mardi 30 avril 2019

LE PARLEMENT HAÏTIEN : VERS UNE NOUVELLE CONCEPTION DES AUTORITÉS LÉGISLATIVES

 _‘’Je n’ai aucun problème avec le Parlement haïtien, mais son fonctionnement et ses composantes en termes de valeur, portent à l’équivoque.’’_ En effet, comme toutes les Institutions Républicaines, le Parlement haïtien a toute sa majesté, et constitue le co-dépositaire de la Souveraineté nationale selon l’esprit de la Constitution haïtienne en vigueur. Envahi par des femmes et des hommes formés pour autres lieux ne se rapportant pas au domaine de légifération, de contrôle de l’Exécutif et de développement social conjointement les élus locaux (C'est le principe du Parlementarisme) ; le Parlement haïtien, au cours de ces deux dernières décennies est réduit à la plus simple signification vulgaire.

Un espace où les grandes questions nationales devraient être posées, se voit, sous les yeux des soi-disant intellectuels, pris comme otage par un groupe de femmes et d’hommes dépourvus du sens patriotique, ce qui incite en grande partie le désordre sociopolitique dans le pays interminablement. Cependant, de tel endroit sacro-saint où le devenir d’un peuple devrait être approché avec la plus grande rigueur de Science et de Conscience par des parlementaires Hommes-Conséquents, se livre aux acres incultes. A imaginer et comprendre les enjeux de l’invasion de petits esprits au Parlement haïtien qui s’y voient des agents de destruction de leurs propres pays, ignorant qu’il leur sera tout à fait impossible de ne vivre normalement bien qu’à Haïti.

Les élections, outils typiques de l’existence de la Démocratie, conduisant les circuits du développement sociopolitique et économique ; à Haïti, se font toujours hypothéquer et instrumentaliser par des politiciens maitrisant et exploitant la nature miséreuse de la population prête à liquider sa conscience pour sauver sa vie. Toujours est-il que la machine électorale haïtienne se panne de grandes visions positives relatives à la postérité et des normes imposantes, cela permet respectivement de saisir par la pure logique que les élections ne changent à rien dans le pays et ne favorisent que le sous-développement national et mental du citoyen haïtien. Le renversement d'une telle pratique doit être envisagé.

Quand on sait que les élections à Haïti se truffent toujours de fraudes, on se demande si les produits qu’elles fournissent, à savoir les élus, dont les parlementaires, ne sont pas le symbolisme d’un système persiflé au détriment d’un peuple qui ne vivote que pour le présent. Donc, essayant de scruter le mode d’agissement des autorités législatives nationales, nous devons minutieusement identifier la faiblesse de l’Institution à partir de laquelle elles arrivent là où elles sont. A noter qu’en dépit de toutes les facettes et les caractéristiques de la prise de pouvoir politique à Haïti, nous voulons surtout étaler les principaux facteurs suivants : *les* *armes* , *l’argent* et *la* *magie* . Ces trois axes nous montrent à claire comment certains de nos parlementaires arrivent au pouvoir sans vraiment avoir bénéficié de la volonté et de la décision populaire. Ces trois éléments ci-après énumérés, rejettent d’un revers de main toutes les possibilités à gagner les élections à Haïti, comme des élus issus de ces trucages, notamment les parlementaires, puisqu’ils nous intéressent dans cette étude, ne pourront rien faire de sérieux pour le peuple bravant les multiples dangers pour les voter. De nouvelles figures y sont à créer et considérer.

Le niveau académique de certains de nos parlementaires est vraiment vile. D’autres, ne cultivent pas le sens de l’analyse des faits politiques, n’applaudissent que pour se faire entendre en séance de grands débats, n’ont pas la culture générale des grands problèmes mondiaux, dont : les conflits géopolitiques, les crises économiques mondiales, le réchauffement climatique, la dégradation de l’environnement, le droit national et international, la politique publique, les enjeux des libertés publiques et des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication (NTIC) etc. L’ensemble de ces méconnaissances fait de la majeure partie de nos parlementaires des personnes ayant une déficience visuelle à tout ce qui pourra contribuer au développement du pays. Au Parlement, quand les grandes idées s’émettent dans un débat calme et serein, ils s’y taisent souriant certains collègues affreux des approches erronées pour troubler la vigilance enfantine de la population en face de son écran de téléviseur. Cependant, le calme mourant, ils se tordent de rire, des vociférations, des vacarmes, d’expressions excessives et grossières sous les caméras et aux micros de certains journalistes œuvrant pour la continuité de la médiacratie haïtienne.

Aucun texte de loi ne sanctionne le niveau intellectuel des candidats à quel que soit le poste électif à Haïti, ce qui favorise à n’importe qui la chance de devenir un élu dans le pays. Des analystes et commentateurs obtus, contrairement à nos approches, diront que dans une démocratie représentative, on ne peut pas limiter les citoyens à se porter candidat pour faute de niveau intellectuel ; mais, qu’ils sachent une fois pour toute que la vraie démocratie résulte du niveau d’éducation de ses dirigeants. Donc, certains candidats soit au sénat soit à la députation qui n’ont jamais eu une formation éducative et intellectuelle adéquate, qui, par la force de leurs *armes* et de leurs *moyens* *économiques*, accéderont au pouvoir législatif, ne donneront pour résultat que ce que représente le Parlement haïtien aujourd’hui, le *dépotoir* des *paresseux* et *l’asile* des *inintelligents* . Il nous faut y croire, ce n’est pas le Parlement haïtien qui est le problème, mais son mode de fonctionnement et ses principaux éléments, les parlementaires. Ces derniers, failli à leurs missions, nagent dans toutes sortes d’eau puante relative à la bamboche de la corruption au pluriel. Par ailleurs, la question d’éliminer cette Institution républicaine qu’est le Parlement haïtien, ne résonne pas à l’idée de conserver les grandes valeurs démocratiques. Si faire se peut, réinventions un autre Parlement constitué cette fois-ci des jeunes *formés* , *conséquents* et *valeureux* capables de jouer le rôle de représentatif dans un cadre formel au bénéfice d’un pays dont l’avenir semble être fragilisé avec le temps.

Le Parlement haïtien au lieu d’être chambardé doit être de préférence, rempli par des femmes et des hommes formés à ce poste vital du pays. Pour ce faire, nous devons réorganiser la façon d’être candidat au sénat et à la députation par des lois organiques mettant accent, entre autres, sur le niveau académique des postulats. Nous devons faire du Parlement, non pas un lieu pour s’enrichir au détriment d’un peuple qui sait toujours se sacrifier aux élections tant bien que mal, mais un véritable espace de débats où les grandes décisions devant engager la nation s’étalent et abordent intelligemment. En outre, nous devons inscrire dans l’agenda de nos moyens et stratégies, une nouvelle méthode de formation des citoyens qui vont voter afin qu’ils sachent en toute quiétude comment rédiger scrupuleusement leurs devoirs envers la nation. Sans quoi, nous continuerons instantanément à nous attaquer au Parlement tout en oubliant les vrais problèmes de cette Institution républicaine.

A chacun, son travail. A chacun son devoir. Le pays ne doit pas être remis entre les mains des incapables.

 *Delcarme BOLIVARD, Av. MA*

21/03/2019

Crédit photo : *Fils Du Christ Ambroise*

DISCOURS D'UN CITOYEN ENGAGÉ TUÉ LORS D'UNE MANIFESTATION POPULAIRE

‘’Se pa sèlman Kakout ki pran bal,
se avni tout yon jenerasyon jenn fanm ak jenn gason ki trennen nan labou
anba grenn je konsène yo.’’
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Par : *Delcarme BOLIVARD*

Ma chère famille, les autorités étatiques, mes concitoyens,

 _"Oh! Dieu, il est mort pour avoir voulu défendre les intérêts de son pays et soutenir ses droits comme citoyen conséquent. Que Dieu accueille son âme dans le firmament."_ Voilà les derniers mots que j’aie pu retenir avant que je ne me reconnaisse dans un lieu inexploré.

Mesdames, messieurs.

Dès l’aurore, je laissais ma  maison avec l'idée d'y retourner après ma participation citoyenne à une manifestation populaire organisée par une quantité de femmes et d'hommes honnêtes qui se persuadent de pouvoir changer l'ordre des choses dans le pays. Mes parents, mes amis attendaient impatiemment mon retour, mais, hélas ! je suis parti pour "l'infini" sans voir de près et de loin  une lueur d'espoir pour la croissance de mon pays.

M'impliquer dans les affaires sociopolitiques d'Haïti, ne m'a jamais été une préoccupation voire une prétention, car, on m'avait toujours relaté que ceux-là dont la présence se fait sentir à travers des séries de manifestation populaire, étaient tous des va-nu-pieds, des obtus ne s'y engageant que par la force de la manipulation d'une couche sociale, appelée incorrectement par les vivants  prédateurs, les bourgeois. Par mon intégration dans ce nouveau paradigme, en dépit de mon inaptitude première et de ma débilité consciente de la nature des choses, j'avais voulu contredire les idées fausses des détracteurs en leur permettant de savoir que comme en Droit pour intenter ou tester une action en Justice, il faut : *le droit*, *la capacité*, *la qualité* et *l'intérêt* ; mon apport et mon inscription à ces genres d'activité étaient beaucoup plus herculéennes que ma volonté et ma capacité intellectuelle. Pourtant, m'y trouvant pancartes en mains avec des  mots de revendications développementales, en compagnie de tous ceux qui croyaient fermement au changement durable pour le pays, une balle assassine de loin m'a été donnée par un *"je ne sais qui"* m'empêchait de continuer la lutte.

Contre la corruption, le pillage des biens de L'État, la misère, l'instabilité sociopolitique, l'insécurité de toutes sortes, l'inconscience et l'incompétence des dirigeants, l'ingérence de l'international, le marchandage politique de l'opposition, la déroute du système éducatif haïtien, la débâcle de l'économie nationale, le retrait du développement ; entre autres, étaient les motifs pour lesquels j'avais intégré ce mouvement consistant à chambarder le mode de fonctionnement du système politique national. Aucune disposition sérieuse n'était prise dès lors par les autorités étatiques pour freiner la course de la machine insécuritaire qui m'avait touché sur sa route, son passage, et bien d'autres citoyens encore. Au lieu de nous protéger comme les vœux de la Constitution haïtienne en vigueur dans notre mouvement, les dirigeants, de concert avec certains pays de l'international et des opposants sous peau, nous tuent, humilient nos rêves sous des projectiles illégaux pour la plupart venus de *"je ne sais où."* Mon corps ‘’hache menu’’ d'une odeur puante laissée aux chiens, dévorée ma dépouille sous l'ovation de mes adversaires croyant qu'il est bon ainsi de terminer sa vie, surtout, quand on comprend précisément la manigance du pouvoir en place et qu'on  refuse de s'y associer.

J'ai découvert que là-bas, les morts n'ont pas de vocations, ils sont enclos dans leurs paléo-visions, acceptent sans condition leurs causes et ce qu'ils sont aujourd'hui par le vouloir de l'au-delà de la vie. Ils se taisent pendant qu'ils continuent d'entendre le gémissement d'un peuple en agonie, parti très loin de sa terre natale pour avoir un mieux-être qui lui était une utopie dans son propre monde. J'ai aussi découvert que là-bas, les dirigeants sont comme nous, dénués de pouvoir sociopolitique et d'arrogance économique. Ils sont ce que nous fûmes instinctivement sur terre.

Ma famille, je pense à vous pour votre support et soutien. Vous n'avez jamais rêvé qu'un jour ainsi je finirai ma vie. Mais la conscience citoyenne et le devoir patriotique m'avaient interpellé, tant pis pour la mort, je poursuis mes rêves pour le bonheur de mon pays. Dites et racontez mes prouesses aux générations montantes ce que je représentais ‘’vivant’’.

Aux autorités étatiques, je dirai, à quand finira-t-on de compter les cadavres des citoyens qui se déterminent et se révoltent pour un Haïti se fixant vers le progrès et le développement durable? A quand, dirais-je, les larmes cesseront de ruisseler les yeux des familles en lambeau pour la perte d'une fille, d'un fils voulant dire non à la corruption institutionnalisée dans le pays. A quand, dirais-je, le vote des citoyens sera respecté et revenu sous forme de développement et des services résultant de leurs taxes? A quand, dirais-je, la Justice se montrera forte et puissante pour conduire n'importe quel dossier dans le pays? A quand...? A quand...? Oui, à quand...?

Mes chères concitoyennes et concitoyens haïtiens, ma mort me permet de comprendre que vous devez continuer à revendiquer pour soutenir vos droits et intérêts, car, votre vrai lieu vivable est où que vous soyez, la terre. Ne vous laissez nullement intimider par quiconque dans vos mouvements protestataires. Luttez, luttez jusqu'à ce que votre voix soit entendue et écoutée. Continuez à vous battre pour redorer l'image d'Haïti qui semble être usée et fatiguée sous la violence de toutes sortes des femmes et des hommes que nous avons choisis aux fins de la direction de notre avenir.

J'avais oublié, de surcroît, de signaler dans ma triste intervention qu'au moment où je me suis tortillé par terre sous les yeux inhumains de certains de mes concitoyens, au lieu de prendre mon cas au sérieux, vue l'urgence, au lieu de me venir en aide afin que j'aie pu sauver; préféraient de me photographier souriant et se battant pour savoir qui le premier sera à me poster, baigné de sang, sur son mur de "Facebook", son compte de "whatsapp" pour ne citer que ces réseaux sociaux. C'est vrai à Haïti, le service des hôpitaux est toujours dysfonctionnel, mais un simple geste pourrait me faire revivre. J'en pleure sincèrement quoique mort.

En effet, je crois qu'ici la mort n'est pas un bien. Elle n'est non plus une force à utiliser pour sauver un pays comme le nôtre. Les morts ont tous leurs lots de misère et de souffrance, la charge de sauver la barque fragile de la République d’Haïti est aux vivants conséquents, valeureux et conscients.

La mort nous écarte de toutes les possibilités à pouvoir continuer à lutter pour son pays. Merci.

 *Delcarme BOLIVARD, Av. MA*
03/04/2019

Conception de photo : Fils Du Christ Ambroise

dimanche 17 mars 2019

L’ESSENCE ET LA STRATÉGIE DES DOSSIERS SANS FIN À HAÏTI : LA POLITIQUE DU FEU DE PAILLE

Le fait de vivre à Haïti est totalement un acte de foi et de reconnaissance sans merci. C’est aussi une controverse à toutes sortes de pensée positive à la faveur d’une couche sociale qui ne cherche qu’à accroître son influence sociopolitique par la puissance de son niveau économique. Haïti est tout cela : un pays où les vagues de tension, de crise et de chaos sont créées pour contredire l’évidence nationale et nées par certains ne travaillant  que pour leurs patrons de l’international. Quand par des causes déjà connues viennent des dossiers de toutes nuances dans le pays, c’en sont d’autres qui les remplaceront facétieusement.

Le mois de février 2019 a tout traduit ce que nous sommes comme peuple, mis à nu notre sens de banalisation de grands intérêts de la nation. C’est un mois qui a fait de nous continuellement l’expression du mépris des valeurs républicaines où nous sommes exposés comme un peuple semblant évoluer dans l’antiquité, alors que nous sommes en plein 2019, disons, au 21ème siècle. Sans astreindre, le pays sous les yeux inconscients des dirigeants, devient un laboratoire de pensées néfastes où chacun par des techniques distinctives essaie d’innocenter sa position ou son intérêt pour survivre. Et que cette pratique outrancière concourt à ce que nous sommes aujourd’hui, rejetés par nous-mêmes sans que nous le sachions. Quelle imprécation !

Le constat sur l’insurrection de presque toutes les grandes villes d’Haïti ainsi que l’aire métropolitaine de Port-au-Prince par des   citoyens conscients, engagés pour dire non à la corruption institutionnalisée et systématisée, à la médiocratie comme principe absolu, à l’insécurité de toutes sortes, à l’impunité des contrevenants, au trafic illicite et surtout pour exiger sans condition le départ du Président de la République; se situe dans une logique de dédains stéréotypes des exigences populaires face au gouvernement en place, depuis l’aube, considérant le comportement des autorités. Si plus de trois millions de citoyens se sont révolté le 7 février 2019 de la situation abjecte dans laquelle ils vivent, sur une quantité de cinq cent quatre-vingt-dix mille neuf cent vingt-sept électeurs qui avaient voté et conduit Jovenel MOÏSE à la magistrature suprême de l’État, la différence fait du locataire du Palais national un Président impopulaire. Ce qui donne une très mauvaise note au devoir que rédigent les autorités haïtiennes pour être incapables, pendant plusde quatorze jours de pacifier le pays ; qu’en dira-t-on, *‘’LOCK’’ (verrouillé)* sous le contrôle d’une opposition sans vergogne.

Pour éclabousser les revendications de la   population acharnée on ne peut plus dans des manifestations en série, l’administration *MOÏSE/CÉANT* a joué toutes ses cartes jusqu’à hisser entre les responsables de l’État haïtien un pavillon de discussions inexistantes et mythologiques. Pour terrifier les mouvances populaires, toute une kyrielle de scènes macabres s’y introduisent :

1- Pendant que le peuple demande au Président de la République de tirer la révérence, les fous de ce dernier disent que le Premier Ministre CÉANT doit aussi partir. Les amis du Premier Ministre clament que le parlement doit aussi s’en aller. Les mordus du parlement exigent l’effondrement de la bourgeoisie haïtienne. Chacun défend son camp, chacun a une cause personnelle de la demande du départ de l’un et de l’autre.

2- Une adresse à la nation par le Président a été lancée de manière brutale, manipulée totalement par l’opposition qu’y cherche vainement le sens de ce discours. Ce qui a intensifié les dégâts.

3- Le Premier Ministre a augmenté neuf mesures sur les onze autres qu’il avait déjà prises dans le but de redresser son gouvernement. Dans son adresse à la population comme chef du gouvernement, le PM CÉANT n’a fait qu’induire le peuple en erreur en réduisant ses revendications en une simple question de manger et de boire.

4- Des étrangers lourdement armés ont débarqué dans l’intervalle à Haïti, à bord d’une voiture sans plaque, pourtant, appartenant à deux membres du gouvernement. Chaque camp en donne selon son intérêt, une interprétation. Pour le Président, il ne les reconnait pas. Le Premier Ministre déclare avoir été leur cible. L’ex-Sénateur Moïse JEAN-CHARLES, persiste qu’il s’agissait des mercenaires invités par l’administration *MOÏSE/* *CÉANT* pour venir  piller la Banque Centrale *(* *BRH : Banque de la République d'Haïti)* . Le  secteur démocratique  par l’organe d’un de ses portes paroles, signe et insiste que ces hommes blancs, ces *‘’Snipers’’* sont délégués pour intimider, tuer les membres de la population voulant divorcer d’avec le régime *‘’Tèt Kale’’* . Pourtant, seul le peuple, dans l’envie d’avoir un mieux-être, se trouve coincé, tué illégalement sous des balles des inconnus internationaux.

5- L’appréhension de ces hommes internationaux armés par la Police Nationale d’Haïti, relâchés illico par l’intervention de l’Ambassade des États-Unis à Haïti avec l’appui de hauts dignitaires de la Justice haïtienne.   Pendant que leur interprète haïtien fut tardivement élargi sous les pressions des membres de la population, de la presse locale et de certaines organisations des Droits de l’homme à Haïti.

6- Entretemps, la scène  *‘’Kakout pran bal’’*  gagne le tréfonds de la toile et fait belle figure au niveau de la sociologie et la communication politique haïtienne. Cette tentative communicationnelle entre dans le cadre du maquillage du réel haïtien dans la perspective de faire oublier les vraies raisons de vivre. C’est  l’imaginaire suprasensible de nos hommes de pouvoir jouant le ridicule sur l’esprit mal formé et adapté de l’être haïtien ; stratégie essentielle de la manipulation d’un peuple déjà illettré.

7- La  formation d’une nouvelle  commission  pour statuer sur la nouvelle méthodologie applicable au dialogue inter-haïtien par le chef de l’État haïtien en dépit de bien d’autres commissions du genre mis en place, mais sans résultat. Or, l’argent continue à y être gaspillé.

8- L’intervention dans certaines stations de radio des membres de l’opposition au nom de leurs intérêts, affaiblis par une question de la *‘’Politique du Visa’’* imposé par les États-Unis.

9- La question du carnaval vient de tout terminer pour le mois. Ce qui est amusant dans tout cela, c’est que l’État haïtien n’allait pas organiser le carnaval national pour cette année, disent-ils. Par ailleurs, il était prêt à subventionner toutes   les Mairies des communes de la République d’Haïti voulant organiser cette bamboche populaire. Quelle stratégie pour faire oublier ! Quelle manipulation populaire !

Que faut-il, de surcroît, avancer pour démontrer qu’à Haïti c’est toujours un dossier qui remplace ou qui révoque un autre dossier sans achever. Quoi de mieux à prouver ! Dans un mois, pour détourner la vision et les revendications du peuple, toute une  pléthore de décisions sont prises sans fondement, pourtant, lesquelles décisions arrivent à atteindre leurs cibles pour manque de connaissance et du sens d’analyse.

En effet, par notre sens d’observation, nous découvrons les éléments sur lesquels s’axe tout le système haïtien. D’abord, sur le *MENSONGE* , ensuite sur la *MANIPULATION* , enfin sur la *CRIMINALITÉ* . Nous pouvons le changer et nous devons le faire si nous voulons à jamais sauver la barque fragile de la République.Tout doit passer par l’ *ÉDUCATION* , la force de la *JUSTICE* et le *TRAVAIL* .

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

13/03/2019

 *Orlando Fl.*

lundi 11 février 2019

L'international - "Core group" ne peut se tenir, voire d'aider un pays comme Haïti : Le peuple haïtien doit s'en libérer

La destabilisation de la République d'Haïti depuis plus de 215 ans résulte d'un ensemble de manoeuvres nationales et internationales. Les plus intelligents, c'est à dire, les citoyens conscients et avisés, par la puissance de la logique, peuvent le comprendre jusqu'à s'y prononcer pour une sortie de crise analysée.

Par des situations nationales, retenons, la faiblesse de l'État à répondre à ses engagements au regard de la population, sa principale créatrice selon l'esprit de la Constitution amendée du 09 mai 2011. L'État haïtien, par son mode de fonctionnement, se déroute de sa vision et objectif régaliens où la corruption institutionalisée prime, crée un paradigme défavorisé à la société.

La politique haïtienne n'est fondée sur aucun principe scientifique et dépourvue d'essentielles théories de base de la pensée de la bonne Gouvernance. C'est à quoi se réfère l'opposition fainéante haïtienne, maladroite au point qu'elle se déséquilibre considérant l'ensemble de ces agissements. L'abandon de la société civile, l'incohérence de l'éducation nationale, dont, l'Université et le rejet des règles des saintes écritures par L'Église; entre autres, sont des indicateurs négatifs servant à nous désigner comme peuple.

L'international a sa plus grande part du gâteau de désorientation nationale. L'intervention étrangère à Haïti, par des forces multinationales sous le masque des dons de toutes sortes, le retablissement de la paix et de la sécurité maquillée; tout n'est qu'une forme d'ingérence internationale pour empêcher que l'espoir s'agrandisse dans notre société.

Depuis quelques temps, sous la désignation de l'appellation "Core group" les Organisations des Nations-Unies (ONU) s'amusent à intimer l'ordre à l'État haïtien pour agir au nom de certaines décisions qui ne peuvent qu'entraver la souveraineté nationale. Et par la puissance de ce groupe, le gouvernement haïtien est toujours vulnérable et sous le poids de son incompétence.

Ainsi, de 04 février 2019 à date, le pays est en proie à des mouvements populaires axés sur la demande inconditionnelle du départ du Président Jovenel MOÏSE, le renversement du système politique national et le divorce d'avec la cherté de la vie nationale. "Core group", dans une correspondence datée du 10 février 2019, numérotée CG/2019-02/04, fait appel au calme et exige au gouvernement haïtien d'établir l'ordre en s'assurant que les élections s'organisent en octobre 2019.

Cependant, cette même organisation, l'ONU dont né le "Core group", ne se prononce-t-elle pas sur la situation actuelle de la France? Que ne s'interesse-t-elle à la conjoncture sociopolitique du Brésil et celle du Canada? Pourquoi n'a-t-elle pas accepté le Président de Vénézuela, Nicolas Maduro comme élu légal et légitime pour plus d'un? Ce qu'il faut retenir, c'est que, l'international décourage des mouvements de protestation ne jouant pas en sa faveur, mais, encadre ceux qu'il juge siens pour sa perennité hégémonique et sa domination à tout jamais.

L'État haïtien comme institution républicaine, doit être régi par une loi organique pour avoir l'assurance de son bon fonctionnement du côté des normes de la Constitution en vigueure. L'opposition haïtienne doit s'institutionnaliser légalement afin qu'elle soit vivante pour le plein épanouïssement et le développement durable du pays.

Que les institutions étatiques haïtiennes se respectent.

Ainsi, disons-nous que "Core group" ne peut même se soutenir à cause de la divergence de ses membres constitués, voire d'aider un pays comme Haïti à se redresser en réalité. Le peuple haïtien doit s'en libérer et se développer par la conscience citoyenne et le devoir patriotique.

Delcarme BOLIVARD, Av MA

10/02/2019

mardi 15 janvier 2019

"Le gouvernement haïtien en place est plus fort que l'opposition de l'heure : Une approche épistémologique sur les faits d'actualités"

Dans dix (10) points, nous nous tâcherons de partager avec nos lecteurs (trices) avisés (es), nos préoccupations  sur la force maquillée du gouvernement en place et la faiblesse constatée de l'opposition actuelle.

1- Le choix diplomatique d'Haïti à l'OEA, le Jeudi 10 janvier 2019 : l'opposition n'en a pas profité;

2- La dépréciation de la gourde face au dollar américain : l'opposition n'en a pas profité;

3- Le ratio de la "gazoline" créé ou inventé par certains prétendus bourgeois haïtiens ayant investi pour l'établissement du gouvernement : l'opposition n'en a pas profité;

4- La faiblesse et la carence communicationnelle du gouvernement en place : l'opposition n'en a pas profité;

5- La paix colorée, la stabilité sociopolitique forgée par le gouvernement : l'opposition n'en a pas profité;

6- L'ingérence de toutes sortes de l'international à Haïti prouvée et acceptée par le gouvernement établi : l'opposition n'en a pas profité;

7- La déroute du système éducatif haïtien et la descente aux enfers de l'économie nationale sous les yeux d'argus de nos dirigeants : l'opposition n'en a pas profité;

8- L'instrumentalisation de la Police Nationale d'Haïti, de la Justice à des fins politiques sous les ordres des autorités étatiques haïtiennes : l'opposition n'en a pas profité;

9- La chute de la mission de L'Église fondée sur la morale et la prédication de la parole de Dieu, mise à part et contrôlée par un État déséquilibré : l'opposition n'en a pas profité;

10- Le massacre de "Lasalin", celui de "Site 2 Dye", "Delma", "Lafòsèt" au cours des dernières émeutes à Haïti : l'opposition n'en a pas profité.

Comme observateur scientifique, nous comprenons que le gouvernement haïtien est plus fort que l'opposition par la multiplication de ses erreurs. Par ailleurs, nous supposons que la faiblesse de l'opposition haïtienne dérive de la subjectivité avec laquelle elle mène la lutte. L'opposition en elle-même constitue une entrave au développement national, car, elle est impopulaire. Les membres qui s'y joingnent, pour la lutte incessante du pouvoir politique, se divisent et se battent; d'où la caractéristique fondamentale de leur faiblesse aliénée.

Le gouvernement haïtien en place, pour être ignorant de la réalité nationale, s'engage dans une lutte sans merci au détriment d'un peuple pationné et émotionnel ne comprenant rien dans le fonctionnement de la chose publique. Nos autorités étatiques semblent être beaucoup plus au service de l'international qu'à celui du peuple haïtien qui s'entretue et s'entredéchire pour eux.

En effet, par pure logique, l'opposition n'est point à Haïti pour ses mauvaises voies et décisions. Et le gouvernement haïtien est illégitime pour être contesté par une grande partie de la jeunesse consciente, mitigée de la voix des citoyens haïtiens engagés. Donc, à Haïti, pas d'opposition, pas de gouvernement, seule la voix du peuple est souveraine. 

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

15/01/2019

Crédit photo : db

jeudi 10 janvier 2019

Message à la nation haïtienne pour ses 215 ans d'indépendance

Haïti, à l'heure du réveil de la conscience citoyenne

 "Quand le désespoir d'un peuple arrive à son comble, oublié par son État auquel il s'attache, le mieux serait de ne pas l'empêcher de défendre ses droits par tous les moyens nécessaires."

Le combat pour le bien-être légitime du peuple haïtien débute avec l'idée de rejeter à tout jamais la puissance métropolitaine à travers la colonie de Saint-Domingue imposée comme un système de règles à appliquer au détriment d'une couche sociale n'étant pas considérée véritablement comme des Hommes. Comprenons la fragilité de cette colonie règlementée par le Code noir réunissant tout le contenu de l'esprit des oppresseurs, nous nous alignons inlassablement du côté des va-nu-pieds de l'époque qui croyaient qu'à partir d'une entente consciente de leurs sorts communs, ils pourront s'attaquer à l'autre sans ambages qui dresse des barricades pour empêcher que la vie luise aux délaissés.

C'est à Cap-Haïtien, le 18 novembre 1803 que les esclaves se réveillent de leur silence inhumain contre la réaction ultra-violente de grands maîtres de l'ère. Par-delà, sans rien craindre, ils s'en sont révolté; armes en bandoulière, ils ont réclamé et bénéficié Justice de leurs préjudices. À Vertières, les esclaves ont modifié le coup de l'histoire en y ajoutant une nouvelle page de gloire et de révélation d'un peuple forgé par le jaillissement du sang, l'insurrection générale et la bravoure inimaginable.

C'est aux Gonaïves, le 1er janvier 1804 que la nouvelle Nation haïtienne s'affiche sur le grand écran de l'international. C'est là que les nouveaux et anciens libres ont célébré et chanté la liberté, l'indépendance sous les ossements macabres des anciens maîtres. C'est, autrement pensé, le moment où Haïti conçoit l'exogèse inquiétante d'une nouvelle race de femmes et d'hommes libres destinés à prendre en main leur réalité consistant à travailler au bien-être de cette nouvelle patrie, à la protéger au profit des générations montantes et conscientes.

01 janvier 2019, 215 ans de lutte, de victoire fondée sur l'inacceptation des chaines aux mains et aux pieds et non plus au cerveau. C'est aussi l'occasion de se pencher sur ce que nous fûmes et ce que nous valons aujourd'hui. Il est certains que nous soyons libres en termes de marginalisation de l'autre, mais toujours esclaves de nous-mêmes et de ceux en qui quotidiennement nous plaçons notre confiance pour nous sauver la faim, la soif, pour nous sécuriser, nous donner Justice, nous faire faire ce que nous n'avons jamais imaginé ou espéré.

Qu'importe, les citoyens conséquents haïtiens d'ici et d'ailleurs, doivent savoir qu'aucune année ne peut changer ou apporter quelque chose de bon pour le pays. Qu'aucune année à travers l'histoire nationale et internationale ne peut conduire un peuple vers le changement, le développement durable et le progrès. Sinon que les citoyens acceptent de changer la structure de leurs pensées pour répondre aux exigences de la vie avec tout ce qu'elle renferme.

Ainsi, pour ce nouvel an, que s'unissent tous les haïtiens pour les causes communes de la nation. Qu'ils mettent de côté l'esprit d'égo leur retardant de se conscientiser au profit d'un pays qui marche à grands pas vers l'instabilité sociopolitique, les crises énonomiques et le mépris continuel de l'international. Que l'État et le gouvernement haïtien sachent qu'ils ont une lourde responsabilité à l'égard des citoyens qui les ont votés et nommés en acceptant de leur octroyer une partie de leurs droits afin de voir leurs intérêts se marient à ceux de la nation. Et que les autorités politiques et étatiques n'utilisent pas leurs privilèges pour voler et piller un pays déjà trop miséreux. Que ceux qui se reclament de l'opposition farouche ou radicale à Haïti, voient que le pays est indivisible, et que nul n'a le droit de travailler à sa destruction.

Enfin, qu'Haïti se réveille par la volonté de ses filles et fils pour une société où règnent la Justice, la Sécurité, le Travail, la bonne Gouvernance, la Dignité et le Respect de toutes sortes. Que pour cette nouvelle année, la corruption institutionalisée banisse dans le pays par la force de la Justice. Que la méritocratie remplace la médiocratie par la volonté de mieux servir le pays au nom d'un nouveau système éducatif national. Que l'anarchisme et le chaos cessent d'être chez nous au lucre d'une société pacifique et harmonieuse où les grandes femmes et les grands hommes acceptent de s'y investir et y investir comme cela se doit.

 Delcarme BOLIVARD, Av MA

01/01/2019.

mardi 18 décembre 2018

HAÏTI/PETROCARIBE : DILAPIDATION, REGRET, VENGEANCE. L’AFFRONT D’UN PEUPLE SANS MÉMOIRE ET LA JUSTICE BANCALE D’UNE NATION À GENOUX

Par : Delcarme BOLIVARD

Ricardo Seintefus, l’ancien représentant de l’Organisation des États Américains (OEA) à Haïti, dans l’hypothèse vérifiée de son ouvrage titré : ‘’L’échec de l’aide internationale à Haïti. Dilemmes et égarements’’, persiste et signe qu’il soit plus facile de détruire la société haïtienne par le support économique de l’international que de l’en développer. Ce postulat nous renvoie à deux (2) considérations :

L’international ne fait qu’accroître son économie en investissant faussement dans certaines réalisations du pays où la multiplication des Organisations Non Gouvernementales (ONG) installe invisiblement des ponts du retour de grands avantages aux investisseurs eux-mêmes. Tout cela par une politique d’échange économique non équilibrée fondée sur l’irrespect des normes de la coopération entre les États. Ce qui explique que l’aide internationale est toujours profitable à l’international.

Par l’aide présupposée ou supposée internationale à Haïti, dans un contexte d’ingérence sociopolitique, de nouveaux riches haïtiens s’affirment et s’affichent en marge de la loi, en agissant bon gré mal gré pour dévier la Justice constituant déjà une faiblesse par ses composantes et surtout, son parcours à travers l’histoire nationale. Et cette question fragilise le statut juridique de l’État haïtien à l’échelle internationale et hypothèque la souveraineté nationale en grande partie.

Cependant, une coopération directe ou indirecte entre Haïti et certains pays de l’international dans de très bonnes conditions, ne favorisera-t-elle pas un véritable essor au développement durable du pays ? Lequel questionnement nous invite à intensifier nos réflexions diplomatiques portées sur un rapport de ‘’Sud-Sud’’ selon que le progrès se fixera sur un dynamisme de développement durable relatif aux efforts bilatéraux. Ou un rapport de ‘’Nord-Sud’’ dans un contexte de poids sur la balance d’échange sociopolitique, économico-culturel. Ce qui amène à établir que le sens des coopérations entre les États doit être équilibré afin d’éviter toutes sortes de manipulation possible.

Haïti, dans un échange prévisible avec le Vénézuéla, porté sur un terme lointain, bénéficie d’un programme de développement durable baptisé : ‘’PetroCaribe’’ de (depuis) sous la présidence du feu René Garcia Préval en 2006 jusqu’à celle de ‘’de facto’’ mené par l’ex-sénateur de la République, Jocelerme PRIVERT en août 2016. Ce programme, fixé sous forme de vente de pétrole à un prix réduit, était remis à l'État haïtien par l'administration étatique du feu Chavez pour contribuer à la relance du développement national par la construction des écoles primaires, secondaires et universitaires, des ponts, des routes ; par l’aménagement du territoire, la restauration du système judiciaire, l’émergence du système agricole, l’établissement des réseaux électriques ; entre autres, sont les principaux axes auxquels le contenu de l’enveloppement dudit programme devrait être destiné. Et selon les derniers rapports de la Commission d’éthique et d’anti-corruption du Sénat de la République liés à ce plan de développent, rien de spécial n’est réalisé à Haïti, si non que la dilapidation massive du fonds ‘’PetroCaribe’’.
   
Dilapidation du fonds PetroCaribe

Un montant de 3.8 milliards de dollars américains (selon les rapports) est dilapidé dans le cadre du programme ‘’PetroCaribe’’ de 2006 à 2016. Aucune sphère politique nationale et aucun secteur de la société ne veulent entendre raison de s’identifier comme des indices ayant participé soit directement soit indirectement au gaspillage de ce fond. Aucun projet sérieux n’est réalisé, aucune construction importante devant relever et redresser l’image de la République à l’échelle internationale n’est effectuée. Au contraire, le fonds ‘’PetroCaribe’’ alloué à Haïti pour son développement durable est utilisé de manière incertaine par une couche sociale et a créé de nouveaux riches malhonnêtes au mépris d’un peuple vivant dans le malheur de la vie.

Dans notre première réflexion sur le rapport du fonds PetroCaribe soumis par la Commission d’éthique et d’anti-corruption du Sénat, menée par le Sénateur Évalière BEAUPLAN, nous avons envisagé les prémices des données, des analyses et commentaires de ladite commission et nous avons conclu que, quelle que soit la considération possible ou l’idéologie politique, l’objectif visé par le programme ‘’PetroCaribe’’ a été désaffecté, considérant l’état déplorable dans lequel vit le pays en plein XXIème siècle. La condition économique précaire du pays où sévissent la misère et le désespoir de la population haïtienne, mitigée des crises sociopolitiques, contribue en grande partie au phénomène migratoire tendant à dévaloriser nos compatriotes vécus difficilement sous certains pavillons internationaux.

Dans les deux (2) rapports de la Commission d’éthique et d’anti-corruption du Sénat de la République, celui de l’ancien Président du Grand corps, le Sénateur du département de l’Artibonite, Youri LATORTUE, du parti politique ‘’Ayiti An Aksyon’’ (AAA), a épinglé certains hauts fonctionnaires de l’État haïtien dans le cadre de la gestion du fonds ‘’PetroCaribe’’ allant de 2006 à 2016. Celui du Sénateur du Nord-Ouest, Évalière BEAUPLAN en a fait les mêmes constats, à un point tel, conseillait à l’Assemblée Nationale de s’y pencher afin de transmettre le dossier au pouvoir judiciaire pour une décision définitive. Pourtant, étouffé par des groupes opposants parlementaires d’horizon politique divers.

La commission spéciale chargée d’enquêter sur la gestion du fonds ‘’PetroCaribe’’ révèle que de fortes sommes ont été dilapidées par de hauts fonctionnaires de l’État, dont des Ministres, des directeurs généraux et autres. Tous ces hommes ayant été indexés par le dernier rapport, ont eu recours aux réseaux sociaux pour se dédouaner par tous les moyens possibles des accusations dudit rapport au lieu de permettre à la Justice de faire son travail.

Regret du fonds PetroCaribe (genèse)

Signée le 07 septembre 2005 avec 12 des 15 pays de la CARICOM, dont, les principaux membres originaux : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, le Belize, Cuba, la République Dominicaine, la Dominique, la Grenade, Guyana, la Jamaïque, Nicaragua, le Suriname, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent et les Grenadines ; l’alliance ‘’PetroCaribe’’ était un programme lancé par le Vénézuéla, axé sur la distribution de pétrole à certains pays de la Caraïbe à un prix préférentiel. Ce programme issu de l’alliance ‘’PetroCaribe’’ était destiné à contribuer au développement durable de certains pays caribéens par l’investissement dans des projets structurels et infrastructurels.

Deux pays, dont : la Barbade et Trinité-et-Tobago, n’ayant pas joui de ce programme par rapport à leur position diplomatique face au système politique d’aide internationale imposé par la présidence de Chavez d’alors. Et Haïti fut intégré l’alliance ‘’PetroCaribe’’ jusqu’après l’élection du Président René Garcia Préval en 2006.

Ayant constaté ce que réalise la République dominicaine, notre voisin le plus proche géographiquement parlant, avec le fonds ‘’PetroCaribe’’ en matière d’infrastructure routière, d’aménagement du territoire, de construction d’universités ; entre autres, soulève chez certains Haïtiens conséquents le sentiment de regret qui les pousse à se questionner sur la nécessité et l’importance de l’État haïtien face aux grands problèmes de la population.

Considérant l’ampleur de la situation chaotique déplorable dans laquelle évolue le pays, les citoyens se soulèvent en demandant des comptes à toutes celles et tous ceux ayant participé à la dilapidation du fonds ‘’PetroCaribe’’. La population estime qu’elle ne pourra pas  rembourser ce fonds du fait qu’elle n’en a pas joui et se soulève en grande pompe pour solliciter de la Justice haïtienne une intervention sérieuse afin de condamner les coupables et d’envoyer un signal clair pour empêcher qu’une situation pareille se reproduise dans le pays.

Plus d’un se questionne sur la nature du remboursement de ce fonds gaspillé par certains grands dignitaires et fonctionnaires de l’État. Les citoyennes et les citoyens haïtiens refusent de croire qu’ils vont en tout état de cause, restituer cette forte somme d’argent par leurs courages à Vénézuéla pendant les vingt cinq (25) ans à venir à un taux d’intérêt annuel de 1% après un délai de grâce de deux (2) ans sans qu’ils ne s’en soient pas servi véritablement. Ainsi, sur tous les réseaux sociaux, la question citoyenne de l’heure est ainsi formulée : ‘’Kot kòb PetwoKaribe a ? (Où est le fonds du PetroCaribe ?)

Selon les clauses du contrat ‘’PetroCaribe’’, ce programme devrait être utilisé pour des projets fructueux destinés à stimuler le développement socioéconomique du pays. Le fonds ‘’PetroCaribe’’ devrait aussi, entre autres, être un remboursé en nature avec des produits, dont : les céréales, le sucre, la banane, par Haïti, un pays dont le peuple souffre misérablement. Par ailleurs, perplexes, les citoyens d’ici et ceux de la diaspora comprenant mieux la situation, se questionnent sur le devenir du pays aux yeux de la corruption qui s’érige en maitre dans la société haïtienne.

 Vengeance populaire

Notre première considération sur la question de "vengeance populaire" nous revoie à deux hypothèses. Premièrement : Quand la Justice se tait dans la combine des corrompus, le peuple se doit donner justice par la force et la violence. Deuxièmement : Quand les élites trahissent, la société meurt (Albert Camus). Deux grandes réflexions qui nous portent à considérer logiquement et historiquement l’idée de violence imposée par le peuple haïtien dans ses démarches de Justice.

La violence a été et est toujours admise comme une arme redoutable utilisée par le peuple haïtien dans sa quête de libération, d’indépendance et surtout de Justice. Nous nous rappelons la violence imposée par les esclaves avant 1804, avec laquelle ils ont conquis la liberté et l’indépendance. Ainsi, dans la zone insulaire, Haïti s’identifie au nombre des pays où la violence s’installe tel qu’un mode de résolution des conflits populaires et des conflits entre l’État et le peuple. La violence à Haïti a été au cours des siècles, le modèle infaillible de recours consistant à résoudre les problèmes relatifs à la conservation ou à la prise du pouvoir politique et la voie par laquelle s’exprime le peuple dans le cadre des révendications.

Considérant les séries de violence qui ont eu lieu de manière systématique pendant la période des baïonnettes à Haïti (1804-1915), celles qui ont vu le jour après le départ pour l’exil du Président Jean-Claude Duvalier en 1986, et d’autres qui ont eu pour mission de bouleverser l’année 1990 marquée par le coup d’État sanglant conjugué entre la Communauté Internationale et certains membres des Forces Armées d’Haïti (FADH) du Président Jean-Bertrand Aristide ; le statut de la Violence reste pour le moment le symbolisme du peuple haïtien se livrant à la recherche du bien être collectif.

Nous soulignons à l’encre forte que la demande de reddition de compte du fonds ‘’PetroCaribe’’ dilapidé par certains grands dignitaires, fonctionnaires de l’État haïtien et ceux de la Communauté Internationale, est une source de violence qui pourra engendrer, d’une part une violence politique chez les gouvernés, et d’autre part, une crise sans précédente mâchonnée d’un réveil de conscience citoyenne. Les émeutes des six (6), sept (7) et huit (8) juillet 2018 à Haïti, notamment au niveau de Port-au-Prince, constituent une marque de violence de dernière heure chez un peuple qui réclame Justice de son sort. Delà, la population sans défense, cherche à s’identifier par la force de sa volonté de conduire les autorités vers le droit chemin du respect scrupuleux des droits de l’Homme. Et le mouvement ‘’PetroCaribeChalenge’’ déclenché par un groupe de jeunes citoyens conséquents haïtiens d’ici et d’ailleurs s’installe dans la logique du postulat d’une nouvelle forme de crise sociopolitique émaillée de violence de toutes sortes au cas où rien ne s’y fait. À cet effet, Robespierre, Avocat, Homme de loi, Homme politique, Révolutionnaire, dans ses réflexions politiques nous enseigne : ‘’Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.

Peuple sans mémoire

Il nous faut, dans cette partie de l’article, présenter un ensemble de faits et d’évènements négligés par le peuple haïtien dans le déroulement de son histoire. Ainsi, notons qu’à mesure un peuple oublie son passé, c’est à mesure qu’il risque de ne pas pouvoir s’identifier.

Victor Hugo, essayant de comprendre le rôle que joue l’histoire dans la vie d’un peuple s’interroge comme suit : ‘’Qu’est-ce qu’un fleuve sans source ? Qu’est-ce qu’un peuple sans son passé ?’’  Marcus Garvey d’enchérir : ‘’Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. La mémoire d’un peuple réside dans son histoire et dans son vécu quotidien. Il est tout à fait évident de reconnaitre la valeur d’un peuple par rapport à son adhésion existentielle historique. Or, quand il arrive à ne pas s’y accrocher, cela lui permettra de ne rien prendre au sérieux du présent et s’enlise à un avenir incertain. Delà, la théorie du souvenir conçue pour sauver l’espoir du peuple se dessine sur l’orgueil des citoyens conséquents.

Dans le cas du peuple haïtien, l’idée du mépris du passé est fortement perçue. Certains grands évènements historiques sont totalement méprisés et jetés dans la poubelle de l’oubli. Prenons quelques exemples :

L’assassinat de l’Empereur Jacques Ier (Jean-Jacques Dessalines) pour sa prise de position contre la corruption et des fraudes administratives dans les institutions étatiques. C’est ce qui a occasionné ou déclenché la lutte pour le pouvoir, la scission du pays, le vol, le gaspillage et l’ouverture d’une nouvelle classe dominante (la bourgeoisie) ;
L’acceptation de payer l’indemnité de l’indépendance par le président Jean-Pierre Boyer imposée par la France. Cette manœuvre de l’impérialisme dévalisa l’économie nationale qui fut déjà fragilisée par le coût de l’histoire ;
L’occupation américaine de juillet 1915 à décembre 1934 s'inscrivit dans une logique anti-développementale et introduisit dans les annales de l’histoire de la politique haïtienne une page d’ingérence internationale sans précédente ;
La prise de pouvoir et la chute des Duvalier sur la scène sociopolitique nationale émaillées d’un contexte ‘’infratricide’’ on ne plus terrible, sans penser aux effets des lois établies.
Le gaspillage du fonds de la rubrique ‘’Coopérative’’. Ce qui a engendré une rancune intense chez le peuple haïtien face aux dirigeants ;
La dévastation du pays par le passage du séisme du 12 janvier 2010. Ce cataclysme a donné pour effets, le gaspillage des fonds collectés pour la reconstruction d’Haïti par la CIRH ;
Le massacre de St-Jean Bosco à Port-au-Prince, celui de la Syrie aux Gonaïves, sans oublier le dernier en date, celui de La Saline de l’aire Métropolitaine de Port-au-Prince, où des dizaines de personnes ont été trouvées mortes et incendiées pour des causes politiques ;
La dilapidation du fonds ‘’PetroCaribe’’ par certains acteurs politiques nationaux internationaux, crime financier transnational que le pays n’a jamais connu depuis la tentative de la fondation de l’État haïtien.

Donc, une lecture à la loupe de bien d’autres scènes macabres dans l’histoire nationale sont à envisager pour mieux comprendre la dimension faillible de la mémoire du peuple haïtien. Et pour causes, le déterminisme politique enveloppe l’esprit de la population qui s’oublie ne voulant pas se mettre à l’abri contre la dynamique de corruption infligée par une classe de la société haïtienne comme une vérité absolue.


 La justice bancale à genoux 

Tant que la Justice d’un peuple est faible, tant qu’il se patauge dans la misère infernale par la puissance de la corruption des dirigeants. La faiblesse de la Justice haïtienne à se prononcer sur certains dossiers brulants de la vie nationale, provient du mode de gouvernabilité de la nation. À Haïti, la Justice et l'utilité se trouvent divisées, ce qui est contraire à la pensée de Rousseau.

Les principaux faits saillants qui ont mis à nu la Justice haïtienne durant les vingt dernières années se dévoilent tant par les observateurs nationaux que par ceux de l’international. Entre autres, notons que la Justice haïtienne n’a rien dit sur le dossier ‘’Coopérative’’ de Jean-Bertrand Aristide, rien n’est dit sur le débarquement des assaillants de 2004 à Haïti, rien n’est fait sur des accusations portées contre l’ex-premier Ministre Mme Duvivier PIERRE-LOUIS, rien n’est sorti du dossier de retour inattendu et la mort de l’ex-président de la République, Monsieur Jean-Claude DUVALIER, rien n’est sorti pour l’heure dans le cadre du dossier ‘’PetroCaribe’’, aucune poursuite effective relative à l’assassinat du prêtre Simoly JOSEPH n’est diligentée, rien n’est dit sur le massacre des habitants de ‘’La Saline, Cité de Dieu, Martissant, Grand Ravine, La Fossette, lors des derniers émeutes qui ont ravagé le pays. Aucune disposition judiciaire n’est prise contre les casseurs du six (6) et (7) juillet dernier, rien n’est dit sur la question des bandits lourdement armés entrainant l’insécurité sur tout le territoire national ; cependant, il est de principe de Droit que la justice exige que l’on répare le tort qu’on a fait (Jhonson SAMUEL).

Donc, nous comprenons que de par la faiblesse de la Justice haïtienne, le pays est totalement menacé. Personne ne respecte personne. Tout le monde est sur le qui-vive, et les grands intérêts nationaux échappent à la compréhension des citoyennes haïtiennes et citoyens haïtiens. Des autorités judiciaires appelant à faire respecter les lois, le font surtout au profit de leurs patrons du pouvoir exécutif, mais au préjudice de la nation, une façon pour consolider leurs postes nominatifs. Le principe qui veut que ‘’Le pouvoir arrête le pouvoir’’ s’inscrit sur du papier, alors que l’exécutif continue à avoir le contrôle du judiciaire pour empêcher que certains grands dossiers ne soient convenablement bien traités. Ainsi, la demande incessante de certains citoyens avisés sur le dossier ‘’PetroCaribe’’ avec pour formulation : ‘’Kot kòb PetwoKaribe a ?’’reste à désirer par nos dirigeants. Ce questionnement, par son embrassement d’une cause commune, peut-être étouffé au passage par les autorités compétentes en la matière vue l’impuissance de la Justice haïtienne.

Répétons avec ‘’Euripide’’ : ‘’Jamais, sans la justice, il n’y eut de bonheur véritable. C’est sur elle qu’il faut fonder son salut et ses espérances. Et il faut en tout état de cause savoir qu’où la justice décline, la société déchoit’’ (Emile de GIRANDIN).

18/12/2018

Delcarme BOLIVARD, Av.MA
Ecrivain

Crédit photo : Google, consulté le 14/12/2018 à 15 hs 22 

jeudi 6 décembre 2018

"Kredi atè plat" : Un refrain à effet de résonance perturbatrice de la raison citoyenne

La cohérence de la politique moderne requiert qu'on octroie le mérite avec réserves à un gouvernement qui recherche à régner l'ordre et la discipline au sein d'une société. Mais, les indices à utiliser pour y parvenir ne doivent pas porter à l'équivoque de la compréhension et de l'esprit critique des citoyens avisés ou éclairés. Donc, notre réaction sur le programme baptisé "Kredi atè plat" est d'une part fondée sur une vive ovation du gouvernement haïtien en place face à la cherté de la vie et la flambée du dollar américain par rapport à la gourde. Et d'autre part, nous tenons délibérément à mesurer les effets positifs et négatifs d'un tel programme dans la société haïtienne.

Donc, disons, courage au gouvernement Moïse/Céant pour la nouvelle initiative économique populaire portée sur le thème : "Kredi atè plat". Cette marque d'apaisement social vient à un moment où la colère juvénile et citoyenne consciente exige d'un côté le procès "PetroCaribe", et d'un autre côté, l'exiguité  de la classe politique échouée formant l'opposition farouche haïtienne prônant le départ inconditionnel du Président Jovenel MOÏSE.

Cependant, nous craignons que le programme "Kredi atè plat" n'ait aucun fondement puisque jusqu'à date, personne ne sait la provenance du fonds qui va l'alimenter comme cela se droit. Nous serons sidéré d’entendre toutefois que le montant disponible pour le "Kredi atè plat" ait été prélevé du budget rectificatif national 2017-2018. Ainsi, non seulement manquerait-il à nos honorables parlementaires la vertu d'être appelés à contrôler l'exécutif dans ses diverses démarches et entreprises, mais c'aurait été aussi un mépris flagrant à la Constitution en vigueur surtout en son article 40 disposant : " Obligation est faite à l'État de donner publicité par voie de presse parlée,  écrite et télévisée, en langue créole et française aux Lois, Arrêtés, Décrets, Accords internationaux, Traités, Conventions, à tout ce qui touche la vie nationale, exceptions faites pour les informations relevant de la sécurité nationale" (sic). Dans le cadre du programme "Kredi atè plat", le droit à l'information des citoyens, est-il bafoué ou respecté? Pourquoi continuer à payer les parlementaires s'ils sont dépourvus du sens de l'analyse et du contrôle des actes posés par l'exécutif?
 
Le programme "Kredi atè plat" est venu pour refroidir la tension populaire où le Président de la République, Jovenel MOÏSE, se trouve implanté dans un système politique désorganisé par une opposition ne voulant s'inscrire dans l'échiquier des affaires de l'État que par la transition et l'anarchisme. Par la non maîtrise de la Sociologie politique haïtienne, le Président actuel peut tout tenter pour calmer la fureur de certains membres de la population, mais ce sera vain. Car, le manque de connaissances de la gestion de l'État peut tout chambarder au profit de son égocentrisme.

Tout comme à l'assainissement de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, notamment, la zone du Palais National, à la suite des derniers événements qui ont entièrement bouleversé le pays; l'apaisement social "Kredi atè plat" n'est qu'un refrain à effet de résonance perturbatrice de la raison citoyenne. Pour ce mode de crédit, quelle méthodologie va-t-on utiliser au choix des bénéficiaires? Quelle étude de terrain a-t-on réalisé pour savoir les zones cibles? Et quelle en était la firme responsable? N'est-il pas l'occasion pour l'État haïtien de continuer à appliquer le Décret du 17 mai 1995, portant sur la libéralisation du taux usuraire?

Cependant, il serait mieux de renforcer la politique de la Banque Nationale de Crédit (BNC) en permettant à l'État d'offrir des crédits à beaucoup plus de citoyens par un taux vraiment accessible.  De permettre à la Banque de la République d'Haïti (BRH) de générer des fonds pour alimenter les caisses de la BNC pour favoriser dans de très bonnes conditions, la création des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Cela diminuerait au fil du temps, la pauvreté qui dévore la population, et empêcherait graduellement la migration forcée de nos concitoyennes et concitoyens vers les pays étrangers.

Soulignons que le "label" "Kredi atè plat" dans la sémantique et surtout dans la Sociologie linguistique haïtienne est mal choisi pour mener à bien un tel projet. De mauvaises connotations peuvent y être imaginées, dont : "Kredi atè plat" = "Kredi pou fini ak nou", "Kredi atè plat" (dans le commerce haïtien) "Vòlò bwote tout sa'n posede", "Kredi atè plat" (Dans le cadre de l'insécurité nationale) "Fout ou atè plat, ou pra'l konn kaw". Par ailleurs, cela peut-être aussi le cas de dire que le taux de ce crédit ne sera pas trop élevé.

Peu importe, dans la situation actuelle du pays, le gouvernement MOÏSE/CÉANT tente gauchement un acte, et vous l'opposition, que proposez-vous y?

02/12/2018

Delcarme BOLIVARD, Av.MA
Ecrivain

Crédit photo : google, consulté le 04/12/2018

mercredi 28 novembre 2018

Considérations sur la situation actuelle de la France et celle d'Haïti: Une approche fondée sur les principes de la Politique comparée et ceux de la Sociologie politique

L'augmentation du prix des produits pétroliers en France par le gouvernement en place a soulevé la colère de certains membres de la société civile se disant déjà hostiles à la dernière décision d'augmenter quelques taxes et de les prélever à la source conformément à la Loi de finances 2018-2019. Cette démarche, selon les autorités étatiques, entre dans une logique d'institutionnaliser toutes les grandes décisions devant engager la nation française. Pour protester contre cette idée semblant être illégitime aux yeux de la population française, est formé le groupe des "Gilets jaunes" dont la mission consiste à faire échec au gouvernement d'Edouard Philippe et s'éprendre du coup au locataire de Champs Elysées, Emmanuel Macron, qui, selon eux, s'intronise à la Magistrature suprême de l'État français rien que pour réduire la valeur du pays.

Les "Gilets jaunes" résultent des récentes initiatives du groupe des "Gilets verts", principaux protestataires de tout acte servant à contribuer au réchauffement climatique de la planète terrestre. Les "Gilets jaunes" s'irritent et enflamment une bonne partie de la France, notamment, Paris où ils souhaitent investir pour suspendre à leur agitation revendicative et populaire. Ils provoquent une situation terrifiante dont les conséquences sont à envisager. Et comme pour toujours, l'histoire du peuple français, en dépit de grandes infrastructures de cette société, est émaillée de forme de troubles tenues de manière imperceptible pour les autres grands États. Ce que certains pays, surtout ceux des Caraïbes, dit-on, ne peuvent conjuguer dans la stratégie de maintenir l'ordre et la paix dans leurs sociétés.

Nous devons nous rappeler quelques séries de scènes lugubres qui ont entièrement bouleversé la France depuis l'Antiquité jusqu'à la période dite moderne dans l'idée de propager les principes du Droit naturel alors qu'elle (La France) institutionnalisa et systématisa l'esclavage en Amérique latine par l'application des règles du Code noir. Retenons pour l'histoire sociopolitique et économico-culturelle française : L'affaire de Charles de Gaule, la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, la livraison involontaire de Jeanne d'Arc, la guerre de cent ans pour la papauté, l'obscurantisme imposé par le Roi Louis XIV, la prise de la Bastille, la Révolution de 1789, l'avènement des Droits de l'Homme centrique en faveur des pays dits civilisés, l'affaire de Maxime Brunerie contre le Président Jacques Chirac, les grèves de Renault, de Libération et du secteur minier, le mouvement des infirmières, le mouvement contre le contrat première embauche, les grèves contre la réforme française des retraites; entre autres, sont de significatifs événements qui ont conduit la France à ce qu'elle représente aujourd'hui aux yeux de l'Union Européenne et à ceux de l'humanité tout entière.

C'est vrai que la genèse de l'histoire de la France se confine dans une cognation accélérée sur le progrès et le développement, mais ne faut-il pas ignorer que toutes les luttes menées ou entreprises par les citoyens français trouvent leurs fondements et essences dans la révolution pour le bien-être collectif et le développement durable. Les conséquences de l'ensemble de ces mouvements, en dépit des révoltes sanglantes et meurtrières, permettent à la France d'être bien placée dans le concert des nations par sa force industrielle et son niveau technologique.

Pour Haïti, c'est autrement. Les clivages politiques ne laissent pas le temps au progrès et au développement de se fixer vers la société haïtienne victime des crises de toutes sortes et vulnérable face aux catastrophes naturelles. L'inconscience de certains citoyens dévalorise l'histoire nationale mal aiguisée sous les considérations néfastes de l'international. La lutte pour le pouvoir politique dans des climats de vive tension et brutalité ne cède au caprice de nos dirigeants l'espoir de tenir ferme notre élan historique ne s'écrivant que dans un passé lointain. La violence politique imposée par certaines autorités politiques nationales dans l'idée de consolider leurs pouvoirs, ne fait que plonger le pays dans le gouffre de la misère. Un système politique créé au détriment de toutes les sphères de la vie nationale, accouche une opposition délabrée avide de pouvoir et manipulatrice d'une population analphabète, illettrée et ignorante dans les affaires politiques. Tout cela s'intensifie continuellement à handicaper notre système économique et surtout celui éducatif.

De la guerre de l'indépendance nationale mal planifiée, en passant par la prolifération des partis politiques post-décès Jacques Ier, la faiblesse de l'État haïtien à répondre aux libertés publiques de la population, les techniques d'échec de l'occupation américaine mises en place par certains grands citoyens révoltés de l'époque, la chute incontrôlable des Duvalier en février 1986, l'institutionnalisation haineuse de la démocratie haïtienne avec la Constitution du 29 mars 1987, l'avènement incertain des principes des droits de l'Homme à Haïti, La prise de pouvoir par les armes au lucre de Leslie François St-Roc Manigat, l'invention de la théorie de la Libération théologique haïtienne initiée par Jean-Bertrand Aristide (première version), jusqu'à l'accession controversée à la première Magistrature suprême de l'État haïtien de René Garcia Préval, Joseph Michel Martelly et Jovenel Moïse; toutes les luttes opérées à Haïti n'ont qu'un objectif, celui de contribuer à l'instabilité sociopolitique du pays dans un contexte de soutenir ou de sauvegarder ses intérêts personnels. Delà, nous pouvons admettre que, mis à part certains effets positifs qu'occasionne la majorité des luttes populaires, dont, la liberté d'expression; les mouvements populaires haïtiens, mal orientés ou influencés, n'entrainent que le désordre social, signe visible du sous-développement du pays.

Le cas du mouvement "PetroCaribe" initié par certains grands citoyens haïtiens d'ici et d'ailleurs, montre clairement que la révolte à Haïti ces dernières années, n'est pas chose facile. Elle peut être désorientée au service d'un petit groupe malveillant, ou influencée par la force économique d'un autre petit groupe corrompu ayant un fort intérêt dépendamment du dossier à traiter. D'où, le marchandage de la conscience citoyenne au profit de la décadence étatique institutionnalisée.

Donc, à la lumière de notre démarche, nous disons haut et fort que la situation actuelle de la France ne s'identifie pas à celle d'Haïti. Si certains haïtiens se sont mis debout les six (6) et sept (7) juillet dernier contre la décision du gouvernement en place à vouloir augmenter les prix des produits pétroliers, d'autres ne l'ont pas fait. Au contraire, ces derniers clament que les premiers sont des voleurs et des anti-changements. Cependant, en France, les "Gilets jaunes" sont pris très au sérieux dans leurs revendications et pour effet, le gouvernement français est prêt à négocier avec eux au lieu de les fusillier. Le 17 octobre de l'an en cours, les "PetroChallengers" ont gagné les rues de toute la République d'Haïti pour demander la reddition de comptes sur le fonds "PetroCaribe" dilapidé, pour motifs non définis, ils ont été intimidés. Tandis que, les "Gilets jaunes" dans leur mouvement, sont bien sécurisés. De 18 novembre jusqu'au 21 novembre 2018 à Haïti, presque toutes les activités ont été paralysées sous l'appel de l'opposition farouche haïtienne pour demander le départ inconditionnel du Président Jovenel Moïse. Des barricades ont été dressées, des jets de bouteilles, des manifestants tués, des enlevés, des arrestations forcés, arbitraires et illégales, des citoyens morts, des manifestants et policiers blessés, brulés et morts. Par ailleurs, les "Gilets jaunes" très nombreux dans leurs besognes, mais, moins martyrisés, tabassés, arrêtés et tués. Ainsi, les agents de la force de l'ordre français ont tout mis en place pour que la paix soit régnée dans cette société.

On savait détruire à Haïti, et on continue à le faire. Cependant, c'est le pays qui en payera tôt ou tard les conséquences fâcheuses par son instabilité perpétuelle. En France, on savait lutter et on continue à le faire, et cela pour le développement de cette société.

Que dirions-nous de la finalité du mouvement pour un procès équitable sur le dossier de l'ère : "Kot kòb PetwoKaribe a?"

26/11/2018

Delcarme BOLIVARD, Av. MA
Écrivain

28/11/2018

lundi 19 novembre 2018

L'affaire de JEAN-CHARLES Moïse : Le symbolisme de la chute du régime "Tèt Kale " dans un contexte de l'inexistence de l'État par la force de la résistance orientée vers le mépris des principes républicains

La position du parti politique "Pitit Dessalines’’ prend de l'ampleur. Le Secrétaire général de ce parti, lors de la dernière manifestation anti-gouvernementale du 10 novembre 2018 dans le Nord d'Haïti, a posé un acte au déclin de ce mouvement consistant à hisser le drapeau rouge et noir à Vertières en signe de protestation à l'extrême. L'ordonnance de l'ancien conseiller de la présidence de René Garcia Préval défraie la chronique de l'heure et tente dans un élan considérable de freiner la course de la demande de reddition de comptes sur le fonds ‘’PetroCaribe’’ dilapidé par certains grands dignitaires et fonctionnaires respectivement de l'État haïtien et de l'international.

À ce propos, plusieurs considérations sont faites et chacune d’entre elles cherche à s'y positionner dépendamment de son idéologie politique. Si pour certains, le hissement du drapeau rouge et noir à Vertières sous l'ordre de l'ex-sénateur du Département du Nord, Jean-Charles Moïse, est un acte de grandeur d'âme, pour d'autres, ce geste n'est qu'une profanation à notre bicolore eu égard aux dispositifs de la Constitution du 29 mars 1987, amendée le 09 mai 2011. En réalité, considérant la dimension de cet acte, nous sommes convenu d'insinuer que les deux approches y relatives, ont tous deux à la fois, torts et raison; seule la nation en payera tôt ou tard les conséquences.

Nous arrivons à un carrefour où il faut placer sur mesure l'acte posé par l'ex-candidat à la présidence d'Haïti, Jean-Charles Moïse. Ainsi, est-il nécessaire d'appliquer le "principe de la causalité" et "la théorie de l’effet papillon", ce qui favorisera le sens de l'analyse et celui de l'esprit critique.

Première démarche:
Sur la nature du fait de hisser le drapeau rouge et noir :

L'ancien Maire de la Commune de Milot, Jean-Charles Moïse, au lendemain de l'accomplissement de son acte, a déclaré sur certaines stations de radio de la Capitale qu'il a pris du temps pour exécuter sa décision. Pour lui, c'est un acte calculé. En toute logique, nous pouvons en déduire que cette nouvelle page mise dans son histoire politique s'adresse à la fragilité d'un État incapable de satisfaire les besoins préliminaires de la population et la faiblesse d'un gouvernement indigne de son nom pour être inlassablement voué à l'international dans la moindre chose au service de la nation. C'est le symbolisme de la chute du régime "Tèt Kale" dans un contexte de l'inexistence de l'État par la force de la résistance orientée vers le mépris des principes républicains.

Deuxième démarche :
Sur les effets de l'acte posé par l'ex-candidat à la présidence, Jean-Charles Moïse :

Angle social :
En plein éveil de la conscience citoyenne sur le dossier ‘’PetroCaribe’’ sur tout le territoire national et au niveau de la diaspora, certains partis politiques, dont, "Pitit Dessalines", font écho. C'est l'occasion pour le Secrétaire général de ce parti de dénouer la pensée de la masse axée sur la misère et la décadence de l'État face à une classe soi-disant bourgeoise qui ne travaille qu'à son profit en bénéficiant tous les grands avantages et privilèges de presque toutes les institutions étatiques haïtiennes.

Selon le dernier rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), Haïti est placé en 168ème position des pays pauvres du monde et vient en dernier dans le classement des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Avec un système économique fondé sur l'assistanat des pays riches,  Haïti, comme État déséquilibré par la pratique continuelle de la corruption, attend regrettablement toutes formes de crise destinée à paralyser l'essence de la démocratie que prône le préambule de la Constitution en vigueur.

A cet effet, les fraudes administratives commises par les plus hauts acteurs politiques de l'État, enfoncent le pays au plus bas niveau du sous-développement. Et le dernier évènement en date démontre que la société haïtienne marche à reculons sous un gaspillage sans précédent; ‘’PetroCaribe’’. "Kot kòb PetwoKaribe a? En effet, socialement, l'acte de Jean-Charles Moïse traduit le sort du peuple haïtien délaissé par des autorités qu'il a choisies pour assurer son destin.

Angle historique :
Madame Odette Roy Fombrun, archéologue et écrivaine de son état, dans ses diverses approches sur le panorama du drapeau national, alimente ses réflexions sur l'effet que le symbole visible de la patrie n'a jamais été stable et flotté de manière significative au profit d'un petit groupe qui ne cherche qu'à exploiter les  richesses du pays. De rouge et noir, en passant par bleu, blanc et noir jusqu'au bleu et rouge, le drapeau national se hisse désemparement la vertu dont parlait Charles Louis de Secondat à travers son fameux ouvrages sociopolitique intitulé "De l'esprit des lois".

L'instabilité de couleur perçue dans l'histoire du drapeau haïtien échappe à certaines grandes idéologies politiques. Et ce dérangement précède tous postulats de fausses croyances sur l'avenir d'un peuple oublié par l'État auquel il appartient. Donc, L'affaire de Jean-Charles Moïse sur le hissement du drapeau rouge et noir à Vertières le Samedi 10 novembre 2018 a une portée historique. Interrogeons-nous y : Est-elle (l’affaire) admise par le parti politique "Pitit Dessalines" comme le retour du règne de l'empereur Jacques 1er? Ou, le retour de la monarchie du Roi Henri 1er? Ou, plus proche encore, le régime duvaliériste? De ces questions, nous pouvons déjà imaginer la lutte pour la paternité du retour de ce drapeau rouge et noir entre les partisans de l'ancien Maire de la commune de Milot, Jean-Charles Moïse, et ceux des Duvalier qui, eux aussi, voient dans ce geste leur recommencement inévitable au pouvoir politique national. A noter que cet acte est un élément du spiral de l’histoire d’Haïti.

Angle juridique:
Sur l'acte posé par l'ex-candidat à la présidence d'Haïti, Jean-Charles Moïse, la loi haïtienne s'est déjà prononcée à travers deux instruments juridiques :

1- La Constitution amendée en ses articles 2 et 3 disposant respectivement que les couleurs nationales sont le bleu et le rouge,  et l'emblème de la nation haïtienne est le drapeau bleu et rouge avec ses descriptions. Cette Constitution demande que les citoyens respectent les lois de la nation y compris l’emblème du pays (art. 52.1 CH.) Et, quiconque ne le fait pas, tombera sous les sanctions de la loi y relative. (art. 52.2 CH.)
2- La loi du 31 juillet 1929 sur la profanation des monuments historiques de la nation.

En toute logique, quelqu'un qui aurait profané le drapeau haïtien aurait dû, in extenso,  frapper par la loi du 31 juillet 1929 portée sur des sanctions à quiconque profanerait le symbole de la nation. A la lettre, cette loi devrait être appliquée à Jean-Charles Moïse. Cependant, qui prendra la chance de le faire dans un pays comme Haïti où le Droit de la politique prime sur la politique du Droit ? Quelle autorité osera en parler sérieusement, dans un pays comme Haïti, où chacun a son compte à rendre dans la gestion des choses de la nation ? Dans un pays comme Haïti, où de grands hommes et de femmes d'État sont accusés de corrompus et dilapidateurs du fonds PetroCaribe, qui du gouvernement abordera complètement ce sujet ? Quel pouvoir établi s’y engagera, dans un pays comme Haïti où, ceux qui sont appelés à faire respecter la Constitution la violent à leurs profits, la brandissent quand leurs droits et intérêts sont menacés, pourtant, la piétinent au détriment de la nation. Dans ce cas, Georg Wilhelm Friedrich Hegel pourrait nous inspirer sur la sagesse de Jésus Christ qui faisait disparaître aux yeux de la femme adultère toutes celles et tous ceux  la voulant condamner pour un acte délictueux qu'eux mêmes savaient commettre.

Angle politique :
En matière de révolution toutes stratégies sont bonnes, il suffit d'atteindre les résultats escomptés. Pour libérer la France de la monarchie absolue, le Roi Louis XIV finit sa vie sous la guillotine agitatrice des opposants de l'obscurantisme. Pour la réforme politique de l'Allemagne, Adolph Hitler a dû faire exterminer tous les juifs de cette contrée. Les Tutsis et les Hutus s'enflammèrent, s'entretuèrent et détruisirent une bonne partie Rwanda et du Congo Belge; rien que pour dire non aux traites inhumaines imposées par les blancs de l'époque. Dessalines ordonna le massacre des français pour l'indépendance nationale. Tout cela explique que le réveil de la conscience citoyenne peut tout chambarder pour redresser, voire changer un système politique.

Nicolas Machiavel, dans son livre de traité politique, le "Prince", admet pour vrai qu'en politique tous les moyens sont bons, il suffit d'en garantir et d'en bénéficier les conséquences. Il y croit que les hommes politiques sont autonomes dans le choix de leurs stratégies à utiliser pour mener à bien leurs mouvements. Et comme vérité absolue, c'est donc la fin qui justifie les moyens dans toutes les occasions et à tout instant.

L'affaire de Jean-Charles Moïse interpelle la logique politique. Elle précède toutes les formes de prédicats dans la catégorie des idées opposantes actuelles. Ce qui signifie qu'un dépassement de soi importe pour mieux aborder cette action avec un esprit beaucoup plus équilibré. Ainsi, demandons-nous pourquoi le Secrétaire général de "Pitit Dessalines" a fait hisser le drapeau rouge et noir à Vertières le samedi 10 novembre 2018 sur la place publique de Vertières dans le Nord d'Haïti? Pourquoi pas une autre couleur? Reconnaissons-nous que la guerre pour la couleur du drapeau pour certains, ne changent à rien. Néanmoins, avec cet acte, l'ordre des choses a changé et une autre page vient de s'écrire au bas de l'histoire politique nationale. La demande incessante d'une classe citoyenne consciente sur le dossier PetroCaribe (Kot kòb PetwoKaribe a?)  vient d'en subir un effet négatif.

Plusieurs jeux politiques de l'accomplissement de cet acte sont à étudier. D'accord, cet acte posé par Jean-Charles Moïse aux yeux des autorités étatiques, montre clairement que le gouvernement en place a failli à sa mission. En suite, cela fait montre aussi que la patrie haïtienne est sombrée dans son pseudo-existence, et par conséquent, l'État haïtien est tombé en dérision auprès des décideurs nationaux et internationaux. Nous comprenons  la dimension de cette affaire. Il s'agit d'un acte réfléchi dévisageant et déshabillant la Justice haïtienne déjà trop faible et corrompue depuis la fondation de l'État haïtien.

Par cet acte, nous voyons la chute de l'État haïtien partant avec les effets du procès tant rêvé sur le dossier ‘’PetroCaribe’’. Il est aussi important de s’interroger de la manière suivante : Jean-Charles Moïse, ne voulait-il pas voir le déroulement d'un tel procès comme celui de la consolidation réalisé sous la gouvernance du Président Antoine Simon? Ou, ne voulait-il pas y être, y compris ses pairs? L'instabilité sociopolitique, l'ingérence de l'international, la violence politique imposées par certains acteurs politiques, sont entre autres, des mécanismes consistant à fragiliser  un pays déjà trop rabougri pour répondre aux revendications primaires de la population martyre de l'inconscience de son sort et de son état.

En effet, nous pouvons, en dépit des diversions politiques, continuer à demander : ‘’Kot Kòb PetwoKaribe a ?’’ Aucun parti politique ne doit infiltrer le mouvement pour empêcher que les dilapidateurs répondent aux questions de la Justice. Et quelle que soit la barrière érigée contre un éventuel procès sur la gestion du fonds de PetroCaribe, les citoyens conscients de leurs rôles à jouer dans l’état actuel du pays, finiront par avoir gain de cause.

16 novembre 2018

Delcarme BOLIVARD, Av. MA

mardi 2 octobre 2018

A vos enfants qui grandiront et me liront un jour

A vos enfants qui grandiront vous parlerez du fonds PetroCaribe.
Direz-leur clairement qu'une génération consciente dont je faisais partie n'y restait pas bouche bée.
Direz-leur qu'une bonne partie de la population, pourtant, dans cette lutte ne s'engageait pas.
Certains pour avoir été des délaissés, des chrétiens de trépas.

Direz-leur qu'une bonne partie de la population, pourtant, dans cette lutte ne s'engageait pas.
Certains pour avoir été des délaissés, des chrétiens de trépas.
D'autres, pour avoir été volontairement sous le joug infini des impérialistes,
Croyant que la défense d'une cause patriotique est une imprécation esclavagiste.

Ces enfants mettront en cause notre système éducatif importé,
Le rejet de nos sens culturels méprisés au lucre éternel de la chevalité.
Débâcle énonomique, mépris de la vertu de forts hommes,
Conséquences de l'inacceptation de ses devoirs d'honnête homme.

Débâcle énonomique, mépris de la vertu de forts hommes,
Conséquences de l'inacceptation de ses devoirs d'honnête homme.
A cela, ils sauront qui de nous avait pillé le pays pour sa destruction,
Ou de nos rangs trahi les effets, au nom de la passivité, de la reddition.

A cela, ils sauront qui de nous avait pillé le pays pour sa destruction,
Ou de nos rangs trahi les effets, au nom de la passivité, de la reddition.
Vos enfants par l'histoire vous condamneront pour n'y avoir rien fait.
Paieront une dette dilapidée pour laquelle vous restiez sans effet.
Le mouvement anti-corruption à Haïti dont PetroCaribe est la toile de fond,
Est le dernier appelant le réveil de la conscience citoyenne de bon.

01/10/2018
db

Delcarme BOLIVARD, Av.MA

lundi 10 septembre 2018

#Petro_Lettre : À la championne de tennis, Naomi OSAKA qui me lira un jour.

Championne Naomi,

Je congratule ta victoire consacrée au championnat de tennis japonais " US Open", tournoi du Grand Chelem en simple  pour cette année 2018. Je partage cette fierté comme humain en guise de te réclamer d'être haïtienne de mon sang guerrier. Je ne te connaissais pas auparavant et non plus ton talent de joueuse de tennis n'a été trop communiqué ou vulgarisé à travers la presse nationale qui, aujourd'hui, te classe en leur sein. Quelle prétention!

Comme toutes autres brillantes stars à travers le monde, cependant, ton nom me parvient et surtout est félicité et apprécié jalousement par le Président de mon pays qui s'occupe de ta gloire pour adresser des lauriers à ta référence. Je suis conscient du fait que ce chef d'État, celui de la première "République Nègre" salue ton niveau et ton talent international pendant qu'il ignore et néglige à la fois le nombre de talents du pays qui croupissent dans la misère pour laquelle ils abandonnent Haïti et la quantité grandissante de jeunes haïtiens d'ici et d'ailleurs, avisés et réveillés de leur sommeil d'inconscience pour se protester contre la dilapidation des "fonds PetroCaribe".

Contrairement à toutes celles et tous ceux de ma race qui  t'ont saluée comme championne au lucre d'Haïti, Naomi OSAKA, je te dirai chapeau comme humain. Par dessus de tout, je réitère ma volonté, conjointement celle des autres compatriotes, de continuer à servir mon pays quoique destructeur d'HOMMES VALEUREUX ET CONSÉQUENTS.

Somme toute, Si quelqu'un de tes proches par hasard lira ces quelques lignes ou du moins t'y tomberas un jour, tu sauras que je ne m'éprends pas à toi, et qu'en fait, tu comprendras que de tout cœur j'apprécie énormément tous les talents et les arts de toute catégorie confondue.

10/09/2018

Delcarme Bolivard, Avocat MA, le Citoyen Conséquent.

Pj. #Kot #kòb #Petwokaribe #a #pase?

lundi 27 août 2018

J'écris et je crie: C'est...

C'est l'ignorance qui vous barricade l'esprit pour ne pas manifester contre l'oppression que vous subissez.

C'est l'analphabétisme qui vous exhorte de ne pas défendre vos Droits et intérêts.

C'est l'injustice qui crée chez les justiciables la non confiance à la Justice.

C'est la pauvreté à l'extrême qui vous conduit à apprécier inopinément vos ennemis.

C'est la résignation qui vous permet de rester "attaché" à la misère.

C'est l'incapacité d'identifier les vrais problèmes qui vous fait accepter n'importe quoi dans la vie.

C'est l'abandon de vos implications citoyennes qui vous plonge dans la bestialité des choses.

C'est l'Église qui vous crève les yeux pour ne pas vous reconnaître comme citoyen de ce monde.

C'est le manque de solidarité de la multitude qui fortifie le pouvoir éphémère de la minorité minable.

C'est l'incompétence qui vous oblige à dire oui à la place de non, à ne pas faire à la place de faire, à accepter à la place de ne pas accepter.

C'est votre entourage parfois qui vous empêche d'évoluer, vous faisant croire que vous êtes incapable.

C'est l'inconscience qui retire de vous le vif sentiment d'engouement et d'engagement aux choses sérieuses de votre pays.

De tout ce qui précède et ce n'étant pas y mentionné, soit par oubli, soit par non su; vous êtes appelé à vous connaître dans le bon choix des éléments vitaux et leurs conséquences dans votre vie. La défense de vos Droits et intérêts est avant tout, un impératif personnel et sacro-saint constituant votre pleine et entière LIBERTÉ.

Peu m'importe dans la vie que de savoir soutenir ce qui me revient de Droit et pour lequel je suis né. Ainsi, vous ne demandé-je pas de faire comme moi, mais d'être de ceux qui croient et défendent jusqu'au dernier soupir, leurs Droits et Intérêts citoyens, et surtout, patriotiques.

Par : Delcarme BOLIVARD, Avocat M.A

26/08/2018

samedi 11 août 2018

La révolte consciencieuse de certains jeunes artistes capois : un pas vers la défense des valeurs socioculturelles régionales contre l’hégémonie farouche des autorités locales subalternes de toutes sortes des pouvoirs centraux


La révolte consciencieuse de certains jeunes artistes capois contre la décision inélégante et raciste de la part des organisateurs de la prétendue " fèt Okap", du 12 au 15 août 2018, est fondée de façon socioculturelle. Cette décision tendant à écarter les valeureux jeunes talents musicaux capois de la fête patronale de la ville du Cap-Haïtien au profit de ceux de Port-au-Prince, fait montre chez les autorités locales d'un sentiment discriminatoire des produits de chez eux.
Si certains incapables de la zone présidentielle sont retenus pour participer au 348ème printemps de la cité Christophienne, d'autres verront venir leurs gloires éphémères sous la déception d'une couche artistique victime d'un manque de visibilité pour n'avoir aucun rempart de solidarité prompte au devoir significatif de l'art. Par la négligence du choix de quelques brillants jeunes artistes de toutes tendances confondues de la place, la promotion culturelle du nord ne s'étend que vers la capitale à la recherche des valeurs non mesurables à celles de nos prouesses artistiques capoises. C’est totalement contre l’éthique de l’art qui le condamne tout en demandant que les artistes d’une région, d’un milieu social soient applaudis et valorisés avant même que de tendre la main vers ceux d’ailleurs.
Le constat en est fait. Plus de groupes musicaux et artistes proviennent en grande majorité de la Capitale pour cette fête. Quelques uns de ces artistes sont forgés au mépris de grandes gloires musicales d’ici. Delà, le mouvement déclenché par les jeunes artistes du Cap ne s’axe pas sur l'idée de ne pas laisser évoluer d'autres stars dans la célébration de la fête de la première ville historique et touristique d'Haïti, mais c'en est une démarche vivante et un signal clair à envoyer contre la domination de Port-au-Prince sur toutes les villes provinciales d'Haïti. Il faut en finir. Ce début a un prix.
Comment un "Polky" à la place de "Ton Sifèno, Ton Brigo, Bolicha et autres?" Comment un "Panch" à la place de "Pèsekisyon, Tikòlèt, 2-kalòt et j'en passe ?" Ces derniers nous consolent dans nos amertumes et nous font rirent dans la grisaille, dans la solitude ; cela, quelquefois même sans moyens économiques pour se faire payer un taxi (Motocyclette).
Demandions-nous également si "Alix BET, Tchooco P., Master Lee, Schenaï Beat, Ricardo Beat, et autres", ne pourraient pas être de la partie. Et leurs micros qui s'ouvrent à recevoir certaines personnalités de l'appareil étatique, ne méritent pas d'être entendus et vus sous des prestations hors de pair au grand jour de la fête de la ville de Christophe qui les a vus naître et grandir?
Que dirions-nous encore pour parler de Jephté Saintermo, Jhenie Thimot, Maestro Mardou qui, par la force de leurs talents musicaux ont respectivement, Champion national en musique de la francophonie, Vice Championne au concours ‘’Golden Classical Music Awards’’, Maître à penser en musique contemporaine nationale. Ces jeunes artistes là, ne  pourraient-ils pas en toute quiétude d'esprit, représenter valablement la scène musicale de la région dans l'organisation de la fête patronale de Cap-Haïtien ? Hélas ! Ils ont beaucoup de capacités musicales mais dépourvus du sens de flatterie qui leur empêche d'être sélectionnés pour la fête. Mieux vaut cela que d'être vendu inopportunément.
De toute évidence, les jeunes artistes capois dont les talents se dénigrent par leurs propres représentants au niveau de l'État, particulièrement, du côté de ceux des collectivités territoriales, dont la Mairie de Cap-Haïtien ; ont tout le droit de se révolter et protester contre des abus qui ne cherchent qu'à flatter les intentions instinctives malfaisantes des avatars du pouvoir politique national.

Delcarme BOLIVARD, Avocat, MA.
10/08/2018

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