi, tu seras bien reçu par le Dieu tout puissant dans son royaume.
Mesdames, mademoiselles et messieurs.    
Le corps lugubre de cet homme que vous voyez ici, enveloppé dans le linceul mortel d’aujourd’hui, cet homme logé inerte dont l’existence fut trahie par une rude maladie à laquelle il n’a jamais pensé ; cet homme cher était pour moi un beau frère, un frère, le parrain de mon mariage, mon principal conseiller, ma confidence, oui, il était ma confidence. Cet homme, livré à un combat vital, achève sa course et brandit son courage pour retourner d’où il est sorti afin de rencontrer son Dieu, le père tout puissant, le créateur de l’univers.
La nouvelle de la mort de mon cher parrain, Ronèl Ambroise (Que son nom soit béni), fut connue par plusieurs autres personnes avant moi et surtout avant son fils, Roderson Christian Ambroise. Quand cette nouvelle m’a été transmise par l’un de mes amis de la cité, j’en ai perdu la tête, j’en ai pleuré. Soudain,  ma force et mon courage s’écartent de moi et je me suis demandé pourquoi vivre s’il faut mourir un jour. Par cette perte douloureuse, je me questionne sur la finitude de l’homme. En effet, mon ami beau-frère, Charles, ainsi appelé par ses intimes, comprenait et acceptait sans ambages d’appliquer l’essence de l’égoïsme qui veut que l’on doive mourir pour laisser vivre quelqu’un d’autre. Mon fils neveu Roderson, sache que tu es le prix et la victoire du départ mortel de ton père.
Mesdames, mademoiselles, messieurs, les affligés
Pendant que le deuil et le chagrin vous crèvent le cœur par la perte d’un homme qui nous était tous cher, quatre (4) grands évènements ont marqué la présence de Me Ronèl Ambroise dans ma vie. Ces quatre (4) évènements se convertissent en quatre (4) grandes raisons pour lesquelles je prends à l’instant présent la parole. C’est vrai, je n’ai pas l’art de Nicolas Boileau, non plus, celui qui maitrise l’art scénique, toutefois, par la volonté et le désir, je vous présenterai sommairement l’ensemble de ces raisons :
‘’Je voudrais que tu deviennes un lycéen comme moi’’, me disait celui que vous voyez ci-gît dans ce cercueil, c’était en 1996, il y a de cela 21 ans. Il m’a tendu la main, m’a accompagné jusqu'à l’embrassure du Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien en me donnant cinq (5) gourdes pour m’y faire inscrire. Je songe à cela, comme si c’est aujourd’hui. C’en est la première raison. Vas en paix mon cher ami !
Sept (7) ans plus tard, soit en 2003, encore ce même Ronèl Ambroise, m’a pris par la main tout jeune que j’ai été, pour m’emmener à la Faculté de Droit des Sciences Économiques et de Gestion de Cap-Haïtien (FDSEG-CH) question de m’inscrire avec ses propres moyens économiques à la Fac de Droit, en me disant ce qui suit : ‘’Mon petit-frère, tu dois être un Avocat’’. Je pense à cela, comme si c’est aujourd’hui. C’en est la deuxième raison. Vas en paix mon cher conseiller !
Au nom de ma sœur morte, je parle de toi aujourd’hui, Me Charles. Au nom de ta femme mariée défunte, pour qui tu as témoigné beaucoup de respects, parce qu’après même sa mort tu continues à l’aimer, tu continues à garder pour elle un souvenir inoubliable en ne te mariant jamais à une autre femme, pour sauver son honneur et ses folles amours à ton égard jusqu’à ce que tu la rejoignes dans l’au-delà de l’existence. Marié en 1996 à un moment où le pays connaissait toutes sortes de crises, Ronèl, là où tu es, tu contemples encore ma très chère feue sœur qui t’aimait beaucoup. Il y a de cela 21 ans. Cela me monte à l’esprit comme si c’est aujourd’hui. C’en est la troisième raison. Vas en paix mon beau frère.
 Mesdames, mademoiselles, messieurs, les affligés
La quatrième et dernière raison pour lesquelles je prononce cette oraison funèbre, c’est pour honorer la mémoire de mon parrain de mariage au nom de mon neveu, fils et petit frère, Roderson Christian Ambroise. Je  m’exprime pour lui dans cette circonstance lamentable. Lui qui saura que le sens de la vie dérive de l’incapacité de l’Homme de résister face à la mort. Lui qui, dis-je, par la fermeté, acceptera de continuer à vivre au-delà de la souffrance et de la nostalgie. Lui qui saura que ‘’la vie signifie tout ce qu’elle a toujours été, et que le fil n’est pas coupé’’[1], il y a juste une autre histoire à vivre et à raconter. Crois-moi, vivre c’est souffrir et ‘’quand une étoile s’éteint, elle n’éteint pas le ciel’’[2] a dit l’autre.
Je ne m’en voudrais pas terminer sans envoyer mes sincères condoléances aux courageux membres de la famille AMBROISE, DOUDOU, JEAN, SYLVESTRE, JOSEPH, sans oublier l’effort de ma sœur Mimose dans la course de souffrance insupportable de Me Charles, laquelle souffrance l’a emmené jusqu’ici.
Pierre Corneille eut à dire : ‘’ Qu’à chaque pas, l’homme est beaucoup plus proche de la mort que la vie’’. Et Job, le souffrant d’enchérir : ‘’Avant d’être né, l’Homme était déjà trop vieux pour mourir’’. ‘’L’homme est un souffle debout’’, déclarait Blaise Pascal. Ainsi : Me Charles :
Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d’avoir quelquefois pleuré[3].

Si je parle c’est pour me faire entendre et comprendre. Si je pleure c’est parce que je suis attendri. Vas en paix Ronèl Ambroise !

04/03/2017
Delcarme BOLIVARD, Av/MA
5 heures 6 PM. Heure locale.
Prononcée le 06/03/2017
Par moi : Delcarme BOLIVARD, Av/MA
A : La 1ère Eglise Baptiste de Cap-Haïtien, rue 14 K.




[1] . HENRY Scott-Holland : Poésie, Je suis juste de l’autre côté du chemin.
[2] . MICHEL Sardou: Chant, Espérer
[3] . ALFRED de Musset: Poésie, Tristesse

lundi 20 février 2017

Lettre ouverte à l'Honorable Député de la circonscription de Cap-Haïtien, Monsieur Jean L. ETIENNE

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                              Honorable Député,

L’intention de vous adresser cette correspondance, s’inscrit dans la logique de vous prévenir les drôles pages d’histoire qui pourront être rédigées sur votre passage au sein du parlement haïtien, si vous continuez à croire que l’obscénité et le recul aux débats contradictoires consistent pour vous une échappatoire de votre pure méconnaissance des principes fondés sur le parlementarisme. C’est au lucre de la circonscription dont vous êtes le représentant à la Chambre basse que ces opinions sont émises pour la sauvegarde de notre fierté et notre dignité. C’est pour votre futur en politique, au cas où vous voudriez y poursuivre votre but, ces réflexions sont élaborées.
Honorable parlementaire,

Au moment de votre campagne électorale en 2015, vous avez, peut-être sans même le savoir, utilisé la théorie du mensonge pour aveugler et instrumentaliser une population déjà victime d’ignorance de la réalité électorale à Haïti, de manque d’éducation basée sur l’instruction civique et politique, d’absence d’élégance dans son choix électif pour être vouée à elle-même et ne vit que pour le présent sans tenir compte des conséquences négatives de la réalité des choses. Cette population ne doit pas être réprimandée trop sévèrement, car, elle a agi à la faveur de l’irrationalité et de manque d’appui d’une élite capoise s’entredéchirant et s’entretuant sans aucune raison valable. Cependant, l’instabilité de cette couche sociale vous permet d’être ce que vous êtes aujourd’hui et pourra donner naissance à plein de gens comme vous, si rien n’est fait pour redresser la situation.

Dans un an, votre compte parlementaire est encore passif. Votre rideau sur la scène politique nationale est toujours fermé. Votre nom ne figure pas encore au tableau de grands débatteurs de la chambre basse. La flamme de votre célèbre sobriquet ‘’Pantalon tòl’’ avec lequel vous avez gagné les dernières élections à la députation pour la circonscription de Cap-Haïtien, s’éteint après votre ultime apparition en face du pupitre parlementaire qui vous a coûté toutes les critiques du monde pour un excès langagier relatif à l’emploi d’un déterminant à la place d’un autre. Votre ‘’pantalon tòl’’ semble défroqué et laisse voir votre ridicule personne.

Honorable Député,

Vous nous avez promis monts et merveilles lors de votre campagne électorale, pourtant ; vous ne nous apprenez pas les raisons pour lesquelles ils ne sont pas encore accomplis. Est-ce votre volonté ? Sinon, êtes-vous au parlement coincé par vos collègues ? Du moins, peut-on attendre les autres années à venir ? Nous sommes certains que la population attend de vous une ou des réponses à ces questions qui vous sont soulevées par la présente. Sauf, de vous laisser entrainer par le slogan populaire : ‘’Yo pral di se djab’’. Ainsi, dira-t-on, si par vous, rien ne se fait encore, c’est le diable qu’il faut accuser mais non l’incompétence ou du moins la carence de volonté.

Jadis, le Cap-Haïtien, synonyme de gloire et de bonne représentativité au parlement haïtien, mais cette dernière décennie pris en otage par la militance, l’arrogance politique et l’indécence intellectuelle. Il convient, cependant de dire à l’Honorable Député du Cap-Haïtien, que la jeunesse de la ville aimerait qu’il se conforme aux principes républicains et à la bonne compréhension de ses multiples privilèges jouis au mépris des règlements de la fonction parlementaire. Les citoyens de la circonscription de Cap-Haïtien espèrent une autre allure dans votre démarche parlementaire afin qu’ils puissent marcher la tête altière et haut les fronts.

Espérant que vous comprendrez le bien fondé de la présente, veuillez agréer, Honorable Député, mes salutations distinguées en la Patrie nouvelle.

Sincèrement,

Delcarme BOLIVARD, Av/MA

lundi 13 février 2017

"Je ne t'oublierai jamais chère madame."

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Chère Madame,
Je ne t'oublierai jamais pour ton courage et ta fermeté d'Homme de conviction amoureuse.
Je parlerai à mes enfants quand ils vont grandir de toi. 

Je leur dirai que tu arraches la colère de tes détracteurs qui souhaitaient de ton échec s'amuser comme des enfants perdus.
Je dirai à mes enfants et leurs amis que, par ton style propre rythmé d'un sentiment de fierté, tu as été l'objet de toutes critiques inimaginables.

Je songerai à leur apprendre que tu étais capable sans moindre effort de fermer les yeux et oreilles de mon peuple sous le discours circonstanciel et circonstancié prononcé par ton humble mari à l'occasion de son intronisation à la tête de la première république nègre.
Je leur dirai que tu étais belle sans être maquillée.

Madame, Bouffon le styliste français eut à dire que le style c'est l'homme, alors que toi, méprisée et humiliée pour avoir voulu être toi même.

Madame, nous voulons nous écarter de la tradition pour embrasser aveuglement la dimension artistique de l'international qui continue à nous déshumaniser.

"Le protocole inexistant", voilà ce à quoi l'élan de la cérémonie d'investiture de ton mari, notre Président, réduit. Si l'étranger continue à nous imposer leur savoir faire, c'est parce que chez nous l'éducation ne fait pas son travail, du moins, nous sommes condamnés à nous nourrir des idéologies étrangères pour n'avoir aucune école de pensée et de théorie de toutes sortes. Mes enfants en sauront avec moi, et qu'ils le diront aux leurs.

Madame, tes vêtements et ta manière dérangent beaucoup de gens, pourtant, ils expriment un nouvel air traduisant le courage et le respect d'une femme méritoires d'être modelés au lucre de l'avenir glorieux de mon PAYS, HAÏTI.

Delcarme BOLIVARD, Av/MA
10/02/2017.
Cap-Haïtien, Haïti.
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