jeudi 10 octobre 2019

*RÉFLEXIONS ANALYTIQUES SUR CE QUI EST...*

encrejournal
Je ne suis pas philosophe comme a su bien dire Albert Camus. Lui et moi pouvons ne pas agir de la même façon, car, bornée est ma pensée. Notez que je ne suis pas un concepteur d'événements pour n'y avoir pas été conçu. Ma volonté est celle de chercher à comprendre ce qui est ou peut être oublié, négligé par mes semblables. Voilà l'essence de ma vie et de mon esprit.

Dans mes analyses et réflexions les plus profondes, j'observe dans la réalité de la vie quotidienne, qu'il y a des actes qui sont fins difficiles à être posés en même temps. Ce constat se prouve par la limite naturelle de l'être humain dont la pensée créatrice s'acquiert par la faiblesse lamentable de ses envies et autres formes de perception. L'Homme est le symbolisme de l'échec mitigé de la réussite mal planifiée.
Partant que des décisions incertaines caractérisent la quintessence même de la vie de l'Homme, nous comprenons ce qu'il y a de mieux pour sauver l'observation humaine de la fausseté de l'espérance (L’Espoir incertain : essai sur le pouvoir de Pestieau JOSEPH, La chute d’un ange : Alphonse de Lamartine). Tout est faux ou vrai, mais, jamais faux et vrai en même temps. Or, s'il arrive que le vrai et le faux se donnent la main pour une même direction à la faveur de l'impossibilité, ou s'il se convient que de ces deux réponses de postulat se croisent pour élucider un fait ou un événement dans un intervalle spécifique; on peut se permettre de questionner l'existence sous les fondements du principe de l'incompréhension.

L'Homme est le construit du monde (François VILLON). Cependant, le premier est appelé à construire le deuxième dans un vaste projet perpétuel (La construction sociale de la réalité : ouvrage intrigant de Peter L. Berger et Thomas Luckmann). C'est la règle et la loi du relativisme. De même que l'Homme comme construit social, crée son monde et rêve d'en jouir par tous les moyens possibles, il va de soi qu'entre le temps et l'espace, il y a un trait d'union ou de jonction.

Comprenons bien, le monde de l'invention de la technologie et la création du système d'informations et de communication, n’est pas du genre humain. Et comment peut-on donc, expliquer ou avancer une telle affirmation? C'est beaucoup plus simple la réponse à cette question. Si le tout de ce que nous avons prononcé était humain, l'apprentissage à tout cela ne serait important, comme Dieu n'a besoin d'apprendre aucune chose dérivant de la création. Ce sont les vœux de la probité et de l'excellence dans la constance des faits établis.

Des esprits novateurs dans le paradigme des faits humains peuvent expliquer la causalité entre ce qui est en termes de visibilité et ce qui n'est pas par rapport à la limite naturelle et conventionnelle de nos pensées. En effet, parmi des savants, entre autres, qui nous retiennent l'attention nous pouvons citer : Léonard De Vinci, alchimiste (Le principe de la proportion Divine), Platon (Ouvrage : Thimée), Michael Faraday (E = Énergie), Antoine Lavoisier (M = Masse), Jams Calk Maxwell (C = Vitesse), Emilie du Chatelet Albert Einstein (E=mc2, la Relativité), Isaac Newton (gravitation). En effet, la liste des noms ci-contre, n'est pas exhaustive par rapport à l’évolution du temps et de l'espace.

Par de-là de nos considérations sur le rêve et la réalité chez l'homme, retenons des actes qui ne puissent se conjuguer en même temps; sauf erreurs, dont :

 *a*) on ne peut pas regarder dans deux directions différentes en même temps;
 *b*) le jour et la nuit ne peuvent pas se rencontrer;
 *c*) la guerre et la paix ne peuvent s'asseoir sur un même banc;
 *d*) soit la vie, soit la mort;
 *e*) le temps et le contretemps ne sont pas joignables;
 *f*) l'envers et l'endroit se désaccordent à tout jamais;
 *g*) le haut et le bas ne se rencontrent jamais;
 *h*) la lumière et les ténèbres sont dissociables;
 *i*) soit l'on parle, soit l'on chante;
*j*) la justice et l’injustice ne marchent pas sur la même voie
 *k*) etc.

L'ensemble de ces contradictions susmentionnées concourent, cependant, à codifier la vie par rapport à l'existence humaine. Et, tant que l'homme ne cherche qu'à comprendre ce qui est par la négligence de savoir ce qui n'est pas, son esprit grandissant s'étend sur les rives difficiles de l'infini.

Voilà pourquoi aujourd'hui, il n'est pas seulement bon d'exister, il faut aussi savoir et chercher à tout comprendre. Mais, cette dernière affirmation, n'est-elle pas une utopie?

 *Delcarme BOLIVARD*

10/10/2019

jeudi 26 septembre 2019

Le statut de BÂTONNIER de l’Ordre des Avocats à Haïti au regard de la loi

encrejournal
_"Le caractère fort d'un BATONNIER ne signifie nullement grossier et vulgaire."_

Le BÂTONNIER de l'Ordre est avant tout, un avocat militant, expérimenté, respectueux et respectable. En tant que « *primus inter pares* » (premier parmi ses pairs)(1), il est chargé de présider l'Ordre des avocats et de représenter ses membres. Il exerce des fonctions administratives et disciplinaires; notamment il règle les litiges nés d'un contrat de collaboration ou d'un contrat de travail et les différends entre avocats à l'occasion de leur exercice professionnel(2). Cette approche définitionnelle fait du BÂTONNIER d'abord, un gestionnaire de l'Ordre en commun accord avec les autres membres du conseil, ensuite, un défenseur des défenseurs dans le cadre de leur fonction.

Le Juriste professionnel, Me Gérald Cornu, voit en un BÂTONNIER, quelqu'un qui préside un conseil de l'Ordre, le représente au besoin et exerce au sein du BARREAU une Magistrature morale consistant à prévenir ou à concilier les différends d'ordre professionnel entre les membres du Barreau et à instruire toute réclamation formée par les tiers(3). En effet, nous comprenons l'idée du professeur Cornu qui fait du BÂTONNIER un homme morale dont le comportement professionnel doit préserver l'honneur et la dignité qui caractérisent tout vrai Barreau. Ainsi, doit-il être au-dessus de la mêlée et ne s'implique point à des causes qui pourront ternir son image et celle de ses représentés.

Il est évident de mentionner en pareil cas, que le titre de BÂTONNIER de l'Ordre ne sera pas accordé à tous, comme il est dit : *« No licet adire corinthum»* (Il n’est pas permis à tout le monde d’aller à Corinthe)(4), car, la route est boueuse et épineuse. De surcroît, la richesse d'un avocat ne pourra pas faire de lui un BÂTONNIER de caractère fort s'il se trouve que son être soit souillé dans la profession en défendant mal son client au bénéfice de son économie. Pourquoi, des instruments juridiques tant internationaux que nationaux relatifs au fonctionnement de la profession d'Avocats fixent les règles du jeu de façon à ne pas permettre à n'importe avocat de se rêver BÂTONNIER.

 *A- Sur le plan international*

 *Principes de base relatifs au rôle du barreau*

Adoptés par le huitième Congrès des Nations-Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants qui s'est tenu à la Havane (Cuba) du 27 août au 7 septembre 1990(5), les principes de base relatifs au rôle du barreau est un instrument juridique régissant la vie professionnelle des Avocats à l'échelle internationale. Mettant en relief la Charte de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), les Déclarations, les Pactes, les Traités, Conventions internationales ; dans 29 articles, les principes aidant à comprendre le rôle des barreaux, expliquent ce qu'est un avocat dans sa nature professionnelle par rapport à un ensemble de normes établies, et son devenir comme BÂTONNIER sous base d'expériences, de compétence et de moralité liées à la Déontologie de l'avocature.

En son article 4, il dispose : "  _Les pouvoirs publics et les associations professionnelles d'avocats promeuvent des programmes visant à informer les justiciables de leurs droits et devoirs au regard de la loi et du rôle important que jouent les avocats quant à la protection de leurs libertés fondamentales... "(6)_. Cet article nous montre clairement que le bon avocat qui deviendra BÂTONNIER doit être un promoteur et protecteur des libertés publiques tout en contribuant et participant à la formation civique des citoyens pour qu'ils sachent sans inquiétude, et cela en tout lieu, en toute occasion, ses droits et devoirs. C'est ainsi que Jean-Jacques Rousseau eut à dire et nous citons : _"Le citoyen est un être éminemment politique qui exprime non pas son intérêt individuel, mais, l’intérêt général."(7)_

L'article 9 des principes de base relatifs au rôle du barreau prévoit : " _Les pouvoirs publics, les associations professionnelles d'avocats et les établissements d'enseignement veillent à ce que les avocats reçoivent un enseignement et une formation appropriés et aient connaissance des idéaux et de la déontologie de leur profession, ainsi que des droits de l'homme et des libertés fondamentales reconnus par le droit national et international."(8)_ Cet article fait montre de la nécessité qu'il y a chez les autorités étatiques, ainsi qu'aux regroupements professionnels d'avocats de participer à la formation adéquate des défenseurs publics. Ce, pour la bonne défense des droits et intérêts des membres de la population. Donc, un avocat sans grandes formations diversifiées ou sans un carnet d'adresse nationale et internationale, ne pourra pas devenir un Grand BÂTONNIER de caractère fort pour manque de maturité intellectuelle.  _"Les avocats, en tant qu'agents essentiels de l'administration de la justice, préservent à tous moments l'honneur et la dignité de leur profession."(9)_ (article 12). En fait, pas de grand BÂTONNIER sans un grand avocat.

Un BÂTONNIER à la tête d'un conseil de l'Ordre, entre autres, a pour objets de représenter les intérêts des avocats, de promouvoir leur éducation et leur formation continue et de protéger leur intégrité professionnelle (article 24)(10). Le BÂTONNIER assure la discipline au sein du Barreau au nom de la loi et fait respecter les règlements intérieurs régissant l'Ordre (article 27)(11).

En effet, les principes de base relatifs au rôle du barreau constituent un outil juridique international qui définit les grandes lignes de la profession d'Avocats. Et c’est à ces principes qu’il faut se référer pour parler de la qualité d’un BÂTONNIER.

*B–Sur le plan National*

Notre étude sur le statut de BÂTONNIER de l'Ordre des avocats à Haïti au regard de la loi ne s'arrête pas sur l'angle international. Elle se poursuit sur la voie du Droit national.

 *La Constitution haïtienne du 29 mars 1987 amendée le 09 mai 2011*

Comme l'acte Fondateur de la nation haïtienne, la Constitution en vigueur a été élaborée, votée et promulguée dans le Journal officiel de la République, le Moniteur, entre autres, pour garantir ses droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur, conformément à son Acte d’Indépendance de 1804 et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 ; Pour instaurer un régime gouvernemental basé sur les libertés fondamentales et le respect des droits humains, la paix sociale, l'équité de genre...(Préambule de la constitution)

Tous les droits fondamentaux sont prévus et garantis par la loi mère de la nation haïtienne. Mais, dans la réalité, certaine fois, les droits des citoyens sont bafoués, soit pour manque de moyens économiques, soit pour faute de connaissance de ses droits. Pourquoi, l'État a mis sur pied le Bureau d'Assistance Légale (BAL) pour subvenir aux besoins juridiques des démunis du pays. Et la Constitution dont on parle, dispose en son article 25.1 : " _Nul ne peut être interrogé en l'absence de son avocat ou d'un témoin de son choix."(12)_ A cela, le BÂTONNIER de l'Ordre est en droit de contribuer à la promotion du respect des lois et des droits humains en permettant à la Justice d'être effective dans les tâches. Donc, le BÂTONNIER est un Homme de cœur, conscient du rôle qu'il doit jouer dans le progrès de la Justice de son pays et dans la promotion des principes de la démocratie.

 *Décret du 29 mars 1979 révisant la loi du 06 mai 1932, le décret du 21 janvier 1946, et réglementant, sur de nouvelles bases, l'exercice de la profession d'avocat*

Publié dans le Journal officiel de la République, le Moniteur, au numéro 31 du 16 avril 1979, le Décret susdit confère aux avocats haïtiens un cadre légal dans l'exercice de leur profession. Il retrace la nature du professionnel du droit, l'avocat, dans sa noble mission de défendre les droits et intérêts des membres de la population dans le stricte respect de la loi. Il aborde la question du BÂTONNIER de l'Ordre en faisant de ce professionnel, un personnage spécial dans l'accomplissement de ses actes légaux.

Pour être élu BÂTONNIER, selon le décret du 29 mars 1979 en son article 34, il faut être : _"Avocat militant(13) au moins cinq années consécutives, n'avoir encouru aucune condamnation disciplinaire ou de droit commun alors même que le condamné aurait bénéficié d'un arrêt de grâce."(14)_  L'esprit de cet article ne montre nullement le caractère grossier qu'il faut avoir, selon plus d'un, pour être BÂTONNIER. Ce dernier n'est pas un militant politique au sens plein du mot dans le langage populaire haïtien. Mais un homme de haute compétence et de sagesse, très expérimenté dans la gestion de l'Ordre des avocats. Animé d'un esprit équilibré professionnel, il préside l'assemblée générale et le conseil de discipline. Au moment opportun, il départage les membres et représente l'Ordre dans les actes de la vie civile qu'il accomplit conformément aux décisions arrêtées(15).

Comme l'un des grands noms de la Société Civile, le décret dont s'agit fait du BÂTONNIER un invité de marque dans les cérémonies publiques. Ainsi, est-il mentionné à l'article 36 dudit décret : _"Dans les cérémonies publiques, une place est désignée au BÂTONNIER ou à son représentant."_

A noter que, celui qui porte l'étoffe de BÂTONNIER, même après son mandat de deux ans qui lui est conféré par l'assemblée générale au scrutin secret à la majorité relative, doit continuer à se prouver grand, tant dans ses actes au quotidien, qu'au niveau de la profession d'avocat. Le BÂTONNIER de l'Ordre n'est non seulement le défenseur des défenseurs, mais, il sert d'intermédiaire entre les justiciables et les Avocats au besoin. Donc, un barreau fort est le reflet de l’image d’un BÂTONNIER fort.

En sommes, à la lumière de la vocation du BÂTONNIER formulée respectivement par les instruments juridiques internationaux et nationaux, nous retenons qu'être BÂTONNIER est le fait d'avoir la maîtrise de la profession d'Avocat sous la base de la compétence et de la moralité et de l’éthique professionnelle. C'est également un orateur dont la force de la voix provient de ses verves, de son savoir-faire et de son esprit innovant. Mais, avec le temps, quelqu'un dont le rêve est de devenir BÂTONNIER d'un Conseil de l'Ordre des Avocats à Haïti, ne devrait-il pas un adepte des Nouvelles Technologiques de l'Information et de la Communication (NTIC)? N'est-il pas important qu'il ait, outre ses connaissances juridiques, des carnets d'adresse nationale et internationale? Et qu'en est-il de sa formation pluridimensionnelle?(16)

 *Delcarme BOLIVARD, Av.MA*

 *26/09/2019*

 *Notes de référence*
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1- https://fr.wikipedia.org › wiki › Bâtonnier,      Consulté le 25/09/2019 à 1 h 30 PM
2- Lexique des termes juridiques, 21ème Ed. DALLOZ, P. 113
3- Gérald CORNU, Vocabulaire Juridique, 11ème Ed. Mise à jour ‘’Quadrige’’ 2016 P. 124
4- Cette expression a pour signification : « Vu les difficultés qu’elle engendre, la réussite n’est pas permise à tout le monde ».
5- Pierre GAGNON et Hugues SURPRENANT, Droit international de la personne : Garanties judiciaires et conditions de détention, P.35
6- Ibid P.4
7- Josué MÉRILIEN, Haïti éducation à la citoyenneté : enjeux et perspectives, Ed. Les engagés, Vol.I, 2018 P. 26
8- Pierre GAGNON et Hugues SURPRENANT, op. cit. P.9
9- Ibid. P98
10- Ibid P. 99
11- Ibid.
12- Constitution haïtienne, amendée, P. 16
13- Pierre Marie MICHEL, Manuel de procédure civile, art. 13, Ed. LA PERICHOLE 2010, P. 354
14- Ibid. P. 358
15- Ibid.
16- Considérations spéciales de l’auteur.

mercredi 4 septembre 2019

POUR LE VRAI ÉCRIVAIN : LA VERTU DE L'ÉCRITURE EST D'ÉCRIRE SANS SAVOIR COMMENT PUBLIER

Quand j'avais décidé d’écrire pour la première fois dans ma vie, c’était au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien où mes pensées tenaient à peindre mon avenir d’écrivain. Dès lors, ma seule préoccupation était de savoir comment ferais-je pour éditer mes œuvres puisqu'il n'y avait pas de maison d'éditions à Cap-Haïtien. À Port-au-Prince où je pouvais le faire, mais manque de moyens, de contacts, et surtout, la peur de la tension politique de cette ville, incarnait en moi un esprit affligeant contre toute velléité de m'accentuer profondément à mes rêves le plus cher, celui d'être " *ÉCRIVAIN*".

Ma petite *Bibliothèque* à la maison était truffée de manuscrits de toutes sortes. Si les uns traitent la Politique, la Société, le Droit, l'Économie, l'Environnement, les autres exposent quant à eux, la profondeur de la littérature et de la philosophie. C'était inimaginable, mais, c'était vrai, car, je comprenais déjà l'importance de l'analyse, de la réflexion, de la méditation et du sens d'aborder la vie dans ses multiples facettes de vérités et de mensonges.

Mon premier texte poétique, intitulé " *VACANCES* " fut publié au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien sous la direction de Me Necker DORCILIEN, mon ancien professeur de ‘’texte expliqué’’, ce fut en 1996, il y a de cela vingt-trois ans (23 ans). Je doute qu’un exemplaire de ce texte soit inséré dans la bibliothèque dudit Lycée. Peut-être, me demandé-je s’il en existe une au Lycée National Philippe Guerrier de Cap-Haïtien au moment où je place ces quelques mots dans une véritable suite logique des faits établis.

Deux ans plus tard, soit en 1998, sous l'influence de maître Audigé BENJAMIN, Excellent professeur de Grammaire à l'époque au LNPG, Brillant Avocat au Barreau de Cap-Haïtien, je produisis mon deuxième texte de poésie vendu comme de pâtés chauds, qu'en dira-t-on. Dans l'intervalle, j'écrivis et je continuai d'écrire.

Arrivant en première année à la Faculté de Droit des Sciences Économiques et de Gestion du Cap-Haïtien, section juridique, l’esprit d’écrivain brillait en moi. J’y remportais le titre de Champion d'un concours de texte poétique lancé et organisé par la ‘’Radio Vérité du Cap-Haïtien’’, propriété privée du professeur Angelot BELL, sous le haut patronage de sa femme, l'Honorable Sénatrice Youseline BELL. Cette activité était pour la commémoration du bicentenaire de la Bataille de Vertières, le 18 novembre 2003.

En effet, l'écriture reste comme ma passion. C'est mon réconfort et ma meilleure compagne. Je ne passe un jour sans jamais griffonner quelques mots sur une feuille de papier, ou clavarder ce qui me monte à l'esprit. C'est ainsi, les Éditions françaises, *Édilivres (www.edilivre.fr )*, ont jugé bon de publier en 2016 mon recueil de poésie titré " *Encre Parlante*" sur tous les formats de publication. Cette œuvre qui porte la marque de mon style littéraire original, dont " *FILÉ*" est l'identification, illumine en moi la chandelle de l'inspiration cosmopolite et aiguise mes éperons de la pensée, ce qui me permet d'occuper une place, autrement dit, une position dans les rayons littéraires de la Bibliothèque Nationale Française.

Par-dessus de tout, mon environnement humain direct croit en mes rêves et en ce que je fais à titre de créateur d'histoires et d'événements. Ma famille pour me supporter, dont ma femme et mes enfants, ont tout accepté de mon comportement. Mon neveu, Roderson C. Ambroise, pour son attachement à ce que je suis sur ses yeux, est prêt à me propulser vers le monde de l'excellence.

Et si aujourd'hui par la coordination de mon neveu, j'arrive à signer un nouveau contrat avec *LEGACY PUBLISHING BOOK*, Winter Parck, Orlando, pour la publication de mon Roman titré : " *Le retour furieux de Sovè*", il y a de l'espoir pour les jeunes qui décident d'embrasser le métier et la carrière d'écrire. Vous pouvez vous y atteindre. La seule raison, c'est d'accepter que vous êtes destinés à écrire avant de penser à toute publication de vos œuvres.

Ainsi, dis-je que pour le vrai écrivain, la vertu de l'écriture est d'écrire sans savoir comment publier. Et quand à l'Alliance Française de Cap-Haïtien en date du 22 juin 2019 dans l’après-midi, l'Immortel Dany Laferrière, l'Académicien pointu de son état, m'a salué en ces termes, à la suite de vives ovations du select public suspendu à mon intervention circonstancielle, repris, ‘’in extenso’’ par l'honorable maître Hérode CHARNEL : "Ton intervention est empreinte d’une musicalité, d’une originalité hors du commun...", je m’en fortifie. Oui, je me réconforte pour parler afin de me faire entendre/écouter, comprendre et apprécier; écrire afin de traduire mes sentiments, mes idées et mes réflexions analytiques pour que je sois lu, compris et étudié à tout jamais.

Delcarme BOLIVARD

04/09/2019

Crédit photo : Fils Du Christ Ambroise

lundi 19 août 2019

Sou koze : Okap ka vin pa dezyèm vil Dayiti ankò

encrejournal 
Koze Okap ka vin pa dezyèm vil Dayiti ankò pa gen twòp enpòtans pou mwen, paske, chak moun granmoun, chak moun ka di sa yo vle. Men, sa pou nou konnen, nan politik, sitou nan peyi Dayiti, ou ka toujou itilize tout mwayen posib pou bat yon advèsè, fè moun bliye dosye serye, ogmante laperèz lakay moun yo, fè moun griyen dan pou fè yo bliye koze ki itil.

 *Men sa nou dwe konnen nan koze sa :*

1- Anèl ap nonmen yon pakèt *gwo nèg nan Leta* tankou nan *Sektè prive* a kòm kwa ki ta ba li zam ak magogo lajan pou'l te kraze brize anba grenn je lapolis pandan yo t'ap chèche'l. Pou fè nou dodola, y'ap vini ak tout koze;

2- Ta sanble non onorab *Grasya Dèlva* ta site nan zafè *kidnapig*, pou yo pase dosye sa anba pye, yo ka vini ak tout blag;

3 - Koze mete prezidan an nan akizasyon kòm kwa li ta enplike nan zak malonèt kont peyi a, kidonk, palmantè woule'm debò ap fè lajan ni pou ni kont, ka mete mi nan jwèt la pou fè'n bliye koze sa;

4- Anpil *gwo chabwak* ta sanble gen entèdiksyon pou yo kite peyi a, ka bay kòb anba pou twouble lòlòy nou;

5 - Lekòl pra'l ouvri, pa gen *bidjè*, *palmantè* dwe ale, *dola* ameriken wo bibit sou *goud*, tout bagay monte *tèt nèg*, *ensekirite* ap vale tèren, *2 premye minis* pou yon sèl egzekitif k'ap kontinye mache fè *pwomès*, elatriye. Tout ka fè youn ou lòt k'ap touche gwo magogo lajan nan Leta a di vye koze pou'n bliye *lesansyèl*.

Mwen p'ap bliye di nou, visibman ak teknikman, menm si gen gwo deblozay sosyopolitik nan peyi a, Okap toujou pa twò touche. Nèg yo ka itilize tout mannèv pou fè moun Okap leve kanpe pou yo bay yon repons parèy ki pap pote gouvènman ki an plas lan byen. Se vwe, Okap la jodya *sal kon peny tidan*, sitwayen yo pa vle enplike yo nan lavi sivil ak politik vil la, se *tibanben* k'ap taye banda, se yo k'ap fè ak defè nan vil la. Sa kòz, nenpòt nèg pòch lajan ka di sa yo vle sou vil lan. Mete ak *otorite san koutcha* ki nan vil la ak depatman an, melanje ak sitwayen pasif yo, ka pèmèt nenpòt nèg ak fanm pwononse yo sou sò vil la.

Se vre sa fè plim sou do'n kanpe, se vre nou enève, men tou, gen yon bagay pou'n fè; se pran konsyans nan pa chwazi nenpòt moun pou reprezante nou nan politik lè gen eleksyon, ni pa vote pou tikòb, ni tou pa bay depatman an do lè'l bezwen nou. *Travay pou li kenbe diyite'l tankou jan sa te ye lontan. Fò'l pi solid jounen jodya.*

Aprè sa, tout nèg ak fanm ki touche pou anmède vil la, ale yo laba.

 *Delcarme BOLIVARD*

 *19/08/2019*

mardi 30 juillet 2019

LA DÉSINFORMATION ET L'INFORMATION À HAÏTI : LE DÉSEQUILIBRE SOCIOPOLITIQUE CONTRE LES NORMES JURIDIQUES

encrejournal
Résumé

Notre préoccupation dans cette étude est de montrer qu’à Haïti non seulement la désinformation est un handicap au changement du pays, mais aussi l’information est quelquefois paralysée par son mode de véhicule relatif à la langue d’usage et ses conséquences fâcheuses. Nous mettons en évidence des textes de lois qui prévoient et sanctionnent la désinformation dans certains pays, dont la France, tout en exposant un ensemble de texte de lois du Droit national qui s’occupent de la diffamation. Donc, comme toute bonne recherche, nous faisons des approches comparatives, évaluons de manière spatio-temporelle l’étude entreprise et posons intégralement la problématique de la désinformation et de l’information à Haïti.
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Tout peut s'effondrer dans une société sous le poids de la désinformation(1). Et quand l'information s'intoxique, des dérives politiques peuvent y surgir. La mésinterprétation(2) de l'information n'a pour effet que d'induire en erreur la volonté d'un peuple s'exposant au péril de l'incompréhension de la réalité quotidienne. Cependant, le contraire le prouve que l'objectivité des idées claires à travers les ondes entrainent l'effet positif au développement durable d'une société. Les ‘’fake news’’, ou ‘’infox’’ et ‘’deepfox’’, informations fallacieuses ou fausses nouvelles, constituent une information erronée émise dans le but de manipuler l’opinion publique ou tromper un auditoire à son profit(3). Voilà pourquoi, des pays avancés, hautement identifiés sur l'angle technologique, accordent de très grande importance à ce qu'est l'information digne de son nom.

Ces temps-ci, les réseaux sociaux sont les véritables voies où s’écoulent à flot les fausses informations dont le plus souvent les auteurs sont anonymes par rapport à la structure du ‘’web’’. Par ailleurs, ils peuvent y être identifiés selon qu’il s’agit de l’importance ou de la place occupée par la personne victime(4). En propageant de manière accélérée et rapide les fausses nouvelles, les réseaux sociaux entameraient un nouvel âge de l'information, de temps à autre baptisée « ère post-vérité »(5). D’où, entre en ligne de compte, ‘’L'effet de vérité illusoire" selon lequel plus une information serait répétée, plus les personnes qui y sont confrontées seraient susceptibles d'y croire(6). Delà, des mesures drastiques doivent être envisagées pour redresser la situation.

En France, pour tenter de résoudre le problème de la désinformation constituant une infraction pénale, des lois ont été prises en pareil cas, dont : l'article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, l'article 322-14 du code pénal (modifié par l'ordonnance du 19 septembre 2000) lié à la Loi n° 92-685 du 22 juillet 1992, l’article L.97 du Code électoral, l’article L465-1 du code monétaire et financier, modifié par la Loi n° 2016-819 du 21 juin 2016, la loi contre la manipulation de l’information est votée en novembre 2018 et validée par le Conseil constitutionnel en décembre 2018(7). Ces textes de lois sont effectifs au point que des sanctions y relatives s'envisagent à tous contrevenants, nonobstant l'ampleur de la technologie et de l'information. De leurs côtés, les Anglo-Saxons, dont, les États-Unis, accordent une large étude sur ce qu'ils appellent "Fake News", où par l'établissement du principe de "lobby"(8) en communication politique, font tout pour amoindrir le problème. À rappeler  la manifestation aux États-Unis en 2017 contre la propagation des ‘’infox’’. En Allemagne, une nouvelle législation contre les discours malveillants est entrée en robustesse le 1er janvier 2018. Le nouveau dispositif législatif suscite des critiques notamment, celles du journal ‘’Allemand Bild’’ qui dénonce cette législation qu‘il juge liberticide.

Faisant place à une recherche approfondie sur des sanctions pénales et civiles à l’échelle internationale ayant rapport à la désinformation, jusqu’à date aucun texte de lois n’y est encore de mise. En effet, chaque État membre de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) cherche, de par leur droit national correspondant à leur mode de vie, à comprendre, interpréter et résoudre le problème de l’intoxication de l’information. Donc, cela fait montre de la présence entière du problème dont s’agit compte tenu l’inexistence d’une loi organique désignée par le Droit international public ou privré. Or, l’information sur le plan international est protégée et garantie par un ensemble d’instruments juridiques relevant des Droits humains.

De la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art.19)(9) en passant par le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (art.19)(10) jusqu'au niveau de la Déclaration Américaine des Droits et Devoirs de l'Homme (art. IV)(11), la recherche, le traitement et l'émission de l'information se protègent et se garantissent par ces instruments juridiques internationaux ratifiés par Haïti conformément aux dispositifs de la Constitution haïtienne en vigueur (arts.276, 276.1, 276.2)(12). Cependant, malgré la protection de l'information par ces instruments juridiques susmentionnés et surtout la loi mère de la République d’Haïti en ses articles 28, 28.1, 28.2(13), des citoyens conscients et des journalistes continuent de perdre leur vie pour avoir informé la population. Les cas y relatifs les plus récents sont, entre autres, la disparition du Photojournaliste, Vladimir Legagneur en mars 2018(14), et l'assassinat lâche du Journaliste Rospide PÉTION, dit ‘’Douze’’, en juin 2019(15).

Dans le cadre d'Haïti, les études et les analyses relatives au phénomène de la désinformation se compliquent à un point tel, leurs conséquences le plus souvent sont du genre fâcheux. Non seulement à travers toute la République d'Haïti la manipulation de l'information est monnaie courante ou comme l'exception à la règle. Mais aussi, l'information de toutes sortes véhiculées est portée à l'équivoque dont le résultat est menaçant.

Mesurons cette dernière approche, avant d'aborder la première, à l'aune de l'esprit de l'article 40 de la Constitution du 29 mars 1987 amendée le 09 mai 2011. Il dispose : " _Obligation est faite à l'État de donner publicité par voie de presse parlée, écrite et télévisée, en langue créole et française aux Lois. Arrêtés, Décrets, Accords Internationaux, Traités, Conventions, à tous ceux qui touchent la vie nationale, exception faite pour les informations relevant de la sécurité nationale."(16)_ Donc, en principe, tous nos textes de lois nationaux et internationaux sont contraires au libellé du présent article pour n'être pris et promulgués qu'en français. Cela sous-entend, qu'une nouvelle approche linguistique devrait être adaptée pour rendre effectives ces lois, c'est-à-dire, qu'elles s'appliquent à la réalité dialectologique haïtienne. De même que l'article 5 de ladite Constitution éclaircit : _" Tous les haïtiens sont unis par une langue commune : le créole. Le créole et le français sont les langues officielles de la République."(17)_ Cet article s'attaque au problème de la publication des textes de lois s’écrivant uniquement en français et d’autres formes de discours nationaux tout en invitant l'État et la population à s'unir sur la base d'une langue commune qu'est le créole. Ainsi, à l'usage compréhensif de ces deux articles de la même Constitution dont seule la version française a été amendée, nous pouvons aussi réaliser et admettre que le pays a tout de même un problème d'émission de l’information.

Donc, la manipulation de l'information, n'est-elle pas un handicap au développement d'une société? Ne favorise-t-elle pas du profit à ceux qui s'en servent au détriment de la population? Son prix, saura-t-il remplacer les efforts se conjuguant par la force ou la faiblesse de la Justice, dépendamment du pays dans lequel on évolue? Autant de questions viennent s'ajouter pour mieux comprendre la réalité du phénomène de la désinformation représentant un facteur de blocages sociopolitiques.

Plusieurs cas récents de désinformation se répètent à Haïti soit dans les stations de radios, dans les chaines de télévision, soit dans les colonnes des journaux et surtout à travers les médias alternatifs, communément appelés les ‘’réseaux sociaux’’. Les plus attentionnés se partagent entre le gouvernement en place et les membres de l’opposition. Chacun de ces branches de la politique nationale, dispose suffisamment de moyens économiques pour avoir le contrôle de l’information par quelle que soit la voix de presse. Tout, pour se maintenir soit au pouvoir, soit pour y accéder au mépris des principes républicains qui régissent la règle du jeu démocratique.

Sans une recherche poussée, on fait dire à la population que les membres de l’opposition cherchent à dysfonctionner les écoles à Haïti pendant que leurs enfants fréquentent les meilleures écoles dans d’autres grands pays. Cependant, c’est peut-être, ces mêmes voix qui se furent soulevées contre Mirlande Hyppolite MANIGAT aux élections présidentielles de 2011 comme représentante de la classe intellectuelle n’ayant rien fait pour le développement d’Haïti, en choisissant en sa place Michel Joseph MARTELLY comme président d’Haïti. Or, toujours est-il que les professeurs des écoles publiques et de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ne sont jamais rémunérés à temps, c’est ce qui occasionnerait en majeur partie le soulèvement des élèves, des universitaires publics et d’État à gagner les rues pour réclamer la présence des professeurs en salle de classe.

En plus, des bruits courent à travers toute la République que l’actuel président d’Haïti aurait pillé la caisse de l’État et aurait refusé de se mettre à la disposition de la Justice. Tandis que le président continue de clamer à travers les ondes et sur son compte ‘’twitter’’ qu’il croit fermement aux principes juridiques de son pays sans qu’il ne veuille leur donner la main. Encore à se souvenir de la tête de la première dame, Martine MOÏSE, placée dans un autre corps féminin dont la jupe laisse entrevoir sa dignité humaine sur un lit en face d’un chef de gang dénommé, ‘’Bout Janjan’’. A rappeler aussi, l’ensemble des déformations des interventions de Moïse JEAN-CHARLES, où maintes fois sur les réseaux sociaux, ont été propagées, dont le visage se place dans le corps d’une marchande de banane. En effet, les exemples de la désinformation à Haïti sont les unes plus brulantes que les autres, toujours sous les yeux bandés de la Justice haïtienne  avilie.

Pour remédier au problème de la désinformation caractérisant une infraction pénale à Haïti, mis à part les considérations juridiques du Code pénal haïtien au niveau de ses articles 313 à 322(18) selon l’idée de la Constitution en vigueur en son article 28.3, une loi sur la diffamation a été proposée et déposée par l’ancien Sénateur du Sud-Est, Edwin Daniel ZENNY, analysée, votée par le parlement, promulguée et publié par l’exécutif dans le Journal officiel de la République, ‘’Le Moniteur’’, le 14 mars 2017. Cette loi, outre des sanctions qu’elle prévoit fondées sur la diffamation de toutes sortes, met en garde tout citoyen voulant détourner sa philosophie. Pourtant, le professeur Hérold TOUSSAINT voit en cette loi une attaque à la liberté d’expression ou c’est le symbolisme du liberticide le plus entier en Haïti.

Dans dix-neuf (19) articles, la loi portant sur la diffamation a prévu et puni des actes contraires à la bonne information. Ainsi dans son article 2, elle dispose : ‘’sera coupable du délit de diffamation, toute personne qui, soit dans les lieux ou réunions publics, soit dans un acte authentique ou public, soit dans un imprimé, soit par voie de presse ou par moyen audiovisuel ou par voie électronique, aura imputé à une personne physique ou morale des faits qui portent atteinte à son honneur, à son intégrité ou à sa considération.’’ Pourtant, jusqu’à date les médias et les réseaux sociaux s’enflamment des actes qui devraient être réprimandés par la loi. Au lieu que l’arsenal juridique haïtien y relatif se met en branle pour traquer les contrevenants, s’oblige quelquefois à agir autrement, tels : utiliser le service du Conseil National des Télécommunication (CONATEL) pour bouiller certains médias s’opposant au gouvernement en place. Le cas de la ‘’Radio Télé Zénith’’ justifie à claire cette faiblesse. En effet, autant d’articles dans cette loi sont à considérer pour démontrer la passivité et la faiblesse de la Justice haïtienne.

Raymond CORRIVEAU, en ce sens ne pouvait s’empêcher d’avancer : ‘’Une mauvaise information demeure nocive même lorsqu’on tente de la corriger. Pire encore, la corriger accentue l’effet de mésinterprétation et les biais idéologiques existant chez certains’’(19). En outre, le philosophe Jean-Marc Rives et la journaliste Édith Boukeu respectivement enchérissent : ‘’Les propagandes, la désinformation et les messages subliminaux sont des moyens efficaces de manipulation des peuples’’ ; ‘’Entre information, désinformation, propagande et démenti, le peuple est pris en sandwich dans la bouche des hommes politiques.’’

En effet, à Haïti le problème de la désinformation et celui de l’information constituent un véritable blocage au développement sociopolitique du pays. En ce sens, s’il faut redresser la situation, faut-il que nos parlementaires prennent de nouvelles lois y relatives et que le pouvoir judiciaire applique et fait appliquer ces lois, ce, pour la bonne marche de la nation. Il faut aussi appliquer des lois ayant été déjà votées en pareille circonstance. L’exécutif à son tour, doit veiller sur la stabilité et la bonne marche des institutions républicaines selon l’esprit de l’article 136 de la Constitution du 29 mars 1987, amendée le 09 mai 2011.

La désinformation et l’information, ne seront-elles pas à la base d’une troisième guerre mondiale ? Ne sont-elles pas créées pour s’enrichir surtout malhonnêtement sur les réseaux sociaux ? Attendons voir.

Entre-temps, que la paix règne sur Haïti !

Delcarme BOLIVARD, Av.MA
30 /07/2019

Notes référentielles
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1. Utilisation des techniques de l’information de masse pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits (Le Robert illustré et son dictionnaire internet, Ed. Millésime 2014, p. 543)
2. Interprétation erronée, fautive (Dictionnaire Encarta 2009)
3. Haski PIERRE : Facebook et la désinformation : un enjeu démocratique majeur, France Inter, publié le 18 décembre 2018 à 8 hs 16, consulté le 25 juillet 2019 à 11 hs AM
4. Facebook l’avait prouvé en 2014 au moment de la préparation des élections américaines ayant conduit Donald Trump à la tête des États-Unis en 2014. Ainsi, plus de 300.000 abornées de facebook s’y voyaient déconnectés pour des infox.
5. Vinogradoff LUC : Les médias dans l’ère de la politique post-vérité, publié le 12 juillet 2016 à 17 hs 32, mis à jour le 13 juillet 2016 à 12 hs 31, consulté le 24 juillet 2019
6. http://memovocab.net/glossiaire/glossa_af/effet_de_la_ Hasher, L., Goldstein, D., & Toppino, T. (1977). Journal of Verbal Learning and Verbal Behavio, 16 (1), 107-112. doi:10.1016/s0022-5371(77)80012-1, consulté le 24 juillet 2019 à midi 12
7. https://fr.m.wikipedia.org, consulté le 24 juillet 2019 à dix heures AM
8. Lexique de politique, 7e Ed. Dalloz, p.247
9. Institut International des Droits de l’Homme : Textes internationaux relatifs à la protection international des droits de l’homme, Vol.I, Ed. ZI des Ondes, p. 35
10. Ibid p.38
11. Avocats Sans Frontières : Droit international de la personne : Garanties judiciaires et conditions de détention, dans le cadre d’une formation sur les droits de l’homme, janvier 2008
12. Constitution de la République d’Haïti de 1987, amendée le 09. mai 2011, Ed.Fardin Dieudonné, p.105
13. Ibid. 17
14. www.lenouveliste.ht, Consulté le 26 juillet 2018 à 11 hs 03 AM
15. Opcit. , Consulté le 26 juillet 2019 à 11 hs 10 AM
16. Constitution de 1987, p.25
17. Ibid. p.10
18. Patrick PIERRE-LOUIS : Code Pénal, mis à jour et annoté, Ed. Zémès S.A 2011, p.94 à 96
19. Raymond CORRIVEAU : L’information : la nécessaire perspective citoyenne, http/books.google.ht, p.5

mardi 25 juin 2019

Lèt yon ti Ayisyèn pou papa'l

encrejournal
Chè papa,

Wa va eskize'm si nan ti lèt sa mwen pa mete adrès ou, ni mwen pa site non'w. Manman'm te toujou di'm, aprè'w te fin mete'm nan vant li ou te sèmante pou'l pat janm site non'w, sinon, ou t'ap touye'l tankou'w te fè pou vwazin nan, dèfen Tifanm. Mwen pa konnen adrès ou, paske kèk fwa Manman'm di ou nan prizon, ou mouri nan lanmè, kèk fwa li di'm ou pa twò lwen. Men, jamè di'm kote'w rete tout bon. Li toujou pè'w. Manman'm te toujou di li gen pou'l di'm non'w ak adrès ou jis lè'm gran, m'ap tann pou'm wè kiyès l'ap di'm.

Chè papa,

Yo di'w byen konnen'm. Moun nan zòn nan di, mwen byen sanble ak ou. Yo di ni mwen ni ou, nou mache, nou pale menm jan. Mwen gen yon ti siy nan kòm, nan yon zòn sekrè; Manman'm di'm ou genyen'l tou. Men yon jou, fòk sa verifye.

Yo di'm w'ap travay san touche, men bò isit, Manman'm pa janm konn fòs kouray li, se grangou ki fanmi nou. Yo di'm w'ap dòmi nan yon kay kraze, lènmi lapli, pou Manman'm ak mwen se moun ki ba nou ladòmi, toutan'l pa minwi nou paka dòmi. Nou sal kon peny tidan, se mouch ki zanmi nou, se ravèt ki fanmi nou.

Papa, yo di'm ou fè prizon paske'w t'ap pale koze chanjman. Men, èske'w te konnen Manman'm pran jouman chak jou nan men vwazinay pou 5 goud, 10 goud kredi? Pa, mwen pa lekòl non. Vye sandal mwen te genyen an, fin chire, paske se li ki wetan'm, se li ki metan'm. Li twò piti, men se li mwen mete chak jou wi, pa. Mwen pa gen rad, mwen pa gen manje, sèl lanmizè ki kouvri'm.

Chè papa,

Bò lakay la, lòdjou, yo met men sou mwen, yo fè kadejak sou mwen. Lè Manman'm al Tribinal, se li yo bay tò. Yo di nou ti grangou, moun sal, enferyè. Ti frè'm ou te kite nan men Manman'm nan, mouri nan lanmè nan al chèche lavi miyò nan lòt peyi.

Papa, si'w genyen yon jou wa voye yon ti mennen pou mwen ka rezoud kèk pwoblèm. 

Chè papa, mwen p'ap kenbe'w plis. Men, mwen vle di'w ke nou bouke ak soufrans lavi a. Manman'm fin vye ak dlo nan je. Nou bouke. Yon sèl bagay ki fè'm pi mal, se paske'm pa kon ni ki jou ni ki lè w'ap jwenn ak li ti lèt sa.

Siyen....

Delcarme BOLIVARD

25/06/2019
Kredi foto : google, konsilte 24 jen 2019 bò 8 è 10

dimanche 23 juin 2019

Ce qu'il faut retenir dans l'affaire amnistie révélée par Eric JEAN-BAPTISTE

encrejournal
Je n'avais pas voulu m'infiltrer dans l'affaire amnistie dont parlait Eric JEAN-BAPTISTE. Mais, comme cela fait tellement écho tant sur les ondes radiophoniques, télévisées que dans les médias alternatifs, je ne m'en voudrais laisser sous silence un tel moment capable de fragiliser toute une lutte importante fondée sur l’anti-corruption. Donc, sans vouloir être prolixe, je mettrai à l'appréciation de mes liseurs et liseuses ce que je comprends du dossier.

Deux interventions me préoccupent l'esprit dans l'affaire amnistie révélée par le Secrétaire général de RDNP, monsieur Eric JEAN-BAPTISTE, sur les ondes de la Radio Vision 2000, le Mardi 18 juin 2019 à l'heure de la rubrique *"Invité du jour"* présentée par le journaliste, Valéry Numa.

La première est celle du Sénateur de l'Ouest, Antonio CHÉRAMY, dit Don Kato, opposant du gouvernement en place. Au micro des journalistes de la Radio Méga FM, dans le journal créole "Mega maten", le Sénateur en question a révélé le Mercredi 20 juin de l’an en cours que le PDG de "Père Éternel Lotto", monsieur Eric Jean-Baptiste, n'a pas honoré les principes régissant l’Office d’Assurance Accident du Travail, de Maladie et de Maternité (OFATMA) en n'y versant aucune cotisation régulière pour ces employés. Le Sénateur a continué d'avancer que le Président de la République, son Excellence, Monsieur Jovenel MOÏSE s'amusait de manger, de boire et de s'endormir chez l'homme d'affaires. Comme quoi, l'entrepreneur Eric entretient une relation très poussée avec le Président pour qui, il peut dire et faire n'importe quoi.

 *Considérations :*

Si dans le premier cas, à savoir, ne pas payer la contribution exigée par l'OFATMA en faveur de ces employés, le PDG de la loterie "Père Éternel Lotto" monsieur Eric Jean-Baptiste, enfreindrait la loi y relative et devrait être attaqué en Justice par ces employés (La loi du 28 août 1967, Mon.# 80 et suivants et le Décret du 18 février 1975, Mon.# 18 du jeudi 06 mars 1975). Et si dans le deuxième cas, monsieur Eric JEAN-BAPTISTE serait le hôte du Président actuel d'Haïti, aucune approche du PDG ne devrait être pris pour vraie ou au sérieux.

La deuxième intervention a souligné est celle du Colonel Himmler Rebu.

Dans un large commentaire *(Une belle journée...ratée)* sur la conjoncture actuelle du pays, le Colonel Himmler Rébu, après avoir éclaboussé le dilettantisme de monsieur Jovenel MOÏSE à la tête de l'État haïtien, s'est attaqué très fort au propriétaire de "Père Éternel Lotto", Eric JEAN-BAPTISTE, en ces termes :

1- Éric JEAN-BAPTISTE est un apprenti en politique (il se connait beaucoup plus en hasard);

2-  Éric JEAN-BAPTISTE est menteur (comme son ami Président) (sic);

3- Éric JEAN-BAPTISTE est un présomptueux (et quelqu'un qui ne comprend rien en réalité);

4- Éric JEAN-BAPTISTE est un novice indélicat (à la fois faux acteur et spectateur);

5 - Éric JEAN-BAPTISTE est un pâle et irrespectueux défenseur (un rat des champs).

Dans ces cinq (5) points assaillants, le Colonel Himmler Rébu ne pouvait s'empêcher de dire bien haut ce que bon nombre d'entre nous murmurent. C'est un tableau grimaçant de ce que nous sommes par l'acceptation de l'inacceptation. Ces points susmentionnés mettent à nu l'homme d'affaires dans ces ridicules apprenties de la compréhension des choses publiques.

NB : _L' amnistie un acte prévu par la loi, qui éteint l'action publique et efface la peine déjà prononcée. La Constitution du 29 mars_ _amendée le 09 mai 2011, en son article 147, nous lisons :_ _"Il (le Président) ne peut accorder amnistie qu' en matière politique et selon les prescriptions de la loi."_
     
 _L'amnistie éteint l’action publique et la peine prononcée, mais n'éteint pas les faits matériels et leurs conséquences civiles._

 *Delcarme BOLIVARD*

*Photo :* google, consulté le 19/06/2019

20/06/2019

samedi 15 juin 2019

Dans les couloirs du parlement haïtien : Interprétations et commentaires

encrejournal
#Attention : Les photos sont tirées "in extenso" des vidéos de la Radio Télé Ginen (RTG Ch.18). Donc, l'auteur du texte n'est pas responsable de la qualité des images.

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Nous avons eu toujours le courage de dénoncer les mauvais actes qui se produisent dans la société haïtienne, notamment, au niveau de la politique et de l'administration publique à Haïti. Comme citoyen éclairé et engagé, nous continuons à nous battre contre toutes celles et tous ceux dont la visée première est de coopérer à la descente aux enfers du pays de par leur comportement véreux. Cet engagement entre dans la logique de ne pas comploter sur les dérives de toutes sortes qui paralysent le pays à tout jamais.

Il se constate à Haïti, au cours de ces deux dernières décennies, que toutes les institutions sont dysfonctionnelles par le mode et la pratique de gestion de l’État. La République d'Haïti est intégralement en branle, victime de l'inaptitude des décideurs nationaux qui continuent de se rapetisser sous les impulsions complices de l'international qui s'égaie dans nos malheurs et, par lesquels il s'enrichit en nous plongeant dans une immixtion interminable. Les différentes missions onusiennes à Haïti de 1993 à 2019, dont : la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUHA : 1993-1996) jusqu’à la Mission des Nations Unies pour l’appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH 2017 à nos jours) sont aptes à élucider notre approche pour mieux saisir le sens de notre analyse. Par le chaos qui règne dans tout le pays, jouxté d'une tension d'insécurité généralisée, le peuple haïtien n'en peut plus. Et face à la montée grandissante de la pauvreté à Haïti où les ménages évoluent avec moins de deux dollars américains par jour selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'espoir de vivre est contingent et se profile sur un abattement citoyen.

Parlant des institutions républicaines, retenons le Parlement haïtien vieux de deux siècles (Mirlande H. M : ‘’Entre les normes et les réalités. Le Parlement Haïtien, 1806-2007), mais toujours récent avec les mêmes pratiques, celles d'obéir au principe de l'individualisme au mépris et rejet du collectivisme. Élus pour contrôler les actes de l'Exécutif, légiférer et contribuer au développement des collectivités territoriales selon les dernières recommandations et les vœux du Parlementarisme, certains des parlementaires de chez nous ne font que le contraire. Pour ceux, plus ou moins, qui cherchent à s'écarter du lot, à force de la corruption qui gangrène l'espace, ne bénéficient plus du soutien de la population et se vouent à l'échec dans leurs sales besognes.

Considérant la faiblesse de certains de nos parlementaires, le pouvoir exécutif, comme il infiltre le pouvoir judiciaire par des stratégies gauches, accapare l'esprit de toutes celles-là et de tous ceux-là qui devraient le surveiller et le contrôler par la puissance financière et les privilèges les plus rares. Le cas le plus récent est celui du gouvernement du Parti Haïtien "Tèt Kale" (PHTK) où le statut parlementaire est équivalent au concept médiocratie avec la complicité d'une presse à genoux. Nous pouvons comprendre ceux qui disent que les parlementaires haïtiens ont trop de pouvoirs conférés par la Constitution du 29 mars 1987 amendée le 09 mai 2011(Chapitre II, Du Pouvoir Législatif), en réalité, c'est l'exécutif qui gère tout. La chambre basse l'a démontré le Mardi 18 mars 2019 par le vote de censure du Cabinet ministériel mené tambour battant par le Premier Ministre Jean Henri-Céant pendant sa non-présence. Sur un effectif de 113 Député, 93 ont voté pour 6 contre et 4 ont fait abstention. Alors que la chambre haute s'apprêtait à le recevoir en séance le même jour.

En fait, Jean Michel Lapin, ancien Ministre de la Culture et de la Communication sur le gouvernement MOÏSE/CÉANT, est choisi à nouveau, nommé Premier Ministre en dépit des griefs administratifs évoqués par les quatre (4) Sénateurs de l'opposition et alliés, dont, Nenel CASSY, Evalière BAUPLAN, Rica PIERRE et Antonio CHÉRAMY dit Don Kato. Des Ministres reconduits sont mal vus, dont Me Jean Roudy ALY, Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique accusé de complice dans le dossier de l’élargissement des sept mercenaires internationaux. Trois (3) séances de ratification de l’énoncé de la politique générale du gouvernement nommé, avortées par les quatre (4) Sénateurs susdits. La dernière est, en date du 30 mai 2019, pour certains observateurs un acte de vandalisme. Mais, demandons-nous logiquement, pourquoi ces actes sont perpétrés ? Quelle est leur utilité pour le peuple haïtien en proie de la misère noire qui sévit dans le pays ? Que dire l'exécutif en pareille circonstance? Et la loi ? L'international, n'en est-il pas complice? Toute une série de questions sur l'acte des Sénateurs opposants et alliés doivent être envisagées.

Le contrecoup des quatre Sénateurs de l'opposition et alliés justifie l'incapacité du gouvernement en place à instaurer la paix dans le pays. Il traduit la velléité en herbe d'une minorité parlementaire décidant de faire ce que plus de onze million d'hommes et de femmes dans le pays ne peuvent faire, celui de chambarder le système sociopolitique haïtien, on ne peut plus désuet. Les parlementaires ont osé et défié toutes les dispositifs de sécurité placés aux fins d'organisation de la séance. C'est également la décadence d'une prestigieuse institution républicaine où la voix oratoire et intellectuelle du célèbre Anténor Firmin se fit entendre.

Cependant, il ne faut pas seulement voir la portée négative de l'acte des Sénateurs antagonistes. L'analyse doit être poussée vers l'objectif fixé par ces Sénateurs qui se disent strictement contre le nouveau gouvernement nommé par le fait qu'il y a des femmes et des hommes dont la présence est soupçonnée par rapport à leur comportement malhonnête dans le gouvernement MOÏSE/CÉANT destitué sous les pressions de l'exécutif. Le cumul de portefeuilles ministériels pour certains y compris le défaut de certificat de décharge pour d’autres, soulève en outre, la colère de ces Sénateurs. Il est vrai que les matériels sauvagement brisés par les quatre (4) Sénateurs et alliés font impacts négatifs sur ce que nous sommes comme peuple, sur notre système économique, mais intelligemment, ils ont marqué leur passage tant bien que mal au Parlement haïtien. Quelle remarque !

Le peuple devrait profiter de l'occasion pour tout chambouler sur son passage. L'exécutif, le Parlement, le Judiciaire, tous devraient être sous le contrôle invincible du peuple las de souffrance qui se meut au galop vers d'autres pays à la recherche d’un mieux-être incertain. À un moment où la monnaie nationale, la gourde, ne cesse d'être dépréciée face au dollar américain, les braquages en série, les massacres à répétition dans des quartiers populeux, les grèves ponctués dans presque toutes les institutions publiques du pays, nous nous demandons qu’attende la masse populaire haïtienne pour refaire l'histoire du pays. Mais, quand viendra le jour où l'exécutif cessera son implication volontaire dans les affaires des autres pouvoirs? Des jeunes conscients, formés et préparés doivent se trouver dans l’échiquier politique Haïti pour un nouveau ton. Que tout se fasse en ordre pour aider le pays à sorti de ce bas-fond de la médiocrité et du marasme économique dans lequel il patauge depuis deux cent seize ans.

Retenons que le Parlement n'est point la première institution à être vandalisée et profanée, mais c'est l'avenir de toute une jeunesse qui part dans le fumier de l'histoire.

Et à quand la fin de l'ingérence des trois pouvoirs haïtiens? Si presque toutes les grandes institutions politiques haïtiennes sont en crise, attendons l'explosion des offenses sans précédentes au Palais national.

 *Delcarme BOLIVARD, Av MA* 

15/06/2019

jeudi 23 mai 2019

La révocation du Commissaire du Gouvernement du Parquet près le Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien, Me Ferney Charles ST-JUSTE, est illégitime et contre l'État de Droit

encrejournal

Le Commissaire du Gouvernement du Parquet près le Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien, Me Ferney Charles ST-JUSTE, ne devrait pas être révoqué pour sa position légale dans le cadre du dossier ‘’Café Trio’’, le massacre, dont le Délégué départemental du Nord, monsieur Antonio JULES suspecté d’être l'auteur intellectuel. La loi haïtienne a fait du Commissaire du Gouvernement, l'avocat né de la société. En ce sens, il la représente tant en demandant qu'en défendant, à charge et à décharge, il poursuit.

La loi fait obligation au Commissaire du Gouvernement de saisir le Cabinet d'instruction par un réquisitoire d'informer aux fins d'instruction et que ce cabinet, dans ses œuvres les plus entiers, puisse émettre une ordonnance de non-lieu au cas où les indices recherchés ne seraient pas trouvés. Dans ce cas, l'inculpé sera relâché s'il n'est retenu pour autres causes. Il peut aussi émettre une ordonnance de renvoi. Ainsi, dans ce cas, il ordonne de poursuivre l’affaire par l'instruction définitive par devant la juridiction de jugement. Et dans l'autre cas, l'inculpé sera élargi s'il n'a été retenu pour autres causes.

En effet, le Commissaire du Gouvernement, Me Ferney Charles ST-JUSTE, n'a agi que sous les exigences formelles de la loi. Il est saisi du dossier ‘’Café Trio’’ résultant des assises sur les fonds ‘’PetroCaribe’’ exposé par deux des Sénateurs de la République d’Haïti, dont : Youri LATORTUE de ‘’Ayiti An Aksyon’’ (AAA) et Jacques Sauveur JEAN de ‘’Parti Haïtien Tèt Kale’’ (PHTK), dans la commune de Cap-Haïtien, le 28 avril 2018. Il a produit son réquisitoire d'informer au Magistrat instructeur  sur l’affaire, et a plaidé contre l'action en "Habeas Corpus" intentée auprès du TPI du Cap-Haïtien, à la suite d’une ordonnance rendue en pareil cas par le Doyen dudit Tribunal, Me Linx JEAN, par les avocats du détenu, le sieur Antonio JULES. Donc, du début de l’action jusqu’à l’introduction de l’action en ‘’Habeas  Corpus’’, le Commissaire du Gouvernement, ne fait qu'agir avec science et conscience.

Or, une correspondance spéciale émanée du pouvoir Exécutif par son représentant, le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Jean Roudy ALY, adressée à Me Ferney Charles ST-JUSTE, dont l'objet est de : "Révocation pour fautes graves administratives". Il est à signaler et demander où ces fautes graves administratives ont-elles-été commises? Dans quel dossier et pour quelles raisons? Il est vrai que le gouvernement haïtien a une épée de Damoclès sur sa tête pour être quotidiennement impliqué dans des affaires suspectes du pays, pour être du même coup incapable de répondre aux désidératas de la population et de satisfaire aux besoins préliminaires des citoyennes et citoyens conséquents. "La bête devient plus méchante quand elle est moribonde."

Le Délégué départemental du Nord, Antonio JULES, écroué à la Prison Civile de Cap-Haïtien depuis le 13 mai 2019, est un membre fervent du PHTK, le Commissaire du Gouvernement, Me Ferney Charles ST-JUSTE serait aussi un membre en sourdine du PHTK, donc, c'est le ‘’Parti Haïtien Tèt Kale’’ qui est en honneur. Par ailleurs, le dernier, quoique dépendant totalement de l’Exécutif, est avant tout un professionnel, et comme tout homme, il peut rédiger mal son devoir. Donc, demandons-nous dans ce cas précis, quel devoir a-t-il mal rédigé? S'il agissait en dehors de l'Éthique professionnelle, ne produirait-il pas un réquisitoire favorable au bénéfice du détenu, Antonio JULES? Le Commissaire du Gouvernement, Me Ferney Charles ST-JUSTE, par la charge politique qu’il détient selon l’article 240 de la Constitution du 29 mars, amendée le 09 mai 2011, fait de lui un agent travaillant au profit du gouvernement, sans même qu’il le sache, et au détriment de la Justice haïtienne. Mais, au-dessus de tout, il arrive à se protéger au moins une fois contre un système broyeur d’hommes.

La Révocation de Me Ferney Charles St-Juste à la tête du Paquet du Cap-Haïtien porte à l'équivoque en dépit du fait qu’il est un agent du Pouvoir Exécutif (Art. 23 du Décret du 22 août 1995 relatif à l’organisation judiciaire). Elle est peut-être soutenue par l’idée que le Commissaire du Gouvernement n’a pas une fonction portée sur la carrière administrative (le Décret portant révision de la fonction publique en date du 17 juin 2005, art. II)

La correspondance à lui (le Commissaire du Gouvernement, Me Ferney Charles ST-JUSTE) adressée est à la provenance d'un Ministre décrié pour ses derniers gauches agissements dans les affaires des mercenaires étrangers assistés d'un haïtien lors des ultimes manifestations sociopolitiques des rues à travers toute la République. C'est sous le clavier d'un Ministre destitué que la mise à pied du Commissaire Ferney est sortie. Donc, cette révocation est illégitime, inélégante et cautionne à tout jamais la mission du gouvernement en place de contrôler tous les autres Pouvoirs et dirige grandement et en marge de la loi toutes les institutions du pays. Mais, qui paiera toujours les conséquences? Et que dit la loi haïtienne par rapport à cette forme de révocation? Et à quand vraiment l'indépendance du pouvoir judiciaire?

Continuons à nous interroger de la sorte.

16/05/2019

 *Delcarme BOLIVARD, Av MA*

Crédit photo : Hérode Charnel

mardi 30 avril 2019

LE PARLEMENT HAÏTIEN : VERS UNE NOUVELLE CONCEPTION DES AUTORITÉS LÉGISLATIVES

 _‘’Je n’ai aucun problème avec le Parlement haïtien, mais son fonctionnement et ses composantes en termes de valeur, portent à l’équivoque.’’_ En effet, comme toutes les Institutions Républicaines, le Parlement haïtien a toute sa majesté, et constitue le co-dépositaire de la Souveraineté nationale selon l’esprit de la Constitution haïtienne en vigueur. Envahi par des femmes et des hommes formés pour autres lieux ne se rapportant pas au domaine de légifération, de contrôle de l’Exécutif et de développement social conjointement les élus locaux (C'est le principe du Parlementarisme) ; le Parlement haïtien, au cours de ces deux dernières décennies est réduit à la plus simple signification vulgaire.

Un espace où les grandes questions nationales devraient être posées, se voit, sous les yeux des soi-disant intellectuels, pris comme otage par un groupe de femmes et d’hommes dépourvus du sens patriotique, ce qui incite en grande partie le désordre sociopolitique dans le pays interminablement. Cependant, de tel endroit sacro-saint où le devenir d’un peuple devrait être approché avec la plus grande rigueur de Science et de Conscience par des parlementaires Hommes-Conséquents, se livre aux acres incultes. A imaginer et comprendre les enjeux de l’invasion de petits esprits au Parlement haïtien qui s’y voient des agents de destruction de leurs propres pays, ignorant qu’il leur sera tout à fait impossible de ne vivre normalement bien qu’à Haïti.

Les élections, outils typiques de l’existence de la Démocratie, conduisant les circuits du développement sociopolitique et économique ; à Haïti, se font toujours hypothéquer et instrumentaliser par des politiciens maitrisant et exploitant la nature miséreuse de la population prête à liquider sa conscience pour sauver sa vie. Toujours est-il que la machine électorale haïtienne se panne de grandes visions positives relatives à la postérité et des normes imposantes, cela permet respectivement de saisir par la pure logique que les élections ne changent à rien dans le pays et ne favorisent que le sous-développement national et mental du citoyen haïtien. Le renversement d'une telle pratique doit être envisagé.

Quand on sait que les élections à Haïti se truffent toujours de fraudes, on se demande si les produits qu’elles fournissent, à savoir les élus, dont les parlementaires, ne sont pas le symbolisme d’un système persiflé au détriment d’un peuple qui ne vivote que pour le présent. Donc, essayant de scruter le mode d’agissement des autorités législatives nationales, nous devons minutieusement identifier la faiblesse de l’Institution à partir de laquelle elles arrivent là où elles sont. A noter qu’en dépit de toutes les facettes et les caractéristiques de la prise de pouvoir politique à Haïti, nous voulons surtout étaler les principaux facteurs suivants : *les* *armes* , *l’argent* et *la* *magie* . Ces trois axes nous montrent à claire comment certains de nos parlementaires arrivent au pouvoir sans vraiment avoir bénéficié de la volonté et de la décision populaire. Ces trois éléments ci-après énumérés, rejettent d’un revers de main toutes les possibilités à gagner les élections à Haïti, comme des élus issus de ces trucages, notamment les parlementaires, puisqu’ils nous intéressent dans cette étude, ne pourront rien faire de sérieux pour le peuple bravant les multiples dangers pour les voter. De nouvelles figures y sont à créer et considérer.

Le niveau académique de certains de nos parlementaires est vraiment vile. D’autres, ne cultivent pas le sens de l’analyse des faits politiques, n’applaudissent que pour se faire entendre en séance de grands débats, n’ont pas la culture générale des grands problèmes mondiaux, dont : les conflits géopolitiques, les crises économiques mondiales, le réchauffement climatique, la dégradation de l’environnement, le droit national et international, la politique publique, les enjeux des libertés publiques et des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication (NTIC) etc. L’ensemble de ces méconnaissances fait de la majeure partie de nos parlementaires des personnes ayant une déficience visuelle à tout ce qui pourra contribuer au développement du pays. Au Parlement, quand les grandes idées s’émettent dans un débat calme et serein, ils s’y taisent souriant certains collègues affreux des approches erronées pour troubler la vigilance enfantine de la population en face de son écran de téléviseur. Cependant, le calme mourant, ils se tordent de rire, des vociférations, des vacarmes, d’expressions excessives et grossières sous les caméras et aux micros de certains journalistes œuvrant pour la continuité de la médiacratie haïtienne.

Aucun texte de loi ne sanctionne le niveau intellectuel des candidats à quel que soit le poste électif à Haïti, ce qui favorise à n’importe qui la chance de devenir un élu dans le pays. Des analystes et commentateurs obtus, contrairement à nos approches, diront que dans une démocratie représentative, on ne peut pas limiter les citoyens à se porter candidat pour faute de niveau intellectuel ; mais, qu’ils sachent une fois pour toute que la vraie démocratie résulte du niveau d’éducation de ses dirigeants. Donc, certains candidats soit au sénat soit à la députation qui n’ont jamais eu une formation éducative et intellectuelle adéquate, qui, par la force de leurs *armes* et de leurs *moyens* *économiques*, accéderont au pouvoir législatif, ne donneront pour résultat que ce que représente le Parlement haïtien aujourd’hui, le *dépotoir* des *paresseux* et *l’asile* des *inintelligents* . Il nous faut y croire, ce n’est pas le Parlement haïtien qui est le problème, mais son mode de fonctionnement et ses principaux éléments, les parlementaires. Ces derniers, failli à leurs missions, nagent dans toutes sortes d’eau puante relative à la bamboche de la corruption au pluriel. Par ailleurs, la question d’éliminer cette Institution républicaine qu’est le Parlement haïtien, ne résonne pas à l’idée de conserver les grandes valeurs démocratiques. Si faire se peut, réinventions un autre Parlement constitué cette fois-ci des jeunes *formés* , *conséquents* et *valeureux* capables de jouer le rôle de représentatif dans un cadre formel au bénéfice d’un pays dont l’avenir semble être fragilisé avec le temps.

Le Parlement haïtien au lieu d’être chambardé doit être de préférence, rempli par des femmes et des hommes formés à ce poste vital du pays. Pour ce faire, nous devons réorganiser la façon d’être candidat au sénat et à la députation par des lois organiques mettant accent, entre autres, sur le niveau académique des postulats. Nous devons faire du Parlement, non pas un lieu pour s’enrichir au détriment d’un peuple qui sait toujours se sacrifier aux élections tant bien que mal, mais un véritable espace de débats où les grandes décisions devant engager la nation s’étalent et abordent intelligemment. En outre, nous devons inscrire dans l’agenda de nos moyens et stratégies, une nouvelle méthode de formation des citoyens qui vont voter afin qu’ils sachent en toute quiétude comment rédiger scrupuleusement leurs devoirs envers la nation. Sans quoi, nous continuerons instantanément à nous attaquer au Parlement tout en oubliant les vrais problèmes de cette Institution républicaine.

A chacun, son travail. A chacun son devoir. Le pays ne doit pas être remis entre les mains des incapables.

 *Delcarme BOLIVARD, Av. MA*

21/03/2019

Crédit photo : *Fils Du Christ Ambroise*

DISCOURS D'UN CITOYEN ENGAGÉ TUÉ LORS D'UNE MANIFESTATION POPULAIRE

‘’Se pa sèlman Kakout ki pran bal,
se avni tout yon jenerasyon jenn fanm ak jenn gason ki trennen nan labou
anba grenn je konsène yo.’’
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Par : *Delcarme BOLIVARD*

Ma chère famille, les autorités étatiques, mes concitoyens,

 _"Oh! Dieu, il est mort pour avoir voulu défendre les intérêts de son pays et soutenir ses droits comme citoyen conséquent. Que Dieu accueille son âme dans le firmament."_ Voilà les derniers mots que j’aie pu retenir avant que je ne me reconnaisse dans un lieu inexploré.

Mesdames, messieurs.

Dès l’aurore, je laissais ma  maison avec l'idée d'y retourner après ma participation citoyenne à une manifestation populaire organisée par une quantité de femmes et d'hommes honnêtes qui se persuadent de pouvoir changer l'ordre des choses dans le pays. Mes parents, mes amis attendaient impatiemment mon retour, mais, hélas ! je suis parti pour "l'infini" sans voir de près et de loin  une lueur d'espoir pour la croissance de mon pays.

M'impliquer dans les affaires sociopolitiques d'Haïti, ne m'a jamais été une préoccupation voire une prétention, car, on m'avait toujours relaté que ceux-là dont la présence se fait sentir à travers des séries de manifestation populaire, étaient tous des va-nu-pieds, des obtus ne s'y engageant que par la force de la manipulation d'une couche sociale, appelée incorrectement par les vivants  prédateurs, les bourgeois. Par mon intégration dans ce nouveau paradigme, en dépit de mon inaptitude première et de ma débilité consciente de la nature des choses, j'avais voulu contredire les idées fausses des détracteurs en leur permettant de savoir que comme en Droit pour intenter ou tester une action en Justice, il faut : *le droit*, *la capacité*, *la qualité* et *l'intérêt* ; mon apport et mon inscription à ces genres d'activité étaient beaucoup plus herculéennes que ma volonté et ma capacité intellectuelle. Pourtant, m'y trouvant pancartes en mains avec des  mots de revendications développementales, en compagnie de tous ceux qui croyaient fermement au changement durable pour le pays, une balle assassine de loin m'a été donnée par un *"je ne sais qui"* m'empêchait de continuer la lutte.

Contre la corruption, le pillage des biens de L'État, la misère, l'instabilité sociopolitique, l'insécurité de toutes sortes, l'inconscience et l'incompétence des dirigeants, l'ingérence de l'international, le marchandage politique de l'opposition, la déroute du système éducatif haïtien, la débâcle de l'économie nationale, le retrait du développement ; entre autres, étaient les motifs pour lesquels j'avais intégré ce mouvement consistant à chambarder le mode de fonctionnement du système politique national. Aucune disposition sérieuse n'était prise dès lors par les autorités étatiques pour freiner la course de la machine insécuritaire qui m'avait touché sur sa route, son passage, et bien d'autres citoyens encore. Au lieu de nous protéger comme les vœux de la Constitution haïtienne en vigueur dans notre mouvement, les dirigeants, de concert avec certains pays de l'international et des opposants sous peau, nous tuent, humilient nos rêves sous des projectiles illégaux pour la plupart venus de *"je ne sais où."* Mon corps ‘’hache menu’’ d'une odeur puante laissée aux chiens, dévorée ma dépouille sous l'ovation de mes adversaires croyant qu'il est bon ainsi de terminer sa vie, surtout, quand on comprend précisément la manigance du pouvoir en place et qu'on  refuse de s'y associer.

J'ai découvert que là-bas, les morts n'ont pas de vocations, ils sont enclos dans leurs paléo-visions, acceptent sans condition leurs causes et ce qu'ils sont aujourd'hui par le vouloir de l'au-delà de la vie. Ils se taisent pendant qu'ils continuent d'entendre le gémissement d'un peuple en agonie, parti très loin de sa terre natale pour avoir un mieux-être qui lui était une utopie dans son propre monde. J'ai aussi découvert que là-bas, les dirigeants sont comme nous, dénués de pouvoir sociopolitique et d'arrogance économique. Ils sont ce que nous fûmes instinctivement sur terre.

Ma famille, je pense à vous pour votre support et soutien. Vous n'avez jamais rêvé qu'un jour ainsi je finirai ma vie. Mais la conscience citoyenne et le devoir patriotique m'avaient interpellé, tant pis pour la mort, je poursuis mes rêves pour le bonheur de mon pays. Dites et racontez mes prouesses aux générations montantes ce que je représentais ‘’vivant’’.

Aux autorités étatiques, je dirai, à quand finira-t-on de compter les cadavres des citoyens qui se déterminent et se révoltent pour un Haïti se fixant vers le progrès et le développement durable? A quand, dirais-je, les larmes cesseront de ruisseler les yeux des familles en lambeau pour la perte d'une fille, d'un fils voulant dire non à la corruption institutionnalisée dans le pays. A quand, dirais-je, le vote des citoyens sera respecté et revenu sous forme de développement et des services résultant de leurs taxes? A quand, dirais-je, la Justice se montrera forte et puissante pour conduire n'importe quel dossier dans le pays? A quand...? A quand...? Oui, à quand...?

Mes chères concitoyennes et concitoyens haïtiens, ma mort me permet de comprendre que vous devez continuer à revendiquer pour soutenir vos droits et intérêts, car, votre vrai lieu vivable est où que vous soyez, la terre. Ne vous laissez nullement intimider par quiconque dans vos mouvements protestataires. Luttez, luttez jusqu'à ce que votre voix soit entendue et écoutée. Continuez à vous battre pour redorer l'image d'Haïti qui semble être usée et fatiguée sous la violence de toutes sortes des femmes et des hommes que nous avons choisis aux fins de la direction de notre avenir.

J'avais oublié, de surcroît, de signaler dans ma triste intervention qu'au moment où je me suis tortillé par terre sous les yeux inhumains de certains de mes concitoyens, au lieu de prendre mon cas au sérieux, vue l'urgence, au lieu de me venir en aide afin que j'aie pu sauver; préféraient de me photographier souriant et se battant pour savoir qui le premier sera à me poster, baigné de sang, sur son mur de "Facebook", son compte de "whatsapp" pour ne citer que ces réseaux sociaux. C'est vrai à Haïti, le service des hôpitaux est toujours dysfonctionnel, mais un simple geste pourrait me faire revivre. J'en pleure sincèrement quoique mort.

En effet, je crois qu'ici la mort n'est pas un bien. Elle n'est non plus une force à utiliser pour sauver un pays comme le nôtre. Les morts ont tous leurs lots de misère et de souffrance, la charge de sauver la barque fragile de la République d’Haïti est aux vivants conséquents, valeureux et conscients.

La mort nous écarte de toutes les possibilités à pouvoir continuer à lutter pour son pays. Merci.

 *Delcarme BOLIVARD, Av. MA*
03/04/2019

Conception de photo : Fils Du Christ Ambroise

dimanche 17 mars 2019

L’ESSENCE ET LA STRATÉGIE DES DOSSIERS SANS FIN À HAÏTI : LA POLITIQUE DU FEU DE PAILLE

Le fait de vivre à Haïti est totalement un acte de foi et de reconnaissance sans merci. C’est aussi une controverse à toutes sortes de pensée positive à la faveur d’une couche sociale qui ne cherche qu’à accroître son influence sociopolitique par la puissance de son niveau économique. Haïti est tout cela : un pays où les vagues de tension, de crise et de chaos sont créées pour contredire l’évidence nationale et nées par certains ne travaillant  que pour leurs patrons de l’international. Quand par des causes déjà connues viennent des dossiers de toutes nuances dans le pays, c’en sont d’autres qui les remplaceront facétieusement.

Le mois de février 2019 a tout traduit ce que nous sommes comme peuple, mis à nu notre sens de banalisation de grands intérêts de la nation. C’est un mois qui a fait de nous continuellement l’expression du mépris des valeurs républicaines où nous sommes exposés comme un peuple semblant évoluer dans l’antiquité, alors que nous sommes en plein 2019, disons, au 21ème siècle. Sans astreindre, le pays sous les yeux inconscients des dirigeants, devient un laboratoire de pensées néfastes où chacun par des techniques distinctives essaie d’innocenter sa position ou son intérêt pour survivre. Et que cette pratique outrancière concourt à ce que nous sommes aujourd’hui, rejetés par nous-mêmes sans que nous le sachions. Quelle imprécation !

Le constat sur l’insurrection de presque toutes les grandes villes d’Haïti ainsi que l’aire métropolitaine de Port-au-Prince par des   citoyens conscients, engagés pour dire non à la corruption institutionnalisée et systématisée, à la médiocratie comme principe absolu, à l’insécurité de toutes sortes, à l’impunité des contrevenants, au trafic illicite et surtout pour exiger sans condition le départ du Président de la République; se situe dans une logique de dédains stéréotypes des exigences populaires face au gouvernement en place, depuis l’aube, considérant le comportement des autorités. Si plus de trois millions de citoyens se sont révolté le 7 février 2019 de la situation abjecte dans laquelle ils vivent, sur une quantité de cinq cent quatre-vingt-dix mille neuf cent vingt-sept électeurs qui avaient voté et conduit Jovenel MOÏSE à la magistrature suprême de l’État, la différence fait du locataire du Palais national un Président impopulaire. Ce qui donne une très mauvaise note au devoir que rédigent les autorités haïtiennes pour être incapables, pendant plusde quatorze jours de pacifier le pays ; qu’en dira-t-on, *‘’LOCK’’ (verrouillé)* sous le contrôle d’une opposition sans vergogne.

Pour éclabousser les revendications de la   population acharnée on ne peut plus dans des manifestations en série, l’administration *MOÏSE/CÉANT* a joué toutes ses cartes jusqu’à hisser entre les responsables de l’État haïtien un pavillon de discussions inexistantes et mythologiques. Pour terrifier les mouvances populaires, toute une kyrielle de scènes macabres s’y introduisent :

1- Pendant que le peuple demande au Président de la République de tirer la révérence, les fous de ce dernier disent que le Premier Ministre CÉANT doit aussi partir. Les amis du Premier Ministre clament que le parlement doit aussi s’en aller. Les mordus du parlement exigent l’effondrement de la bourgeoisie haïtienne. Chacun défend son camp, chacun a une cause personnelle de la demande du départ de l’un et de l’autre.

2- Une adresse à la nation par le Président a été lancée de manière brutale, manipulée totalement par l’opposition qu’y cherche vainement le sens de ce discours. Ce qui a intensifié les dégâts.

3- Le Premier Ministre a augmenté neuf mesures sur les onze autres qu’il avait déjà prises dans le but de redresser son gouvernement. Dans son adresse à la population comme chef du gouvernement, le PM CÉANT n’a fait qu’induire le peuple en erreur en réduisant ses revendications en une simple question de manger et de boire.

4- Des étrangers lourdement armés ont débarqué dans l’intervalle à Haïti, à bord d’une voiture sans plaque, pourtant, appartenant à deux membres du gouvernement. Chaque camp en donne selon son intérêt, une interprétation. Pour le Président, il ne les reconnait pas. Le Premier Ministre déclare avoir été leur cible. L’ex-Sénateur Moïse JEAN-CHARLES, persiste qu’il s’agissait des mercenaires invités par l’administration *MOÏSE/* *CÉANT* pour venir  piller la Banque Centrale *(* *BRH : Banque de la République d'Haïti)* . Le  secteur démocratique  par l’organe d’un de ses portes paroles, signe et insiste que ces hommes blancs, ces *‘’Snipers’’* sont délégués pour intimider, tuer les membres de la population voulant divorcer d’avec le régime *‘’Tèt Kale’’* . Pourtant, seul le peuple, dans l’envie d’avoir un mieux-être, se trouve coincé, tué illégalement sous des balles des inconnus internationaux.

5- L’appréhension de ces hommes internationaux armés par la Police Nationale d’Haïti, relâchés illico par l’intervention de l’Ambassade des États-Unis à Haïti avec l’appui de hauts dignitaires de la Justice haïtienne.   Pendant que leur interprète haïtien fut tardivement élargi sous les pressions des membres de la population, de la presse locale et de certaines organisations des Droits de l’homme à Haïti.

6- Entretemps, la scène  *‘’Kakout pran bal’’*  gagne le tréfonds de la toile et fait belle figure au niveau de la sociologie et la communication politique haïtienne. Cette tentative communicationnelle entre dans le cadre du maquillage du réel haïtien dans la perspective de faire oublier les vraies raisons de vivre. C’est  l’imaginaire suprasensible de nos hommes de pouvoir jouant le ridicule sur l’esprit mal formé et adapté de l’être haïtien ; stratégie essentielle de la manipulation d’un peuple déjà illettré.

7- La  formation d’une nouvelle  commission  pour statuer sur la nouvelle méthodologie applicable au dialogue inter-haïtien par le chef de l’État haïtien en dépit de bien d’autres commissions du genre mis en place, mais sans résultat. Or, l’argent continue à y être gaspillé.

8- L’intervention dans certaines stations de radio des membres de l’opposition au nom de leurs intérêts, affaiblis par une question de la *‘’Politique du Visa’’* imposé par les États-Unis.

9- La question du carnaval vient de tout terminer pour le mois. Ce qui est amusant dans tout cela, c’est que l’État haïtien n’allait pas organiser le carnaval national pour cette année, disent-ils. Par ailleurs, il était prêt à subventionner toutes   les Mairies des communes de la République d’Haïti voulant organiser cette bamboche populaire. Quelle stratégie pour faire oublier ! Quelle manipulation populaire !

Que faut-il, de surcroît, avancer pour démontrer qu’à Haïti c’est toujours un dossier qui remplace ou qui révoque un autre dossier sans achever. Quoi de mieux à prouver ! Dans un mois, pour détourner la vision et les revendications du peuple, toute une  pléthore de décisions sont prises sans fondement, pourtant, lesquelles décisions arrivent à atteindre leurs cibles pour manque de connaissance et du sens d’analyse.

En effet, par notre sens d’observation, nous découvrons les éléments sur lesquels s’axe tout le système haïtien. D’abord, sur le *MENSONGE* , ensuite sur la *MANIPULATION* , enfin sur la *CRIMINALITÉ* . Nous pouvons le changer et nous devons le faire si nous voulons à jamais sauver la barque fragile de la République.Tout doit passer par l’ *ÉDUCATION* , la force de la *JUSTICE* et le *TRAVAIL* .

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

13/03/2019

 *Orlando Fl.*

lundi 11 février 2019

L'international - "Core group" ne peut se tenir, voire d'aider un pays comme Haïti : Le peuple haïtien doit s'en libérer

La destabilisation de la République d'Haïti depuis plus de 215 ans résulte d'un ensemble de manoeuvres nationales et internationales. Les plus intelligents, c'est à dire, les citoyens conscients et avisés, par la puissance de la logique, peuvent le comprendre jusqu'à s'y prononcer pour une sortie de crise analysée.

Par des situations nationales, retenons, la faiblesse de l'État à répondre à ses engagements au regard de la population, sa principale créatrice selon l'esprit de la Constitution amendée du 09 mai 2011. L'État haïtien, par son mode de fonctionnement, se déroute de sa vision et objectif régaliens où la corruption institutionalisée prime, crée un paradigme défavorisé à la société.

La politique haïtienne n'est fondée sur aucun principe scientifique et dépourvue d'essentielles théories de base de la pensée de la bonne Gouvernance. C'est à quoi se réfère l'opposition fainéante haïtienne, maladroite au point qu'elle se déséquilibre considérant l'ensemble de ces agissements. L'abandon de la société civile, l'incohérence de l'éducation nationale, dont, l'Université et le rejet des règles des saintes écritures par L'Église; entre autres, sont des indicateurs négatifs servant à nous désigner comme peuple.

L'international a sa plus grande part du gâteau de désorientation nationale. L'intervention étrangère à Haïti, par des forces multinationales sous le masque des dons de toutes sortes, le retablissement de la paix et de la sécurité maquillée; tout n'est qu'une forme d'ingérence internationale pour empêcher que l'espoir s'agrandisse dans notre société.

Depuis quelques temps, sous la désignation de l'appellation "Core group" les Organisations des Nations-Unies (ONU) s'amusent à intimer l'ordre à l'État haïtien pour agir au nom de certaines décisions qui ne peuvent qu'entraver la souveraineté nationale. Et par la puissance de ce groupe, le gouvernement haïtien est toujours vulnérable et sous le poids de son incompétence.

Ainsi, de 04 février 2019 à date, le pays est en proie à des mouvements populaires axés sur la demande inconditionnelle du départ du Président Jovenel MOÏSE, le renversement du système politique national et le divorce d'avec la cherté de la vie nationale. "Core group", dans une correspondence datée du 10 février 2019, numérotée CG/2019-02/04, fait appel au calme et exige au gouvernement haïtien d'établir l'ordre en s'assurant que les élections s'organisent en octobre 2019.

Cependant, cette même organisation, l'ONU dont né le "Core group", ne se prononce-t-elle pas sur la situation actuelle de la France? Que ne s'interesse-t-elle à la conjoncture sociopolitique du Brésil et celle du Canada? Pourquoi n'a-t-elle pas accepté le Président de Vénézuela, Nicolas Maduro comme élu légal et légitime pour plus d'un? Ce qu'il faut retenir, c'est que, l'international décourage des mouvements de protestation ne jouant pas en sa faveur, mais, encadre ceux qu'il juge siens pour sa perennité hégémonique et sa domination à tout jamais.

L'État haïtien comme institution républicaine, doit être régi par une loi organique pour avoir l'assurance de son bon fonctionnement du côté des normes de la Constitution en vigueure. L'opposition haïtienne doit s'institutionnaliser légalement afin qu'elle soit vivante pour le plein épanouïssement et le développement durable du pays.

Que les institutions étatiques haïtiennes se respectent.

Ainsi, disons-nous que "Core group" ne peut même se soutenir à cause de la divergence de ses membres constitués, voire d'aider un pays comme Haïti à se redresser en réalité. Le peuple haïtien doit s'en libérer et se développer par la conscience citoyenne et le devoir patriotique.

Delcarme BOLIVARD, Av MA

10/02/2019

mardi 15 janvier 2019

"Le gouvernement haïtien en place est plus fort que l'opposition de l'heure : Une approche épistémologique sur les faits d'actualités"

Dans dix (10) points, nous nous tâcherons de partager avec nos lecteurs (trices) avisés (es), nos préoccupations  sur la force maquillée du gouvernement en place et la faiblesse constatée de l'opposition actuelle.

1- Le choix diplomatique d'Haïti à l'OEA, le Jeudi 10 janvier 2019 : l'opposition n'en a pas profité;

2- La dépréciation de la gourde face au dollar américain : l'opposition n'en a pas profité;

3- Le ratio de la "gazoline" créé ou inventé par certains prétendus bourgeois haïtiens ayant investi pour l'établissement du gouvernement : l'opposition n'en a pas profité;

4- La faiblesse et la carence communicationnelle du gouvernement en place : l'opposition n'en a pas profité;

5- La paix colorée, la stabilité sociopolitique forgée par le gouvernement : l'opposition n'en a pas profité;

6- L'ingérence de toutes sortes de l'international à Haïti prouvée et acceptée par le gouvernement établi : l'opposition n'en a pas profité;

7- La déroute du système éducatif haïtien et la descente aux enfers de l'économie nationale sous les yeux d'argus de nos dirigeants : l'opposition n'en a pas profité;

8- L'instrumentalisation de la Police Nationale d'Haïti, de la Justice à des fins politiques sous les ordres des autorités étatiques haïtiennes : l'opposition n'en a pas profité;

9- La chute de la mission de L'Église fondée sur la morale et la prédication de la parole de Dieu, mise à part et contrôlée par un État déséquilibré : l'opposition n'en a pas profité;

10- Le massacre de "Lasalin", celui de "Site 2 Dye", "Delma", "Lafòsèt" au cours des dernières émeutes à Haïti : l'opposition n'en a pas profité.

Comme observateur scientifique, nous comprenons que le gouvernement haïtien est plus fort que l'opposition par la multiplication de ses erreurs. Par ailleurs, nous supposons que la faiblesse de l'opposition haïtienne dérive de la subjectivité avec laquelle elle mène la lutte. L'opposition en elle-même constitue une entrave au développement national, car, elle est impopulaire. Les membres qui s'y joingnent, pour la lutte incessante du pouvoir politique, se divisent et se battent; d'où la caractéristique fondamentale de leur faiblesse aliénée.

Le gouvernement haïtien en place, pour être ignorant de la réalité nationale, s'engage dans une lutte sans merci au détriment d'un peuple pationné et émotionnel ne comprenant rien dans le fonctionnement de la chose publique. Nos autorités étatiques semblent être beaucoup plus au service de l'international qu'à celui du peuple haïtien qui s'entretue et s'entredéchire pour eux.

En effet, par pure logique, l'opposition n'est point à Haïti pour ses mauvaises voies et décisions. Et le gouvernement haïtien est illégitime pour être contesté par une grande partie de la jeunesse consciente, mitigée de la voix des citoyens haïtiens engagés. Donc, à Haïti, pas d'opposition, pas de gouvernement, seule la voix du peuple est souveraine. 

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

15/01/2019

Crédit photo : db
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